Gilles D'ettore député fantôme - Un passif sans manque d'actifs !

La tristement célèbre Loi HADOPI  et son rejet dans un hémicycle quasi désert avec…

La tristement célèbre Loi HADOPI  et son rejet dans un hémicycle quasi désert avec seulement 38 députés présents, aura eu un avantage : Attirer l’attention des français sur l’absentéisme et le peu de travail réellement fourni par certains de nos élus nationaux.

Le site internet , LESINFOS.COM vient de faire paraitre une intéressante étude ou plutôt une sorte de HIT-PARADE des députés selon leur activité.

Vous pouvez télécharger le classement

Pour Gilles D’ETTORE , qui n’en est plus à un « pôle d’excellence » prés c’était le moyen de faire montre de sa capacité de travail au service de ses électeurs.
Il  figure dans ce classement du travail des députés Français à une place qui ne lui permettra de briller au firmament des étoiles parisiennes que pour la faiblesse de sa participation !

Au palmarès du moins actif  des députés il n’est pas loin du bonnet d’âne : 59 ° sur 577  !   Avec 3 interventions en deux ans notre député ne passera pas pour  le barde Assurancetourix de l’Assemblée Nationale.
Autant taire ce bel exemple aux agents administratifs communaux afin qu’il ne puisse servir de  référence.

Roger Karoutchi, ministre des relations avec le Parlement, s’est offusqué de cette désertion républicaine, estimant qu’il y avait probablement environ 150 députés qui travaillent sérieusement, 250 qui passent régulièrement et 150 députés qui ne sont presque jamais là.

Appuyé sur la base des données officielles recensées par le site de l’Assemblée nationale, le site internet a comptabilisé  le nombre d’interventions en séance publique et le nombre d’interventions en commissions (ce travail préparatoire obscur que les députés mettent en avant pour expliquer que la séance publique ne représente pas tout le travail législatif).

L’addition des deux, de juillet 2007 au 15 avril 2009, est naturellement un indicateur d’activisme des parlementaires.
Ceux qui cumulent le plus d’interventions sont, assez logiquement, les députés les plus actifs. Ceux qui affichent le moins d’interventions sont soit très silencieux, soit très absents.

Des fantômes. C’est par ce terme que LESINFOS.COM désigne les 142 députés qui sont intervenus moins de 10 fois en séance ou en commission depuis juin 2007, soit plus de 21 mois.

Il s’agit donc bien de classer les députés sur leur activité réelle au sein de l’Assemblée Nationale, et non pas sur leur présence au sein de l’Hémicycle.

L’occasion donc pour nous d’examiner à quelle place se situe Gilles d’Ettore, heureux député de la 7éme circonscription de l’Hérault, ainsi que celle de ses six collègues de l’Hérault.

A tout seigneur tout honneur, le plus mal classé est : André Vézinhet (3 interventions), président entre autre du Conseil Général, qui apparaît en 51éme place sur 577.
Mais que l’on se rassure Gilles d’Ettore (3 interventions), Maire d’Agde (également entre autre), le talonne de prés en se classant 59éme.
Kléber Mesquida (6 interventions), vice président du Conseil Général de l’Hérault, clôt la liste des mauvais élèves régionaux en se classant 95éme.

Du côté des bons élèves, en revanche, on retrouve le député-maire de Lodève, Robert Lecou, classé 465éme avec 53 interventions, ou encore Jacques Domergue, député de la 1ere circonscription de l’Hérault, classé 457éme avec 52 interventions à son actif.
Jean Pierre Grand (3éme circonscription) et Elie Aboud (6éme circonscription) se placent respectivement en 209éme et 199éme place.

Rappelons que l’indemnité parlementaire est de 7 008,65 €  brut par mois   sans compter les multiples aides énumérées sur le site de l’Assemblée Nationale et de la possibilité d’une enveloppe de 9021 €  mensuel affecté à la rémunération de ses collaborateurs parlementaires. 

Voir
 http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/indemnite.asp#indemn

Nous passerons sous silence  les autres indemnités de maires ( 4094,10 €  possible pour une ville de la taille d’Agde ) , conseiller généraux ou présidents d’agglomérations qui viennent conforter les indemnités parlementaires de ces élus .
La dernière doctrine enseignée n’est pas nouvelle pour les élus de tous bords, ils en connaissaient déjà un rayon sur le «  Cumuler plus pour gagner  plus »  la seule différence, mais de taille, c’est que nous sommes au travers de nos impôts les employeurs-payeurs de nos élus mais que c’est eux qui décident de la durée de leur temps de travail !
Rappelons qu’il existe un plafond des indemnités de l’ordre de 8165,42 euros brut par mois.
Ces indemnités ne sont pas perdues pour tout le monde !  
Car à défaut de les cumuler les élus ont la possibilité de faire bénéficier  de cette enveloppe aux adjoints et conseillers municipaux ou communautaires qu’ils dirigent !
Un texte légifère en ce sens, sans se soucier du bien fondé de ce bonus accordé aux élus de son « obédience ».
Ainsi l’élection d’un nouveau cumulard devient un  système presque pervers d’utiliser les restes tout en satisfaisant le plus nombre de ses aides de camps !

Prenons deux exemples :

André Vézinet :
Député de la 2éme circonscription de l’Hérault
Président du Conseil Général
Conseiller du District urbain de Montpellier
Président d’Hérault Transport
Président d’Hérault Aménagement (SADH)
Président de l ‘Association supra-nationale Arc Latin
Administrateur de la Fédération Nationale du SEM

Gilles d’Ettore
Député de la 7éme circonscription de l’Hérault
Maire d’Agde
Président de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée
Président de l’ Hôpital du bassin de Thau

La liste des différentes fonctions exercées par ces deux élus donnera peut-être une explication à leur manque d’ardeur évident pour les travaux de l’Assemblée Nationale. Même si cela n’explique pas tout. En revanche, le cumul des mandats nous permet de voir que, malheureusement, on n’est pas souvent bons partout. On peut être un excellent maire et un mauvais député, ou l’inverse, ou les deux, ou mauvais sur l’ensemble.

Plus raisonnablement, il est bien difficile de consacrer autant d’énergie à une tâche qu’à une autre sans que la fonction de maire soit dépitée ou que celle de député soit interri-maire !

Alors on nous parle ici et là de sanctionner financièrement les élus trop souvent absents. Dans l’absolu, l’idée n’est pas mauvaise, mais inapplicable dans le cadre de ce classement, car l’on parle bien ici, des députés qui travaillent peu et non pas de ceux qui sont absents. Et malheureusement, contre le cancre du fond de la classe, celui qui passe sa journée à rêvasser ou à penser à autre chose, mais qui est toujours présent à l’heure de la sonnerie, le brave instituteur ne peut rien (sauf l’aider, mais les députés n’ont pas d’instituteur dévoué à disposition).
Au plus faire cette remarque, « c’est sûr qu’il ne fait pas grand-chose, mais au moins il vient ! ».

Cet exemple est largement transposable pour d’autres fonctions électives.
Prenons le cas des conseillers municipaux, de la majorité ou de l’opposition.

Il y a ceux qui viennent tout le temps pour faire de la présence, comme l’on dit souvent, mais qui n’interviennent jamais et qui ne prennent même pas le temps de travailler leurs dossiers ou fonctions. Alors, tous pourris ?
Heureusement non, car il existe aussi des élu(e)s qui prennent à cœur leur mission et n’oublient pas ce pourquoi ils ont été choisis. Et il en existe à Agde ou dans le canton, dans la majorité comme dans l’opposition, aux Conseils Municipaux ou au Conseil Général.

Certains sont plus brillants, plus doués que d’autres, mais ils ont un point commun : ils travaillent.
Et finalement, que demande l’électeur lambda à celle ou à celui pour qui il vote ?  Être présent, bien sûr, mais pas pour faire de la figuration !
Simplement, pour ce que demande le patron à son salarié, et le salarié à son patron : pour bosser !

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lesinfos

Téléchargez le document sur le site Les Infos.com
http://www.lesinfos.com/docs/activitesdeputes.pdf

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