AGDE - CAFE CONCERT : C'est toujours ça de pris ! Dimanche 15 mai, 16h00 au Moulin des Evêques.

C'est toujours ça de pris. Dimanche 15 mai, 16h00 au Moulin des Evêques. Suivi…

C'est toujours ça de pris.

Dimanche 15 mai, 16h00 au Moulin des Evêques.

Suivi d'une dégustation de produits du terroir


C'EST TOUJOURS CA DE PRIS ! –

C'est toujours ça de pris ! est un spectacle musical pétillant et léger où l'on suit les tribulations d'une héroïne d'aujourd'hui nous racontant ses aventures et mésaventures à travers des chansons d'hier. En puisant dans le répertoire d'Yvette Guilbert, Marie Dubas et Yvonne Printemps, C'est toujours ça de pris ! renoue avec la chanson à texte – un texte drôle, impertinent et savoureux – tout en faisant revivre l'esprit léger et divertissant du caf' conc' du début du siècle.

– DES PIONNIERES QUI ONT MARQUÉ LEUR TEMPS –

C'est toujours ça de pris ! rend hommage à trois grandes dames qui ont marqué leur époque et l'histoire de la chanson française :

Yvette Guilbert (1865 – 1944) fut une des premières grandes stars de la chanson française. Elle fait ses premiers pas au théâtre dans des petits rôles avant de se tourner vers la chanson et le café-concert. En 1889, elle chante à l'Eldorado, mais c’est au Moulin Rouge en 1891, qu’elle connaît le succès.

Atteinte d'une grave maladie à partir de 1900, elle finira quand même par remonter sur scène. Elle consacre la fin de sa vie à refaire les grandes salles d'Europe et d'Amérique, ouvre une école de chant à Bruxelles, tourne dans quelques films, rédige des chroniques, fait de la mise en scène, anime des émissions de radio, écrit des livres. Elle fut une grande amie de Sigmund Freud qui l'avait découverte pour la première fois sur le scène de l'Eldorado.

Marie Dubas (1894 – 1972) débute comme comédienne mais se tourne vite vers la chanson, comme Yvette Guilbert, qui fut l’un de ses modèles. Elle commence dans des petits cabarets de Montmartre avant de se produire dans des salles telles que l’Olympia (dont elle assure la réouverture en 1955), le Casino de Paris, ou Bobino, avec un répertoire souvent fantaisiste mais aussi tragique à l'occasion.

Marie Dubas est souvent considérée comme étant la pionnière du récital. Il semblerait qu'elle fut la première (en 1933) à enchainer 35 chansons d'affilée, seule en scène et sans micro. Sa chanson la plus célèbre est sans doute « Mon légionnaire », que l'on connaît sans doute mieux dans la version d'Edith Piaf. Celle-ci s’est d’ailleurs souvent dite inspirée par Dubas.

Yvonne Printemps (1894 – 1977) débute à quinze ans aux Folies Bergère avant de faire de l’opérette. Elle est remarquée par Sacha Guitry qui lui écrit des comédies musicales et des pièces de théâtre avant de l’épouser. Leur union, fructueuse artistiquement, mais houleuse, durera douze ans. Yvonne Printemps quitte Guitry pour l'acteur Pierre Fresnay avec qui elle jouera au théâtre et au cinéma.

Sa voix unique de « vrai rossignol » aura marqué son époque et l'opérette. Dont elle est considérée comme une pionnière. Colette disait d'elle qu'elle était « la meilleure actrice d'opérette de ce temps ». 

Ces femmes ont aussi su représenter la France à l'étranger. Toutes trois ont notamment joué aux Etats-Unis : Yvette Guilbert chante au Carnegie Hall en 1906, Yvonne Printemps joue à Broadway dans les années 20 et 30 et Marie Dubas y fait une tournée en 1939.
Elles se sont également produites en Angleterre, en Allemagne, au Portugal, en Afrique du Nord, Au Canada…

Entre gouaille, impertinence, frivolité et sophistication, ces femmes ont incarné une certaine image de la Française, ou peut-être plus précisément de la Parisienne ! 

UN PATRIMOINE MUSICAL RARE ET TRUCULENT  

C'est toujours ça de pris ! puise dans un répertoire de chansons magnifiquement ciselées, audacieuses et drôles, poignantes et dramatiques, où la langue française s'exprime dans toute sa verve, avec un verbe d'une rare truculence.

On y chante la romance avec des chansons d'opérette rendues célèbres par Yvonne Printemps (« Je t'aime », « La saison d'amour », « Les chemins de l'amour » sur un texte de Jean Anouilh). On se plonge avec délectation dans les chansons fantaisistes (« Pedro », « Partie carrée » ou encore « Chanson moyenâgeuse »). On explore les tourments de l'amour avec des monuments tels que « Le tango stupéfiant » ou encore « Quand on vous aime comme ça ». On y évoque la femme parisienne par excellence (« Madame Arthur ») entre élégance, sophistication, joie de vivre et hédonisme

L'ESPRIT DU CAF' CONC' PARISIEN –

C'est toujours ça de pris ! fait revivre l'esprit du caf' conc' parisien. Apparu au 19e siècle, le café concert est une salle de spectacles où le public consomme tout en écoutant des chansons ou des morceaux d’opéra. Le terme de « caf' conc' » s'étend très vite à toute forme de divertissement n'étant pas du théâtre pur : sketches, tableaux vivants, revues, cirque, danses ou acrobaties.

Le caf' conc' connaît son apogée à la fin du 19e siècle – début du 20e avec des lieux emblématiques tels que l'Alcazar, l'Eldorado, Les Ambassadeurs qui fleurissent sur les grands boulevards ou encore les Folies Bergères et l'Olympia. Paris est alors la capitale du divertissement, le « guinguette de l'Europe », comme on la nomme parfois.

C'est toujours ça de pris ! s'attache à faire revivre cet esprit de divertissement et de légèreté. 

 

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