Hérault : trois experts des énergies renouvelables lancent Incidences

Hérault Tribune Pro Reportage

Le jeudi 10 mars, la presse était conviée à la présentation d’un nouvel acteur des énergies renouvelables, nommé Incidences.

David Augeix (à gauche), Séverine Pasquinet et Julien Garçon (à droite) ©Louise Brahiti

Spécialisée dans les projets sur-mesure, la nouvelle entreprise héraultaise s’appuie sur l’expérience de trois anciens collaborateurs d’EDF Renouvelables : David Augeix, Séverine Pasquinet et Julien Garçon.

Vous étiez collègues et aujourd’hui vous entreprenez ensemble, pourquoi avoir passé le pas ?

David Augeix : “Incidences est avant tout une histoire humaine, une histoire d’amis. Aucun de nous ne serait parti seul mais parce qu’on s’entend bien et qu’on a la même vision du métier, c’est devenu possible”.

Pourquoi baptiser votre entreprise Incidences ?

Séverine Pasquinet  : “En choisissant le nom Incidences, on a voulu évoquer les aspects technologiques et philosophiques. Incidences, c’est à la fois l’incidence du soleil sur le panneau photovoltaïque, celle du vent dans les pales de l’éolienne et celle des actions qu’on entreprend aujourd’hui pour préparer l’avenir.”

Quand est-ce que l’aventure a débuté ?

David Augeix : “On s’est réuni en début d’année et on a immatriculé l’entreprise le 9 février 2022.
Actuellement, on est à la recherche de locaux dans l’Hérault. Je ne peux pas encore vous dire où. Nous avons cependant des critères bien définis puisqu’il nous faut un environnement professionnel riche, une bonne accessibilité et des locaux qui pourront absorber la croissance de l’entreprise. Comme vous pouvez l’imaginer, le but n’est pas de rester à trois”.

En ce moment, le pays connaît de gros soucis de recrutement…

David Augeix : “Oui, on sait que le marché est tendu. Notre priorité est de trouver des chefs de projets et des cartographes. À moyens termes, on espère atteindre les 40 personnes. Pour garder une forme de flexibilité, on cherche des généralistes enthousiastes”.

Pourquoi ce besoin de flexibilité ?

David Augeix : “Chez Incidences, on ne néglige aucune technologie. Ombrières, toitures, centrales photovoltaïques au sol et parcs éoliens constitueront l’ensemble des moyens de production. Avec notre expérience, on est conscient que beaucoup de choses ont été faites en France en matière d’énergies renouvelables, mais que tout n’a pas été exploité”.

Séverine Pasquinet : “Avec Incidences, qu’il s’agisse d’intégration paysagère ou environnementale, de montage financier, de participation des citoyens, d’injection au réseau ou d’autoconsommation, une solution sera proposée”.

Comment comptez-vous vous distinguer de la concurrence ?

David Augeix : “Au cours de nos carrières respectives, nous avons constaté que les propriétaires fonciers et les collectivités étaient principalement à la recherche de projets sur-mesure. Avec Incidences, on leur propose de répondre à l’ensemble des besoins et marier toutes les technologies nécessaires. Contrairement à la plupart de nos concurrents, on s’intéresse tout particulièrement aux projets de taille réduite. Nous sommes en mesure de proposer des actions sur des projets qui font moins de dix hectares, des petits projets au sol. Il s’agit souvent des dossiers mis de côté”.

Séverine Pasquinet : “Volontairement, nous allons avoir une démarche très territoriale”.

Pourquoi miser sur ce type de projet ? Comment comptez-vous grandir avec cette approche ?

David Augeix : “Il y a plusieurs avantages avec les petits projets : on n’a pas besoin de gros raccordement, le niveau d’acceptabilité est plus important… Pour vous citer un exemple, on travaille actuellement avec les collectivités sur le sujet des délaissés de ZAC.
Pour ce qui est de la croissance, pour le moment, notre terrain de jeux est situé à 95 % en Occitanie. Après, on visera le reste de la France et l’Outre-mer. À nous trois, nous cumulons 50 ans d’expérience dans les énergies renouvelables. On va pouvoir mettre notre expertise au service des collectivités et des entreprises“.

Vous êtes déjà à la recherche de vos premiers projets ?

David Augeix : “Là, nous sommes dans la prise de contact avec des territoires et des donneurs d’ordre, ainsi qu’avec des gens qu’on peut qualifier de partenaires, afin d’étoffer notre portefeuille de projets. On a eu de très bons retours jusqu’à présent. Notre objectif est d’atteindre les 150 mégawatts sécurisés, c’est-à-dire en phase de développement, en un an. On espère une première pierre dès cette année.
Si tout fonctionne bien, notre ambition est d’arriver aux 1 000 mégawatts en dix ans. Une évolution qui nécessiterait l’arrivée d’une quarantaine de salariés”.

Comment allez-vous financer votre activité ?

Julien Garçon : “Nous allons fonctionner sur la base de financements participatifs, de crédits bancaires et faire appel à des partenaires pour financer les projets qui nous dépassent. On s’adaptera à la demande. Bien évidemment, avec une société naissante comme la nôtre, l’idée n’est pas d’attaquer les appels d’offres géants. Après, on ne s’interdit pas de répondre à un projet d’envergure. Ce qu’on ne veut pas, c’est se spécialiser, on veut rester flexible”.

D’après vous, quels sont les principaux enjeux en matière d’énergies renouvelables ?

David Augeix : “Le secteur de l’énergie est en pleine mutation, on parle de transition énergétique, de coûts, d’usages, de sensibilités territoriales… Ça ouvre des perspectives”.

Julien Garçon : “Il y a vraiment un besoin local de décentraliser la production et de faciliter l’autoconsommation. Ce sujet a évolué avec la modification de nos habitudes, notamment liées au télétravail. Aujourd’hui, les bureaux sont à moitié vides et les gens sont chez eux, il faut participer au changement”.

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