Série découverte d'un métier : Portrait de Marjorie FUNCASTA, auxiliaire de puériculture à Sérignan

Régulièrement, la rédaction d'hérault-tribune se propose de mettre en lumière des métiers ou des savoir-faire…

Régulièrement, la rédaction d'hérault-tribune se propose de mettre en lumière des métiers ou des savoir-faire afin de les faire découvrir et éventuellement susciter des vocations. 

Cette semaine, nous vous proposons de partir à la découverte de Marjorie FUNCASTA, auxiliaire de puériculture à la Crèche les Glob’Trotteurs (Service EJE) à Sérignan.

 

Bonjour Marjorie, peux-tu nous parler de tes missions ?

Mon rôle, c’est de veiller à la santé et à la sécurité des enfants. On les accueille et on les accompagne dans leur développement en respectant leur rythme et en leur proposant des activités variées et adaptées à leurs capacités.
Il est important que l’accueil et la séparation avec les parents se fassent dans de bonnes conditions. Le matin, à l’arrivée des enfants, certains iront jouer directement, d’autres auront besoin d’un doudou ou de câlins. On connait nos petits, on s’en occupe. Lorsqu’un enfant ou un parent a du mal à se séparer, on essaie de savoir pourquoi, on prend toujours en compte la situation de la famille. Ça peut être une grossesse difficile, un lien fusionnel avec l’enfant, des parents séparés. Plus on en sait, mieux on va accompagner. On pose toutes ces questions pour le bien-être de l’enfant. Les transmissions, c’est primordial. Le matin, on demande aux parents si l’enfant a bien dormi, mangé ? Est malade ? Qui vient le chercher le soir ? Et en fin de journée, on fait un compte-rendu : repas, sieste, changes, activités, tout. Je dis toujours la vérité aux parents, si l’enfant a été content, triste, comment est l’enfant en collectivité. Je fais comme j’aimerais qu’on fasse avec moi, et je n’apprécierais pas qu’on me mente !
Lorsqu’un enfant vient pour la première fois, on met en place une période d’adaptation qui est primordiale : on va aller au rythme de l’enfant, avec – au début – un (ou les parents) qui reste pendant 1h. Puis on met en place des rituels, ça les rassure, ils ont besoin de ça.
Concernant les activités, elles sont adaptées au développement de l’enfant et à ses capacités. En fonction de leur âge, on commence par exemple avec de la peinture au doigt, puis on évolue vers le pinceau ou les tampons quand ils grandissent.
Et enfin, il y a les sorties, les ateliers et les événements. Les petits adorent (et moi aussi !), ça change du quotidien. Cette année, je m’occupe des « grands » avec ma binôme Carole, entre 2 et 3 ans et demi. On va à la maison de retraite, à la médiathèque, au marché, à l’aire de jeux des Jardins de l’Hôtel de Ville, au gymnase Paul Bert, au dojo. On fait des ateliers, comme les ateliers cuisine où on rencontre les assistantes maternelles et leurs enfants une fois par mois. On a aussi un intervenant cirque qui vient régulièrement, Stéphane. Les enfants sont contents d’avoir un homme à la crèche, ça les change ! Au mois de juin, on visite l’école maternelle, la caserne des pompiers. Et enfin, on sort les petits pour les événements de la ville : Halloween, Carnaval, le Ram de l’Agglo…

 

Raconte-nous une journée-type :

Le matin, de 7h30 à 8h30, on accueille les enfants chez les bébés. Puis on revient dans notre section avec jeux libres sur place jusqu’à la collation de 9h. Ensuite, c’est comptines, chants et marionnettes, c’est nous qui animons. A 10h, s’il fait beau, on propose des jeux à l’extérieur. Il y a aussi les ateliers comme pâte à sel, pâte à modeler, dessin, peinture… Puis c’est l’heure du change, il y a ceux qui sont propres, ceux en apprentissage et ceux encore en couche. Ensuite, c’est le lavage de mains avant le repas. Il y a deux services car on fait deux groupes, ils sont nombreux, ça évite un niveau sonore trop élevé. Puis c’est la sieste. On est une fille dans chaque dortoir, on met une musique zen, douce, ça les endort direct ! Certains ont besoin d’une présence, qu’on leur caresse la tête.
Puis après la sieste, on les amène aux toilettes, on les rhabille tranquillement. C’est mignon car ils sont fiers de nous apporter la corbeille à leur nom, pour poser leurs affaires.
Ensuite, jeux libres, à l’extérieur s’il fait beau, puis goûter, change, et retour des parents, entre 16h et 18h. On nettoie les plans de change plusieurs fois par jour, les tapis, les tables.

 

Des moments désagréables dans ton travail ?

Le plus difficile, c’est le bruit. Ils sont 16 dans la section des grands, ça fait un niveau sonore très haut, en plus des cris des autres sections juste à côté. Aussi, je suis fatiguée, le soir, c’est épuisant.
Et parfois, on a des petits qui sont dissipés toute l’année, mais quand ils ne sont pas là, ils nous manquent ! Parce qu’on les aime quand même.
Vraiment, il faut aimer les enfants, c’est obligatoire !

 

Qu’est-ce que tu aimes dans ton travail ?

C’est étonnant mais j’aime accompagner les enfants dans le passage à la propreté. Quand j’y arrive, je suis fière de moi, ça enlève un souci aux parents, le petit peut rentrer à l’école. En plus, quand ils vont aux toilettes, souvent ils comparent leurs culottes, c’est mignon.
Puis il y en a qui se disputent tout le temps, d’autres qui ont déjà un amoureux, on avait même un couple, l’an dernier, ils voulaient se marier !
J’aime les enfants. Quand ils connaissent ton prénom, te demandent, veulent un câlin… Tu es leur repère. J’essaie de ne pas m’attacher mais je m’attache quand même. Ma plus belle expérience, c’est quand j’ai pu suivre, sur trois ans, des enfants de leurs 10 mois à leurs 3 ans. Je les ai accompagnés pour la position assise, puis la marche, pour le langage, pour la propreté… Quand ils sont partis à l’école, ça a été difficile. Avec ma collègue Laetitia, on a pleuré. On les a souvent, on s’attache !

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