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Calandretas : Réponse à Monsieur Choquer.

Calandretas : Réponse à Monsieur Choquer à la suite de son article. Doit-on attribuer…

Calandretas : Réponse à Monsieur Choquer à la suite de son article.

Doit-on attribuer des subventions à des écoles privées ? Enseignant dans le Public (à la retraite), j’ai longtemps répondu Non ; Pourtant un constat s’impose : le Privé occupe parfois des secteurs où le Public est absent, et peut donc être utile.

Dans le cas présent, les Calandretas répondent à une demande : former des élèves trilingues, capables de parler
1/ une langue internationale,
2/ la langue de leur pays,
3/ la langue de leurs ancêtres  ; langue qu’ils contribuent à sauver.
Ce n’est, à mon avis, pas plus con que de se réunir pour pousser un ballon avec le pied.

Il fut le temps où l’Occitan était plus parlé que le Français, et ce, jusqu’à la cour d’Angleterre (Richard Coeur de Lion, fils d’Aliénor d’Aquitaine parlait occitan).
Il fut le temps de l’interdit, dont j’ai eu à souffrir enfant, et de la quasi disparition de ce patrimoine exceptionnel.
Il est venu le temps de sa résurrection grâce aux Calandretas. Vous ne pouvez pas imaginer le plaisir que j’ai à entendre un enfant de maternelle parler la langue de mon grand-père ; ce qui ne m’empêche pas d’essayer d’écrire correctement en Français.

Historien du Jeu de Balle au Tambourin, j’interviens dans les écoles, publiques et privées, pour parler de ce sport traditionnel que certains médias régionaux ont trop souvent tendance à oublier. Je puis vous assurer que les Calandretas dans lesquelles je suis allé sont pauvres. On n’y jette pas un bout de ficelle. Les élèves participent largement à la vie de leur école, et les parents sont souvent mis à contribution.  

On pratique dans ces écoles la méthode Freinet, comme dans de nombreuses classes du Public. Outre les 3 langues dont j’ai déjà parlé, on y apprend le programme décidé par l’Education Nationale. Ah, oui ! On y chante Aquelas montanhas et  Adiu paure carnaval, et on y danse la bufatièra et la dansa del gabèl ; Après tout, ce n’est, me semble-t-il, pas plus con que de se réunir pour danser le folklore américain.  

Michel Sabatéry

NB 1 : Je n’ai rien contre le foot-ball, quand on ne cherche pas à me l’imposer comme le seul sport. La subvention de 10 millions de francs (1 milliard de centimes), attribuée par le département, pour l’achat d’un joueur de foot, dans les années quatre-vingt, m’a laissé un goût amer. Cette année là, la Fédération Française de Jeu de Balle au Tambourin, eut à peine quelques milliers de francs pour organiser l’ensemble des compétitions, écoles de sport, stages, etc, intéressant une cinquantaine de clubs.

NB 2 : Je n’ai rien, non plus, contre le folklore américain, à la condition toutefois que les élus, qui ont à charge la distribution des subventions, ne privilégient pas ces associations au détriment de ceux qui veulent perpétuer les danses traditionnelles.
 

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