SERIGNAN - Portrait de Pierre Romatico, Technicien et animateur au service Environnement

À VOTRE SERVICE : QUESTIONS À PIERRE ROMATICOPoste : Technicien et animateur au service…

À VOTRE SERVICE : QUESTIONS À PIERRE ROMATICO

Poste : Technicien et animateur au service Environnement

 

Bonjour Pierre, peux-tu me parler de tes missions au sein de la ville de Sérignan ?
Elles sont variées et diverses. Il y a d’abord la partie Sensibilisation à la protection de l’environnement. Je m’adresse à tous les publics, enfants et adultes, et j’aborde tous les sujets. Je monte des projets pédagogiques, scolaires ou non, j’organise des événements nationaux sur la commune, comme le Jour de la nuit ou la Nuit de la chouette, et j’organise des actions concrètes, comme les ramassages écocitoyens, des visites éducatives ou des expositions.
Ensuite, j’ai une mission de veille écologie. Je vais sur le terrain pour rapporter des actes qui nuisent à l’environnement, comme les décharges sauvages, le braconnage, la pollution des eaux, la pollution des plages (au fioul ou autre), ou même la cabanisation. Mon travail de lutte contre la cabanisation prend beaucoup de temps. Je suis d’ailleurs assermenté par le Procureur de la République pour effectuer cette mission. Tout ce travail de veille est effectué en lien constant avec les services de l’agglomération et la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer).
Je suis aussi le référent naturaliste du territoire et suis donc en liaison avec mes homologues voisins. On travaille en concertation sur des zones naturelles protégées comme les Orpellières ou l’étang de Vendres. C’est important, on se tient informés de ce qui se passe pour mieux appréhender le territoire. Dans ce cadre, par exemple, on regarde l’évolution dans le temps ou on peut effectuer des comptages de fréquentation sur les sites naturels pour éviter les dégradations. Cela nous apporte une connaissance complète et parfaite du territoire, totalement nécessaire à l’efficacité et la rapidité de nos actions. Ça permet d’orienter des projets : par exemple, grâce à cela, on va pouvoir éviter la construction d’une route sur une source connue de nous.
Il y a un travail administratif de montage de dossiers pour l’obtention des labels écologiques : commune économe en eau, Pavillon Bleu, etc. Ce sont de gros dossiers à monter pour obtenir ces précieux labels.
Et puis, il y a tout un tas de petites actions indépendantes.
Je travaille en collaboration avec les espaces verts de la ville pour privilégier la plantation d’essences méditerranéennes, peu gourmandes en eau. Je fais pas mal de visites guidées à destination des écoliers, collégiens et lycéens, mais aussi des touristes. J’ai organisé une grande plantation d’arbres avec les enfants du village. Je m’occupe de la gestion et de l’entretien des jardins familiaux. Ou encore, je travaille à faire connaître les dangers écologiques du territoire, ce contre quoi il faut lutter si l’on souhaite préserver notre biodiversité, garante de nos paysages, de la qualité de notre environnement et de notre santé. Par exemple, à Sérignan, il y a un réel problème d’abattage des haies et d’écobuages non raisonnés par nos agriculteurs. Je fais mon possible pour informer et sensibiliser aux conséquences de ces pratiques.

Quels sont tes moyens et avec qui travailles-tu ?
Je travaille à temps plein, en collaboration avec la responsable du service Sylvie Dumont, et on est bien soutenus par les membres de la commission Environnement.

Raconte-nous une journée type :
Ça change en fonction des événements ou actions prévues, mais quand c’est “calme”, j’ouvre mon bureau au public de 9h à midi. Je reçois du public pour des renseignements, on me pose des questions, on m’apporte même des oiseaux blessés ! Entre deux personnes, je rédige les procès-verbaux, je monte mes dossiers de labellisation, je fais beaucoup d’administratif. L’après-midi, je suis sur le terrain : lutte contre la cabanisation, actions Natura 2000, réunion avec l’agglomération, etc.

Ce qui te plaît au travail ? Les moments de bonheur au travail ?
J’aime l’autonomie qui m’est accordée, on me fait confiance. J’aime aussi la diversité des tâches, et ça évolue chaque année. Il faut dire que le service Environnement est récent, il a été créé en 2008 !
Je suis heureux de pouvoir travailler sur le sujet qui me passionne et pour lequel je me suis spécialisé dans mes études, et ceci dans mon village. C’est une chance inouïe. Je peux aller travailler à vélo !

Les difficultés ? les moments désagréables ?
Je suis passionné par ce que je fais, j’ai toujours voulu défendre la nature, dès mon adolescence. J’en ai fait une mission. Alors quand certaines personnes ne voient pas l’intérêt de ce que je fais, ça me touche. Je sais qu’on n’est pas obligés de convaincre tout le monde, parce qu’on sait que ce qu’on fait est important, mais j’aimerais voir les mentalités bouger plus vite, parfois.
Et puis un moment désagréable, c’est quand on voit à nouveau une décharge sauvage à un endroit où on avait déjà nettoyé. C’est très agaçant.
Et puis il y a un énorme travail qui se fait dans l’ombre. Les ramassages écocitoyens par exemple, on a été dans les premiers à proposer ça, et ça ne s’est pas assez su. Moi, je suis un technicien, pas un communiquant. Alors je suis content que vous me posiez des questions, là, maintenant !

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