A l’ombre de la croix de Lorraine (8) Le maquis de Saint-Vincent d’Olargues

A l’ombre de la croix de Lorraine (8) Le maquis de Saint-Vincent d’Olargues INVITATION…

A l’ombre de la croix de Lorraine (8)

Le maquis de Saint-Vincent d’Olargues


INVITATION

le samedi 18 octobre 2014 à 9h.30 Pour la Commémoration
du 70ème anniversaire de l’entrée dans Agde du maquis de Saint-Vincent d’Olargues

le 6 septembre 1944.

En l’absence de Mr Le maire d’Agde la municipalité sera représentée par Mr. Sébastien Frey, premier adjoint, conseiller général du canton d’Agde et Mr Robert Craba adjoint délégué aux associations patriotiques. En présence des deux derniers survivants du maquis, un hommage sera rendu aux J.R.A. groupe des Jeunes Résistants Agathois et aux résistants agathois morts pour la France.

Pierre Connan président de l’UNC sera le maître des cérémonies. André Bessière président national des Déportés Tatoués du 27 avril 1944, en sera l’invité d’honneur avec Mr. Bernard Fontès représentant Mr. Le Maire de Saint-Vincent d’Olargues. Nous aurons à cette occasion une pensée pour les familles de tous ceux qui sur Terre, sur Mer dans les Airs et les coins les plus retirés de la clandestinité ont lutté, au risque de leur vie, pour nos libertés.

NE PAS OUBLIER, C’EST NOTRE DEVOIR !

Le détail des cérémonies qui débuteront à 9h30 par la messe en la cathédrale Saint-Etienne d’Agde sera communiqué prochainement

Quelques activités au maquis :

Dans son camp, son hameau ou sa ferme, chaque maquis avait sa spécificité, ses idéaux, en fonction de son chef et, quelques fois, même proches l’un de l’autre, des maquis pouvaient être tout à fait différents, comme c’était le cas avec le maquis de Saint-Vincent et certains autres qui l’entouraient. Cependant, bien que provenant de régions ou de milieux différents tous étaient unis et soudés parun idéal commun « lutter contre le Nazisme, se battre par tous lesmoyens, contre l’envahisseur »

 Image 5(Notre photo septembre 1994, quatre anciens maquisards devant l’ancienne école devenue P.C.)

Occuper leurs hommes c’était une gageure, pas toujours facile à relever pour les responsables de chaque unité. Nous avons suivi ceux de Saint-Vincent, luttant avec succès, contre les collecteurs des métaux non ferreux, (les mêmes qui à Agde ont abouti à la destruction de la statue de la République), nous les avons vus tenir une réunion importante avec les autorités départementales pour protéger l’approvisionnement des grandes villes. Elargissant leur actions ils ont lutté contre le marché noir, ce fléau qui ne pouvait profiter qu’aux plus fortunés, nous y avons appris que le porte- monnaie de certains était plus important pour eux que n’importe lequel des idéaux, que n’importe lequel désir de lutte contre le nazisme. 

 

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(Notre photo Henri Fontès, chauffeur attitré du maquis, un des derniers survivants à ce jour, avec la sœur d’un fusillé au champ de mars à Béziers)

Nous avons observé nos maquisards, visitant les fermiers des alentours, pour les rassurer face au brigandage de quelques marginaux dont certains, connus de la justice, profitaient de leurs identités agathoises pour se faire passer pour des membres du maquis de Saint- Vincent, une belle couverture quand on sait que ce maquis était commandé par des agathois.

Pour comble, en délivrant des bons de réquisitions au nom de la IVème république (sic), c’est avec un certain cynisme, qu’ils anticipaient la chute de l’Etat Français, chute à laquelle ils étaient loin de participer.

Le premier défi d’importance était de trouver, en assez grand nombre, des armes pour équiper ces jeunes hommes et les former au maniement à leur utilisation. Nous avons assisté aux séances de maniement d’armes, dirigées par Tomy, en particulier celles avec les déserteurs russes et polonais qui ne comprenaient rien de rien. 

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(notre photo, septembre 1994 retrouvailles avec Vincent Saïsset, une figure emblématique de Saint-Vincent d’Olargues, connu et estimé dans toute la vallée du Jaur. Une vielle connaissance pour moi qui l’ai connu à Ardouane à l’époque de notre maquis en herbe, alors qu’en vélo, grande chevelure toute bouclée au vent il venait « tondre » les jeunes pensionnaires »

Nous avons participé à la protection d’un parachutage avec un maquis proche du terrain d’atterrissage, la veille, nous avons passé la nuit dans la ferme couchés directement sur le plancher, nous sommes excités à la pensée d’assister à un parachutage, difficile de dormir, je ne ferme pas l’œil, d’autant plus que j’ai à mes côtés un polonais complètement gris, il rêve, gesticule, il hurle, … Des cris de douleurs, de souffrance montent de la pièce en dessous, le plancher est disjoint à travers une fente je suis témoin d’une scène hallucinante, horrifiante, des maquisards chez qui nous couchons, arrachent les ongles à un collaborateur pour le faire parler… 

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Par la suite j’ai croisé cette victime, reconnaissable à ses mains pansées… C’était un pauvre gars connu dans la vallée, comme un simple d’esprit, il était et pour cause, complètement étranger à ce dont on l’accusait.

Dans notre précédent article nous avons laissé le maquis de retour du transport des armes à travers les monts de l’Espinouse en vue de l’attaque de la gendarmerie, encore un épisode dangereux en perspective avant de participer aux accrochages de la bataille de Saint-Pons ! 

A bientôt, 

le président Jules Cruells Capèce Minutolo 

 

( jean CRUELLS CAPECE – Chef du maquis)

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