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«TRAVAIL ET HANDICAP » « DEFI PERSONNEL » par Christelle COOPMAN ( Florensac)

«TRAVAIL ET HANDICAP »   « DEFI PERSONNEL »  par Christelle COOPMAN ( Florensac) Jeune trentenaire, vivant en couple, je suis confrontée au handicap.   De part mon métier, après mes éudes de secretariat, de commerce, je me suis dirigée vers ma vocation première : le domaine professionnel de la santé et du social : poste polyvalent au sein […]

«TRAVAIL ET HANDICAP »   « DEFI PERSONNEL » 
par Christelle COOPMAN ( Florensac)


Jeune trentenaire, vivant en couple, je suis confrontée au handicap.   De part mon métier, après mes éudes de secretariat, de commerce, je me suis dirigée vers ma vocation première : le domaine professionnel de la santé et du social : poste polyvalent au sein d’une structure de l’Association des Paralysés de France, auxilaire de vie à domicil pour les fin de vies, divers postes en maison de retraite, préparation au concours de moniteur éducateur (obtention mais malheureusement pas les finances pour continuer le cursus professionnel), formation de secretariat médical….

J’avais commencé une formation diplômante d’aide soignante en contrat de professionnalisation, mais j’ai dû abandonner voici 4 ans

Ma vie personnelle a changé depuis 4 ans : une hernie cervicale a provoqué une cervicco brachialgie assez invalidante voir même parfois assez handicapante..Après divers traitements, une prise en charge du Centre anti douleur du CHU de Montpellier, j’ai été déclaré fybromialgique et reconnue travailleur handicapé depuis 2009, mais loin des 80% d’invalidité, je ne peux prétendre à l’AAH.

J’ai donc viré de bord, et un autre retour aux sources s’est proposé à moi, je suis devenue animatrice sociale diplômée

Mais les places sont chères voir éloignées…Et je suis restreinte niveau trajet vu ma fybro.

J’ai eu la chance de pouvoir travailler durant 1 an, sur des temps de remplacements de moniteur éducateur au sein d’une institution qui m’avait accepté en tant que stagiaire en animation sociale,au départ, celle-ci a accepté ma « différence » , m’a fait confiance, m’a aidé dans mon experrience à ce poste, conforté dans mes choix et mon professionnalisme.

Malheureusement, n’étant pas diplômée sur ces postes, je ne peux prétendre à une embauche (cdi) et depuis 1 an je suis chômeuse de longue durée..

(Mon compagnon chômeur aussi depuis le dépôt de bilan de son ancien patron, se voit en approchant de la quarantaine refuser des postes « parce qu’on préfère des petits jeunots » alors qu’il est prêt a se former et à aller de l’avant, et qu’il a de l’experrience, et se frustre de ne pas pouvoir apporter au foyer un revenu même modeste afin que sa femme puisse reposer sa santé ),

Ayant besoin de revenus pour ne pas tomber dans une brêche ou un gouffre profond je suis actuellement auxiliaire de vie à domicil auprés d’une jeune personne IMC  : manipulations, transferts ( sans appareillage) sont mon quotidien.. Même si mon état de santé m’interdit un tel travail, ai-je le choix ?

Je n’ai jamais rechigné à la tâche, depuis l’adolescence j’ai navigué entre vendanges, plonge, maïs, melon, nettoyage des cuves des caves coopératives, emballage, charruage, taille..Je suis toujours restée active.

Mais je suis fatiguée physiquement même la volonté reste intacte.. je prends la perche qui se tend même sous contre indication médicale.

Que ce soit les institutions et administrations concernées à l’aide aux travailleurs handicapés, je n’ai pas eu de solutions ou de propositions qui puissent m’amener à trouver un statut professionnel qui n’aggraverait pas ma santé et m’enleverai cette frustration premiere : me sentir diminuée.

Malgrés mes propositions de projets professionnels, de désir de contrat de professionnalisation, de VAE, etc… je n’ai jamais jusqu’à lors trouvé une solution à mon problème..ni même eu un accompagnement en ce sens.

Même si mon emploi actuel me plaît, je ne pourrais le continuer sur un long terme, je ne peux prétendre qu’à un mi temps dans ce domaine professionnel, puisque le port de charges m’est interdit, les manipulations, trop de solicitation de mon bras, m’amène d’ailleurs aujourd’hui à porter une atèle et une suspicion d’algo dystrophie, je navigue à l’heure actuelle entre deux eaux : le côté financier, qui est rude aussi avec moins de 600 euros mensuels, plus de droit assedics, ..la fatigue chronique..les douleurs constantes et de l’autre, une envie de trouver un statut professionnel stable sans porter plus atteinte à ma santé…mais je vais devoir cesser malgrès moi, et vivre du RSA..je me le refuse !

Vous me direz : « ne serait –elle pas plaintive ? »

Je vous répondrai : « je vous explique juste une situation qui est la mienne, mais surement similaire à tant d’autres », et que je suis plutôt d’une nature discrète quotidiennement.

Le statut travailleur handicapé n’ouvre pas forcement de portes professionnellement, bien sur, comme tout à chacun, je préférerais « être valide » que de supporter tout cela.. Qui ne le souhaiterait pas ?

De plus, on ne peux lorsque l’on postule aux emplois, décliner son statut de travailleur handicapé comme l’on décline son identitée. ( c’est même un conseil de ma conseillère du Cap Emploi)

Celui-ci peut faire peur (malgrés la loi handicap du 11 février 2005 concernant l’emploi destravailleurs handicapés)et amener un doute sur les éventuels arrêts maladie, et l’ambiguïtée qu’il peut provoquer.

  Outre le jugement rencontré à chaque coin de rues, parce que le handicap n’est pas visible à l’œil nu, mais je vous assure, chez moi, bien présent.. et en vous épargnant les justifications incéssentes…à la limite parfois de ne pas passer pour des simulateurs..

Un témoignage pour expliquer que rien n’est un droit logique, que tout ne s’emboite pas une fois une reconnaissance attribuée, comme un jeux de Tétris..Même si la volonté ne manque pas…la santé prime aussi parfois avant tout et qu’elle nous fait souvent défaut. Que tout relève d’être un défit permanent.

Comme moi beaucoup de personnes ne voulant pas rester sur le carreaux, ne souhaitant pas se laisser entrainer dans un tourbillon de plaintes, de frustrations, font comme tout le monde, vont et prennent même si des risques peuvent être encourues, n’importe quel travail pour subvenir à des besoins : payer son loyer,ses factures, ses charges, sa nourriture.

Voilà donc une situation comme tant d’autres , un témoignage sur l’intégration des travailleurs handicapés qui n’est pas forcèment aisé..une recherche d’ emploi adaptée tout autant… un envie d ‘obtenir un statut stable professionnel sans râmer..Je ne demande qu’à travailler !

Une boucle qui j’espère se bouclera et où je pourrais prétendre prochainement à un poste dans un domaine professionnel adéquat, proche de mon curriculum vitae et loin des soucis et des contraintes qui m’occupent actuellement..

 

Merci à vous de m’avoir lu..    

              Christelle.C

e-mail : christelle.coopman@gmail.com


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