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Cap d'Agde - Envoyé Spécial a loupé son sujet .. par Dominique Anache

Le pauvre journaliste, malgré le temps passé sur notre cote de jour comme de…

Le pauvre journaliste, malgré le temps passé sur notre cote de jour comme de nuit avec son équipe ne pouvait présenter le résultat de son enquête en si peu de temps, tout y est, presque, mais pas tout.
En effet, comme dans tout, il y a deux grandes catégories de saisonniers : les professionnels et les amateurs. Et dans l’une comme dans l’autre, il y a les employeurs et les employés et entre tout ce monde il existe des structures légales avec des textes de lois et de règlementations.

Jérémie DRIEU ne pouvait, en si peu de temps, exposer les liens qui relient tout ce monde, d’autant plus qu’on ne fait pas grimper l’audimat avec du normal mais avec du scandale, alors il faut montrer du Zola, de l’Assommoir, du Hugo, des Ténardiers, des négriers, des esclaves, etc.

Avec les professionnels, il n’y a pas de gros problèmes, ils « savent », ils ont leur logement, certains mêmes sont propriétaires, beaucoup sont des locaux, beaucoup n’ont que cette activité. On rencontre les problèmes chez les employeurs amateurs, ceux qui sont en cours d’enregistrement au registre du commerce, ceux qui sont insaisissables, ceux qui viennent piller tout ce qui peut l’être : propriétaires, fournisseurs, personnels et clients ; Ces pirates n’ont aucun état d’âme.
De même, les employés amateurs sont prêts à tout : ils se moquent du droit du travail, des règlementations, ils confondent présence dans l’entreprise et travail, loisirs et travail, repos et fête, ils présument de leurs capacités physiques et finissent mal la saison, quand ils la finissent comme cette petite qui n’hésite pas à rompre cinq fois des CDD en un mois et demi !

Les propriétaires immobiliers n’ont pas été cités, mais le prix du m² a tellement augmenté que les loyers ont suivi : quand une « case » pour deux personnes peut se louer 600€ la semaine à des touristes, pourquoi la louer 600€ le mois à trois saisonniers satisfaits de vivre dans un désordre sale ? Le problème du logement est connu de tous, pourquoi les saisonniers ne cherchent-ils pas d’abord un logement et, à partir de cette base, un emploi ?

La Maison du Travail Saisonnier (MTS) est, depuis six ans , une création de la Conférence Régionale du Travail en collaboration avec notre communauté d’agglo, elle-même bien soutenue par notre municipalité, et doit œuvrer tant pour le tourisme que pour l’agriculture, de Pézenas à Agde en passant par Montagnac etc. Pratiquement tous les partenaires du monde du travail y participent et leur soucis premier a tours été les conditions de travail, qu’ils fassent partie de la direction du travail, des services médicaux, des salariés ou des employeurs comme moi (MEDEF), et en premier vient le problème du logement. Il y a presque 5.500 saisonniers, quel parc faut-il ?
Quel type de logement, appartement en colocation ou individuel (plus cher) ? Logements groupés ou dispersés ? Comment faire cohabiter ceux qui travaillent le jour, la nuit tard ou la nuit tôt ? Qui paye le logement ? Si c’est l’employeur, c’est un avantage en nature et les cotisations sociales sont à payer sur le logement ! Si c’est le salarié, quelles sont les garanties de paiement du loyer et des dégradations, hélas, coutumières ? Que deviennent ces logements vacants hors saison ?
Vient en second le règlement des conflits entre employés et employeurs et les renseignements.
J’ai justement rencontré le journaliste alors que j’aidais un salarié qui, entre autres, craignait de ne pas se faire payer, qui a finalement constaté qu’il avait touché 2€ de plus au total, et qu’il devait obtenir satisfaction pour le reste. J’ai aidé aussi des employeurs qui se trouvent « agressés » par des salariés bien que respectant tous les termes du contrat de travail et de la réglementation sur le travail. Nous menons aussi avec les syndicats de salariés des espèces de médiations afin d’apaiser les relations conflictuelles ou de les rompre dans le calme pour permettre au travail saisonnier de s’effectuer correctement et que les touristes soient satisfaits.

Enfin, je recommanderai à la brave marchande de beignets de faire attention au respect de l’hygiène alimentaire : la chaîne du froid, le plateau qui tombe au sol puis qui souille le plan de travail, le colportage sur la plage etc., pourtant c’est un personnage bien sympathique qui établit une excellente relation sur la plage.

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