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Le front du maire au Grau … par Henri CALVET

Nous sommes allés au Grau d’Agde pour la super soirée d’inauguration du front de mer du Grau d’Agde, il était temps car, depuis deux décennies (au moins) ce quartier de la ville qui fut l’origine de la station balnéaire comme s’est plu à le relater notre édile, rien n’avait été réalisé pour améliorer ce qui […]

Nous sommes allés au Grau d’Agde pour la super soirée d’inauguration du front de mer du Grau d’Agde, il était temps car, depuis deux décennies (au moins) ce quartier de la ville qui fut l’origine de la station balnéaire comme s’est plu à le relater notre édile, rien n’avait été réalisé pour améliorer ce qui est un des plus beau site de notre cité. Ne parlons pas de convivialité des gens du quartier, surtout de ceux qui y vivent l’année durant. En effet à part quelques réparations par ci par là, à part le rachat de la boite de nuit pour exfiltrer les agents municipaux de leur lieu de travail à haut potentiel de risque l’été, à part les pontons des quais qui masquent la vue sur les Pyrénées et le golfe du Lyon, à part la place des muriers qui a pourri la vie des graulens pendant la moitié de l’année, rien n’a été fait. 

Donc le front de mer a, enfin, été revisité selon un terme à la mode. 

Certes, nous n’allons pas nous étendre sur le manque de finitions, il fallait arriver à point ce vendredi et masquer les imperfections, voire les erreurs, pour le 14 juin 2013. L’idée sur le fond n’est pas mauvaise et attendons plusieurs saisons hivernales pour estimer la qualité du travail en profondeur puisque, si en surface il a été ajouté 8.000m3 de sable, il en reste 28.000 dans l’embouchure de l’Hérault, il faudra voir ce que la mer nous laissera après les tempêtes. 

Gilles D’ETTORE nous a fait un discours qui se veut chaleureux mais qui essaie d’en endormir plus d’un en réalité ; En effet il nous annoncé que cette babiole n’a coûté « que » cinq millions d’euros hors taxes ce qui, en terme d’heureux smicard avec emploi, représente plus de 3.800 mois de travail ! 

Si encore il ne s’était arrêté que là, mais il en remet une couche : les brise-lames ont coûté deux millions d’euros hors taxes, Colluche dirait « c’est pas grave, c’est pas nous qu’on paye, c’est le conseil général » ! Oui mais c’est quand même avec l’argent du contribuable et nous le sommes tous, ne serait-ce que par la TVA que le gouvernement actuel va augmenter sans aucun doute pour payer cette babiole supplémentaire qui pése quand même 1.500 mois du même smicard travailleur. 

Jusque là on peut dire que le calcul est à peu prés correct, on n’est pas deux millions prés … Notre cher, très cher, maire a juste escamoté les taxes à prés de 20% pour nous faire avaler un faible coût bidon, car elles coûtent pas loin de 1,4 million d’euros, à peine plus de 1000 mois de notre pauvre smicard. 

Donc si je compte juste partant de cinq millions d’euros nous voici arrivés à huit millions quatre, juste une petite erreur d’arithmétique de 2.500 mois de travail d’un smicard. 

Bilan, beau front de mer, mais travail bâclé, et inachevé, coût sous-évalué, tentative de masquage de la réalité des coûts aux contribuables agathois, pour ma part, au lieu de me glorifier j’aurais honte de cette débauche d’argent (6.300 mois de smic soit 525 années de travail). 

Le front de D’ETTORE a toujours rougi quand le maître donnait les notes en arithmétique, mais en matière d’argent, quand on aime, on ne compte pas ! 

Des Agathois Pour Leur Ville aiment la sincérité et la loyauté, une fois de plus ils sont déçus en ce soir du 14 juin 2013. 

Des Agathois Pour Leur Ville 

Henri CALVET 

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