BESSAN - « Un médecin vous manque et tout est dépeuplé » (2 ème partie)

Dans le « Journal de la Tuque », du début d'année, le groupe des conseillers minoritaires…

Dans le « Journal de la Tuque », du début d'année, le groupe des conseillers minoritaires interpellait quant à l'urgence d'anticiper sur les effets d'une pénurie prévisible de médecins dans le village. Les lignes proposées à votre lecture dressaient le diagnostic d'une situation préoccupante car complexe et aux forts enjeux humains. Peu après notre intervention, les professionnels de santé du village étaient réunis en mairie pour échanger sur cette question.

Comme annoncé, après le diagnostic (objet du précédent article) vous sont exprimées à présent les premières propositions sur le traitement de ce phénomène globalement appelé « la désertification médicale ».

A priori, sur Bessan, le terme de « désertification » peut sembler inexact en raison de la proximité géographique de services d'urgences . Certes, (et pour utile rappel) des urgentistes se dévouent en Agde, à Béziers et sur Pézenas.

Pourtant, la probable et rapide carence de médecins généralistes est à redouter.

En effet, le service du généraliste consiste en une connaissance du patient et à une relation privilégiée avec lui. Or, la connaissance, la relation et le suivi ne se pratiquent pas en profondeur par le soin ponctuel dans l'urgence. Ceux-ci nécessitent une connaissance de terrain par le praticien  et l'expression d'une relation de confiance du patient. En outre, la présence de professionnels de santé sur le sol communal concourt à l'attractivité de la commune. L'enjeu demeure bien réel … mais les temps changent. 

A l'époque où les jeunes médecins préfèrent exercer en équipe et en ville, il devient plus difficile pour les villages ruraux et périurbains d'inciter à l'implantation de libéraux. C'est pourquoi, parmi les pistes explorées, des communes proposent des locaux, voire des logements.

Dans notre précédente contribution, nous relations le retour d'expérience de la ville de Sens qui s'est traduit par un partenariat entre le CCAS et « SOS Médecins ». L'idée est séduisante mais ne peut être trop généralisée car « SOS Médecins » consiste justement à intervenir … en urgence. Les temps requièrent donc de l'adaptabilité.

Les nouvelles technologies sont un recours possible. Ainsi, la télémédecine se révèle comme une pratique innovante mais sous observation, tout de même. La pratique de la consultation, de l'expertise, de la surveillance à distance présentent deux avantages : la facilité d'accès aux soins et la lutte contre la désertification médicale. En revanche (à dires d'experts) « la télémédecine nécessite un cadre » (en matière de financement et de réglementation) « pour rester une aide et ne pas devenir un outil de substitution ».

Dès lors, en parallèle aux retours expérimentés ici et là, c'est à l'échelle de terrain qu'il convient de porter des solutions locales et pérennes. Le groupe suggère une série d'actions complémentaires : la sensibilisation de jeunes diplômés et la prospection auprès de praticiens déjà aguerris et suffisamment (encore) jeunes pour s'implanter durablement par des mesures incitatives municipales. En cela, la prospection auprès de médecins urgentistes à l'orée de la maturité peut s'avérer potentiellement favorable. A suivre …

 

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