Lettre ouverte d’étudiants à étudiants, pour déblocage immédiat de l’Université Paul Valéry Montpellier III

 Au terme du huitième jour de blocage de l’Université, nous avons décidé de nous…

 

Au terme du huitième jour de blocage de l’Université, nous avons décidé de nous exprimer à notre tour. « Nous » ce sont les étudiants contre le blocage, qu’ils soutiennent ou non la réforme du Plan Etudiants. Aujourd’hui, à un mois des examens et des sélections pour beaucoup, nous aimerions pouvoir retourner en cours et compléter nos formations, car chaque jour manqué représente des savoirs auxquels nous n’aurons pas accès. Au-delà de nous – les étudiants –, il y a toute une organisation qui est mise à mal et c’est aussi là qu’est le problème. Bloquer est tout sauf démocratique, d’autant plus lorsqu’il s’agit de la volonté d’une minorité. Rappelons que lors du vote pour le blocage, sur toutes les personnes présentes, à peine un peu plus de la moitié des personnes présentes étaient pour (vote à 149 personnes contre 145).

Ce contre quoi nous luttons, c’est le mode d’action du mouvement « Paul Va lève-toi » qui prétend agir dans l’intérêt des étudiants, mais qui finalement, nous empêche d’exercer nos droits les plus fondamentaux. Il y a un réel manque de cohérence et de stratégie dans leur façon d’agir. Occuper un amphithéâtre et bloquer toute une Université ne porte pas au débat, encore moins lorsque lors des Assemblées Générales, celles et ceux qui tentent de s’exprimer contre leurs idées sont hués et sifflés. Assez régulièrement et notamment en ligne, certains sont même appelés « moutons », on leur dit qu’ils sont « incapables de réfléchir par eux-mêmes ». Nous réfléchissons et avons nos propres opinions, mais nous ne priverons personne de sa liberté d’étudier pour les exprimer. Certains d’entre nous paient cher leurs études et n’ont pas le droit à l’erreur, et cette démarche les pénalise.

Ensuite, ce que qu’il faut garder à l’esprit, c’est que l’Université Paul Valéry c’est aussi du personnel, une administration, des chargés de cours et des enseignants-chercheurs qui font un travail considérable. Toutes ces personnes participent activement à notre réussite, et en agissant de la sorte c’est aussi leur travail qui est dévalorisé et entravé. Notre Université propose près d’une trentaine de mentions de licence et près de cinquante mentions de masters, qui se voient toutes décrédibilisées à cause d’actions comme celles-ci, qui en détériorent l’image. En conséquence, les étudiants qui souhaitent postuler ailleurs risquent de se voir stigmatisés.

Enfin, on nous empêche de travailler sereinement pour valider nos années et diplômes et on nous oblige à prendre parti. C’est pourquoi nous avons créé une pétition en ligne sur le site change.org (http://bit.ly/2FjIKiR) qui a recueilli en moins six heures plus de 300 signatures, dont des élus étudiants. Nous ne laisserons plus les blocages entraver le droit d’accéder à notre Université.

 

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