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AGDE - Cérémonie du 14 Juillet : une célébration autour des valeurs de la République

Le 14 juillet est depuis 1790, le jour de la Fête Nationale, celui où…

Le 14 juillet est depuis 1790, le jour de la Fête Nationale, celui où l’on commémore non pas seulement la prise de la Bastille, mais celui où l’on célèbre les valeurs fédératrices de notre République. Ce vendredi, étaient réunis autour du Maire d’Agde Gilles D’Ettore, une délégation d’élus aux premiers rangs desquels Sébastien Frey, Premier Adjoint et Conseiller Départemental et Jérôme Bonnafoux, Adjoint en charge de la Sécurité, les forces de sécurité de la Ville, les Sapeurs-Pompiers, ainsi que des membres du Conseil Municipal des Jeunes, les représentants d’associations patriotiques, les porte-drapeaux et un public nombreux.

Après les traditionnels dépôts de gerbes, place du 18 juin, le CMJ a pris la parole, en lisant un texte écrit par l’un de ses membres, Neyla. «La révolution a été une période difficile pour la France. Mais grâce à ceux qui se sont battus pour la Nation, aujourd’hui nous sommes libres de faire nos propres choix. Maintenant tous les citoyens Français sont égaux qu’ils soient riches ou pauvres. Même si aujourd’hui la Nation n’est pas parfaite, elle a beaucoup évolué et elle s’améliore chaque jour grâce à la volonté de tous. Vous, adultes, vous êtes l’exemple, c’est vôtre rôle de nous montrer le bon chemin pour la France de demain. Nous, les jeunes du CMJ, notre devoir est de représenter la jeunesse de la ville d’Agde. Donc, nous faisons de notre mieux pour être à la hauteur et faisons de notre mieux pour respecter la devise républicaine «Liberté, Egalité, Fraternité». Le Maire d’Agde Gilles D’Ettore s’est ensuite adressé à l’assemblée présente «La commémoration du 14 juillet, c’est celle de la République et à travers elle, c’est l’histoire de notre peuple devenu nation lors de la Révolution que nous célébrons.

Naturellement, l’histoire de notre pays n’a pas débuté le 14 juillet 1789, après la prise de la Bastille. Marc Bloch écrivait avec son style éclairant, dans «L’étrange défaite»,  «il y a deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du Sacre de Reims, ceux qui lisent sans  émotions le récit de  la fête de la Fédération».

Notre histoire est un tout. Elle a sa cohérence. Elle a donné à notre patrie la dimension d’une civilisation riche de valeurs universelles.

La France, c’est une construction intellectuelle, c’est une culture qui, nourrie par une mémoire commune, constitue le ciment de la Nation.

Il n’y a pas, en conséquence, d’acceptation du multiculturalisme en France sans renoncement à la République. Notre Constitution le dit en son article premier. La République est une et indivisible. Si les mots ont un sens, ceux-ci sont clairs. Ils expriment le refus du repli communautaire.

Il n’y a donc pas, comme cela a pu être dit maladroitement, de cultures au pluriel en France plutôt qu’une culture française. Il y a une manière de penser, de s’exprimer, d’argumenter, d’appréhender l’existence et le rapport à l’autre qui est singulièrement française. Si nous transigeons sur cette singularité, nous mettons le doigt dans un engrenage qui viendrait à défaire ce que nos aïeux se sont appliqués à construire tout au long de notre histoire.

La République, c’est aussi le suffrage universel. Chaque citoyen dispose de la même liberté de choisir celui qui aura vocation à le représenter. Cette liberté de choix doit être préservée contre ceux qui veulent la limiter, car elle est au cœur de notre pacte social.

La République, c’est enfin l’amour de la patrie, ce sentiment d’appartenance quelles que soient nos convictions philosophiques ou religieuses à une mémoire qui nous dépasse.

La France a une âme et c’est elle qui transcende chacun de nos actes pour les inscrire dans le temps long de l’histoire universelle.

Là aussi, il n’y a pas de République sans fierté d’être Français. Ainsi, il n’y a pas d’esprit républicain qui puisse se confondre avec l’esprit de repentance qui n’est bien souvent que l’expression de la haine qu’entretiennent certains à l’égard de leur propre pays.

Le Général de Gaulle aimait à souligner qu’il existe un pacte multiséculaire entre la France et la liberté dans le monde. Aussi, s’attaquer à la France, à ses fondements, à ses valeurs, à ses principes, c’est combattre la liberté de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes dans la dignité de chacun.

Alors, continuons à être Républicains, et n’oublions pas que la fraternité, troisième composante de notre devise nationale, est née du combat que nous menons ensemble pour la liberté».

Cette cérémonie de célébration du 14 juillet a pris fin avec la remise de nouveaux grades à une quinzaine de Sapeurs-Pompiers de la caserne d’Agde.

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