RUGBY OLYMPIQUE AGATHOIS Grégory HIERONIMUS, une détente hors du commun -Interview d'Henri GEOFFROY

Non seulement, vous êtes le preneur de balle type avec une rare maîtrise dans…

Non seulement, vous êtes le preneur de balle type avec une rare maîtrise dans les airs, mais vous aimez aussi le combat au sol. On peut dire que vous passez de l’ombre à la lumière et vous aimez.

En effet, si un sauteur se fait remarquer à son avantage, il doit aussi aller au charbon dans les phases obscures et ingrates.

Avant de poursuivre, la question rituelle : pourquoi le rugby et comment vous avez commencé ?

Je suis alsacien. Donc, pardonnez-moi si je ne suis pas tombé tout jeune dans le rugby comme peuvent l’être un languedocien ou un béarnais.

Le basket fut donc mon premier sport collectif. D’ailleurs, je pris au Collège, l’option « Sports-Etudes » jusqu’à la troisième. Ensuite, je cédais à la pression de mon oncle, Président de l’Ecole de rugby. Bien m’en prit puisque j’ai fait mes classes à Colmar. J’avais 18 ans quand on m’appela pour jouer avec la « une », alors en 3ème division. Ce fut un honneur pour moi d’autant que j’enchaînais une présélection dans l’équipe de France des moins de 19ans.

Ces sélections permettent d’entendre le chant des sirènes. Ce qui n’est pas désagréable ! C’est ainsi que Agen, La Rochelle, Montpellier et même Strasbourg, me sollicitèrent.

J’étais favorable pour Agen, un grand club historique, mais mes études étaient par trop éloignées.

J’optais donc pour Montpellier après appel de M.Sauveterre. MM. Pérez et Nourault étant respectivement Président et entraîneur.

J’intégrais le nouveau Centre de Formation en 2000 et je jouais en « Reichel » L’équipe avait un bon niveau car on est arrivé en ½ finale du championnat de France que nous perdons contre Grenoble.

J’enchaînais quelques matches en Pro D2 et en 2003, Montpellier remportait le titre de Champion de France avec l’accession au Top 16.

Et là, le malheur me frappe avec une hernie discale. Je regagnais mon lit en rampant sous les yeux de ma mère qui m’enjoignit d’arrêter le rugby. A 23 ans, je cogite, réfléchi et me décide à privilégier ma vie professionnelle. Ce qui fut pour moi une bonne chose.

Guéri et le démon du rugby persistant, je signais à Palavas. Cela m’allait très bien car j’étais devenu responsable des ventes dans un magasin d’informatique et les contraintes d’un club qui joue en « honneur » laissent du temps pour la vie professionnelle.

Palavas monta en F3 après une belle saison. Mais, ayant connu le haut niveau, je me montrais ambitieux, d’autant que Nîmes et Lunel me firent un appel. Je choisis Lunel alors en F1, j’y restais 3 ans, mais nous n’étions pas armés pour nous maintenir. Retour en F2.

Je partis alors à Nîmes qui était en F1. Hélas, descente en F2 à cause d’une relégation financière. Il a fallu batailler 2 ans pour revenir en F1.

C’est alors qu’intervient un homme qui faisait toujours ses courses du côté de Béziers. Je me trompe ?

Vous avez tout juste car vous voulez parler de Jean-Luc FABRE, alors Président du ROA.

Le courant passa avec l’homme et son projet me plut. D’autant que je rejoignais des copains de Lunel, JB Cuq et Sylvain Tanir. Et vous connaissez la suite, la F1, la F2 et retour en F1.

Vous portez un nom romain ce qui laisse à penser que vos lointains ancêtres étaient des centurions.

Des guerriers célèbres pour le sens du devoir et la discipline et vous leur ressemblez ! Au fait, vous connaissez l’origine de votre nom ?

En remontant très loin, nous avons Hiéronymos de Rhodes, un philosophe proche d’Aristote. Ce fut par la suite un nom sacré chez les orthodoxes puisque des  évêques grecs portent ce nom. Je pense qu’il fut repris par les romains plus tard, d’où mon nom actuel, latinisé.

Merci de cette digression historique ! Vous êtes au ROA depuis trois années et vous êtes devenu une pièce essentielle à tel point que vous n’êtes quasiment jamais remplacé et que vous endossez même le brassard de capitaine.

Merci du compliment ! C’est un honneur que me font les entraîneurs d’autant plus que nous sommes une équipe d’amis.

On l’a dit, vous êtes maître de l’espace aérien et en plus s’ajoute la beauté du geste.

Comme je l’ai dit plus haut, ce sont les restes du basket ! Cette discipline requiert une technique de saut avec synchronisation. Mais, si je saute si haut, c’est grâce aux « lifters » Je fais un clin d’œil à mes amis de l’ombre !

On l’a assez dit et redit, vous êtes tous une bande de copains, malgré les différentes origines. Vous confirmez bien sur ?

Oui, tout à fait, l’aventure de la saison passée a conforté une grande confiance entre co-équipiers.

En effet, l’amitié et la solidarité sont des valeurs essentielles et vous le démontrez à chaque match.

Vous avez connu la montée en F1 puis la descente en F2 qui a servi de tremplin pour un retour à la F1. Votre sentiment sur cette nouvelle aventure ?

La descente nous a fait du bien ! Nous avons consolidé les bases et le changement d’air au niveau du staff a crée une nouvelle dynamique pour revenir au niveau que le ROA mérite.

Fort de l’expérience vécue, vous avez surement des remarques constructives ?

Je remarque surtout que cette poule est homogène et nous convient très bien. Bien évidemment sont hors-course, les deux cadors, Aix et Auch. Avec beaucoup de patience et de persévérance, je suis persuadé du maintien voire plus !

Merci « Grég » et continuez à planer dans les airs. Nos arrières ont besoin de conquêtes propres.

Henri GEOFFROY

 

 

 

 

 

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