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Sur Thau, la traque aux pesticides est lancée.

Sur Thau, la traque aux pesticides est lancée. Alors que le Parlement adopte tout…

Sur Thau, la traque aux pesticides est lancée.


Alors que le Parlement adopte tout juste le « zéro phyto » dans les espaces verts communaux, sur Thau, le Programme Vert Demain entre en action.

Développé dans le cadre du programme Européen Natura 2000 de Thau, cette lutte contre les pesticides est portée par le Syndicat mixte du bassin de Thau, appuyé par le bureau d’étude Envilys.

Un nouveau pas vers la dépollution de la lagune de Thau.

L’eau sans phyto : une démarche volontariste et collective

Sur Thau plus qu’ailleurs le défi de l’eau est majeur. Support de l’économie locale, elle représente 30% de la surface totale du territoire. Et si on estime aujourd’hui qu’un gramme de produit phytosanitaire contamine jusqu’à l’équivalent de 3 piscines olympiques, le sujet devient une priorité. 

6 communes -Bouzigues, Balaruc-les-Bains, Marseillan, Sète, Mèze et Villeveyrac- se sont portées volontaires pour amorcer le projet et abandonner progressivement l’usage des produits phytosanitaires et engrais.

« Le véritable enjeu est de penser la démarche à grande échelle (bassin versant) pour un maximum de résultat » précise Yves Michel, président du Natura 2000 de Thau.

En effet, en s’engageant dans le programme Vert Demain, les communes ciblent un triple objectif : réduire l’apport des polluants à la lagune, préserver la biodiversité et diminuer la consommation d’eau.

Entériner les mauvaises pratiques

Après une première rencontre avec les élus et les services techniques, la phase de diagnostic va démarrer : matériel et produits utilisés, travail sur le terrain, jusqu’en juin, toutes les techniques d’entretien des espaces verts et voiries seront passées au crible. 

Un inventaire précis qui aboutira sur la définition d’objectifs à atteindre. Viendra ensuite la mise en œuvre d’un programme d’actions qui décrira des préconisations sur les nouvelles pratiques à adopter.

Plantes méditerranéennes, paillages organiques, plantes couvre-sol dessineront entre autres le visage des espaces verts de demain, à observer dès 2015.

La ville de Sète est déjà bien avancée sur le sujet. Depuis une dizaine d’années les services techniques sont mobilisés dans cette gestion raisonnée. Des efforts qui portent leurs fruits : « le coût de la consommation en eau pour l’arrosage des espaces verts a été réduit de moitié » note Jean-Claude Gros adjoint à l’environnement. 

Les particuliers aussi concernés

18%, c’est la contribution estimée des particuliers à l’utilisation d’herbicide sur le territoire de Thau.

Les services techniques ne sont pas les seuls impliqués dans le programme Vert Demain. Les particuliers sont aussi des acteurs directs pour préserver l’environnement et la santé de tous. C’est pourquoi une large campagne de sensibilisation sera  prochainement déployée. 

Dans les jardins par exemple, de nombreuses techniques méritent d’être développées : choisir des plantes locales, installer des récupérateurs d’eau et tolérer les mauvaises herbes font partie des nouveaux comportements à adopter.  

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