Danielle Jacqui, une vision colossale de la céramique d’art

Pour quelque temps encore en résidence d’artiste au marché de gros d’Aubagne, la céramiste…

Pour quelque temps encore en résidence d’artiste au marché de gros d’Aubagne, la céramiste Danielle Jacqui y développe patiemment, depuis huit ans déjà, un projet en céramique intitulé “Le Colossal d’art brut”. A l’origine destiné à habiller la façade de la gare d’Aubagne puis celle de la gare de tramway de l’îlot des Marronniers, il devait devenir un bâtiment à part entière, sur la Colline aux Oiseaux. La destinée de son œuvre reste en suspens, au gré des changements de municipalités. Quasiment achevé, le projet pourrait à juste titre attirer l’attention d’autres villes, plus ouvertes à l’art brut.

> Texte extrait de l’article publié dans l’HJE du 11 septembre 2014, accompagné d’un portfolio d’œuvres de Danielle Jacqui et d’une visite de sa maison, si originale.

Figure internationale de la céramique d’art brut, créatrice du Festival international d’art singulier d’Aubagne et mémoire de ce mouvement, Danielle Jacqui se désole que son projet, quasiment achevé au prix d’intenses efforts, reste en déshérence, dans la résidence d’artiste qui a été mise à sa disposition par la ville d’Aubagne. Elle dit vouloir aller jusqu’au bout de son rêve, « quitte à y laisser la vie ». Le projet du Colossal d’art brut – ORGANuGAMME est né lors d’une hallucination qu’elle a eue suite à une intervention chirurgicale. Elle s’est vue traversant une rivière (le Styx ?), couchée, entourée d’un côté par une paroi rocheuse et de l’autre par des sculptures d’art brut qui s’avançaient vers elle. De là allait naître un projet digne du Palais du Facteur Cheval. Dans l’atelier de Danielle Jacqui, des milliers de colonnes, d’ornements d’escaliers, de marches et contre-marches, de jardinières, de personnages et même de cache-boulons multicolores dorment donc en pièces détachées dans des cartons ou à même le sol, en attendant d’être un jour assemblés, pour former un bâtiment cohérent, ouvert à la population.

L’univers foisonnant de Danielle Jacqui ne manque pas d’intriguer. Elle qui aurait aimé être écrivain et qui a été brocanteuse durant plusieurs années avant de devenir peintre sous le nom de « Celle-qui-peint », s’est un jour passionnée pour la céramique, qu’elle a apprise en auto-didacte en 2006. « Par le biais de l’art, je me suis libérée de mes conflits intérieurs, nés de mon enfance douloureuse », indique-t-elle. En attendant l’hypothétique érection de son œuvre monumentale, son cocon est sa maison, dont elle a ouvert les portes à la rédaction de l’HJE.

Virginie MOREAU

> Pour suivre l’aventure du « Colossal d’art brut » de Danielle Jacqui, consultez son blog : http://www.organugamme.org

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