Montpellier : offensive contre les "dark stores", les épiceries de nuit et les livreurs

Reportage

Le maire de Montpellier souhaite sévir et encadrer davantage.

© Ross Sneddon / Unsplash

Interpellé sur le sujet des “dark stores”, l’élu s’est lancé dans un exposé pour la réglementation de ces exploitations, celle des épiceries de nuit et des autres modèles nés de l’ubérisation. On ne va pas rendre la vie facile à ces enseignes car elles pourrissent la vie des habitants de Montpellier”, a lancé le maire.

Reprendre la main

Le va-et-vient continuel de livreurs à vélo, chargés de sacs isothermes, qui viennent charger des courses dans les dark stores pour les livrer de façon rapide ou ultra-rapide à des clients pressés pourrait bientôt cesser.

Pour Michaël Delafosse, il est urgent de régulariser l’activité des “dark stores”. “Selon moi, il faut donner la liberté aux maires d’autoriser ou d’interdire leur implantation, développe l’élu. Le commerce, ce sont des gens absolument formidables, des histoires de vies, des liens sociaux, des embauches… Ce n’est pas le Far West.” Cette volonté devrait être facilitée par la parution d’un décret dans les prochaines semaines. 

En plus de l’encadrement, le maire souhaite sévir : “Nous allons mener un certain nombre d’opérations car ces activités pourrissent la vie des riverains. Il est temps que ce côté obscur fasse de nouveau de la place à la chaleur humaine”.

“On a laissé fleurir les épiceries de nuit sans s’interroger”

“Nous allons également poursuivre notre travail sur les épiceries de nuit, continue le maire. Certains responsables sont très sérieux, mais régulièrement, les services d’hygiène ordonnent des fermetures administratives suite à des infractions.”

Outre la qualité, c’est le nombre et la répartition des établissements que le Conseil municipal aimerait revoir. “Quand j’étais étudiant, il y avait une vingtaine d’épiceries de nuit, se souvient Michaël Delafosse. On les a laissé fleurir sans s’interroger. Résultat : il y a des secteurs où il n’y a que des épiceries de nuit. Je pense qu’il faut renforcer les pouvoirs des maires pour mieux réguler le commerce. Il faut de la mixité commerciale, de la diversité, c’est d’ailleurs pour cela que nous allons nous doter d’une foncière commerce.”  

Cette volonté vise également à rééquilibrer la concurrence. “La justice nous a donné raison sur le sujet de la réglementation de la vente d’alcool, rappelle l’édile. Je ne vois pas pourquoi on les autoriserait alors qu’il y a des bars à proximité. En plus, le débit de boissons se fait sur la voie publique”.

La chasse aux scooters

“Les riverains s’inquiètent et des scandales sortent constamment sur les conditions de travail des livreurs des multinationales comme Uber Eats ou Deliveroo, s’insurge le maire. Moi, je fais de la publicité aux Coursiers montpelliérains, ils sont respectueux et paient leurs cotisations sociales. De manière générale, nous devons être très attentifs à l’ubérisation et aux modèles qui fleurissent. Nous devons nous impliquer et participer à la réduction des nuisances et à l’augmentation de la sécurité.” 

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