Ecopôle de la Vallasse, hypocrisie à tous les étages.

Ce projet est dangereux par l’absence de maîtrise d’ouvrage publique. C’était déjà le cas…

Ce projet est dangereux par l’absence de maîtrise d’ouvrage publique.

C’était déjà le cas en 2007, quand la petite SARL «Villers services » portait le projet pour le compte de

Sita sud (groupe SUEZ). Les réserves de l’époque sont toujours d’actualité :

Quels choix de maitrise des coûts du traitement, auront demain les collectivités locales qui ont la compétence « collecte et traitement des déchets ménagers et assimilés » lorsqu’elles lanceront des marchés publiques pour faire respecter les règles de mise en concurrence des entreprises, s’il n’y a que deux exploitants sur leur territoire, en situation de monopole ?

Quelle crédibilité accorder à la SAS – Valorsys chargée du traitement des non fermentescibles (97 000 T/an), avec pour seul capital 50 000 € et un chiffre d’affaire non connu.

Quelle crédibilité accorder à la SARL – Biométhanisation chargée du traitement des fermentescibles (94 000 T/an), avec pour seul capital 5 000 €, un chiffre d’affaire nul en 2008 et zéro effectif de personnel ?

Si ces deux sociétés n’ont pas la capacité de réaliser le projet, cela laisse entendre, soit que le projet d’écopôle est fictif, soit qu’il est piloté en amont par une multinationale de l’environnement.

Pourquoi une nouvelle version du projet de 2007 ? Alors que celui-ci a été massivement refusé depuis deux ans par la population et depuis peu par la quasi-totalité des collectivités locales ?

Est-ce qu’il ne s’agirait pas de gagner du temps, pour permettre une hypothétique mise au point technique et économique du procédé de « torche à plasma » pour la gazéification des déchets non dangereux à une échelle industrielle ?

Pourquoi la CAHM vote une motion contre le projet d’exploitation d’un pôle multifilière de valorisation, de traitement des déchets ménagers et de stockage des ultimes à Fabrègues et dit soutenir, la bas, un projet de torche à plasma avec gazéification, qui aurait l’aval des défenseurs de l’environnement.

N’est-ce pas une manœuvre pour l’imposer ici et faire croire qu’un tel projet aurait l’aval des écologistes, voir du ministre Jean-Louis Borloo ?

Cette idée de gagner du temps est corroborée par l’avis de l’ADEME :

« L’application de la torche à plasma pour la gazéification des déchets non dangereux est actuellement en cours de développement, sans que le retour d’expérience ne permette à ce jour de vérifier que cette technologie tienne ses promesses, tant sur le bilan énergétique que sur les aspects environnementaux. L’analyse économique n’est pas possible à ce stade, faute de précisions sur les coûts d’investissement et de fonctionnement ».

La seule technique qui soit opérationnelle industriellement, c’est le procédé de vitrification des cendres issues des résidus d’épuration des fumées d’incinération des ordures ménagères (réfiom) et des mâchefers pour des tonnages de quelques milliers de tonne/an.

En l’état actuel de la technologie, la torche à plasma n’intervient qu’en bout de chaîne du traitement par incinération classique.

Est-ce que, derrière le vocable TORCHE A PLASMA ne se dissimule pas la création d’une usine de traitement par incinération à Saint Thibéry, capable de traiter 190 000 T/an, la torche à plasma se limitant à traiter les réfiom ?

Il est grand temps, que les « décideurs » jouent la transparence, avec des dés non pipés, qu’ils viennent exposer les vrais projets et qu’ils répondent aux vraies interrogations de la population.

Nous sommes légitimement inquiet des propos tenus par le député-maire Gilles D’ETTORE, véritable apprenti sorcier « qui est prêt à essuyer les plâtres avec ce procédé novateur … » alors que personne maitrise cette technique.

Venez nombreux faire vos remarques sur les registres d’enquêtes publiques à Montblanc ou à Bessan au plus tard le 27 novembre.

André GIRON , secrétaire de la section d’Agde du PCF.

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