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AGDE - Cérémonie du 11 Novembre

La commémoration du 11 Novembre a commencé par une messe à la Cathédrale Saint-Etienne…

La commémoration du 11 Novembre a commencé par une messe à la Cathédrale Saint-Etienne à la fin de laquelle le nouveau Drapeau de la Croix-Rouge a été remis à son porte-drapeau, sous l’œil ravi de la Présidente de la Croix-Rouge d’Agde, Jacqueline Barrière.

En ce vendredi 11 novembre, un grand nombre de personnes étaient réunies autour du Maire Gilles D’Ettore : Sébastien Frey, Premier Adjoint au Maire et Conseiller Départemental, de nombreux représentants du Conseil Municipal, au premier rang desquels Robert Craba, Adjoint au Maire en charge notamment des Associations patriotiques, Géraldine Sanchez-D’Ettore, Conseillère Régionale, les Présidents et représentants des associations patriotiques, les autorités civiles et militaires, ainsi que les porte-drapeaux.

Le cortège est parti de la Maison du Cœur de Ville vers le Monument aux Morts du cimetière, rejoint en route par les véhicules militaires de l’association L’Escouade. Après le dépôt de gerbes de fleurs, les honneurs aux morts et la Marseillaise reprise en chœur par l’assistance, Paul Alric, Président des Anciens Combattants d’Agde, a, au nom de l’Union Française des Associations de Combattants et des Victimes de Guerres, lu le message de l’UFAC, qui a rappelé en cette année anniversaire de la bataille de Verdun, quelques éléments historiques : «le 21 février 1916, les forces allemandes nombreuses et puissamment armées lancent une offensive d’envergure sur un secteur réputé tranquille, celui de Verdun, où nos propres forces sont en état d’infériorité. Un déluge de feu et de fer s’abat pendant des heures. Le choc est rude, mais grâce à leur courage et à leur abnégation, elles arrivent à contenir l’adversaire. Les positions seront prises et reprises au prix de sacrifices qui nous paraissent aujourd’hui démesurés, mais qui étaient alors le signe de la volonté inébranlable d’une nation, la nôtre, de vivre libre. Le bilan est terrible : 360 000 morts côté français, 335 000 morts côté allemand. On se rend compte, 100 ans après, que la volonté farouche de notre nation a fait que celle-ci, par sa cohésion, a su faire face à l’adversité». Verdun n’est que l’un des épisodes de ce terrible conflit qui fera, en France, plus d’1,4 million de morts et 3,7 millions de blessés ou d’invalides.

Prenant à son tour la parole, Pierre Connan, Président de l’UNC (Union Nationale des Anciens Combattants) section Agde, devait souligner pour sa part que «si Verdun occupe une aussi grande place dans nos mémoires, c’est que cette victoire est la dernière que la France ait remportée sans le soutien direct d’alliés. La France, comme de nombreux pays, est aujourd’hui à nouveau engagée sur son propre territoire dans une guerre qui ignore délibérément tous les principes humanitaires et qui s’attaque à des êtres sans défense. Elle n’est pas seule dans ce combat, mais elle ne peut compter sur d’autres pour faire régner la paix sur son sol. Face à cet ennemi qui espère nous soumettre par la terreur et nous imposer son idéologie totalitaire, affirmons les qualités qui ont permis à notre pays de vaincre en 1918. Soyons unis, résolus et forts pour que vive la France».

Des élèves de l’école Albert Camus ont ensuite lu un texte poignant d’Eugène Badi sur la Première Guerre Mondiale.

Clôturant les discours, le Maire Gilles D’Ettore a souhaité, en préambule, avoir une pensée particulière pour les policiers agathois blessés lors d’un contrôle la nuit précédente. Comme il l’a ensuite rappelé, «le 11 novembre, nous célébrons la date anniversaire de l’Armistice de 1918, mais nous rendons aussi hommage à tous les morts pour la France.

Cette double commémoration prend, cette année encore, une dimension particulière. Les temps que nous traversons sont difficiles et viennent nous rappeler combien l’histoire est tragique et le devoir qui est le nôtre, génération après génération, de combattre pour notre liberté, nos valeurs et le respect de notre identité.

Le choix de la date du 11 novembre est celui d’une référence à une époque, celle de la grande guerre où les Français étaient unis par un même idéal. On appréhende difficilement, tellement les chiffres sont démesurés, la saignée que constitua ce conflit pour notre pays. Près d’1 million 700 000 hommes y perdirent la vie et plus de 4 millions y furent blessés et parfois mutilés.

Ce sacrifice immense, les Français y avaient consenti par amour de la patrie mais aussi avec la conviction, ancrée au plus profond d’eux-mêmes de la supériorité de notre modèle républicain et de sa vocation émancipatrice au bénéfice de tous. Jamais la Fraternité, cette valeur, inscrite sur le fronton de nos mairies, ne fut aussi bien partagée, par nos compatriotes, qu’à ce moment de notre histoire.

Les Français étaient rassemblés, non comme certains nous y exhortent aujourd’hui autour d’un socle commun réduit à sa portion congrue qui ne ferait qu’acter nos différences, mais par une adhésion collective et sans aucune objection à des valeurs, à une langue, à une mémoire et à un mode de vie unanimement revendiqués.

La France était forte car elle était unie, sûre de ses principes et riche d’un idéal. C’est ce chemin que nous devons aujourd’hui retrouver, sans quoi, nous disparaîtrons, submergés par les défis qui nous assaillent. Certains parlent de repli identitaire alors qu’il ne s’agit que de réaffirmer ce que nous sommes, de revendiquer ce que nos aïeuls nous ont transmis et qu’à notre tour nous voulons léguer à nos enfants.

La France ce n’est pas la simple traduction d’une identité géographique ou ethnique. C’est bien plus le fruit d’une histoire, la quête d’un idéal. Vouloir être Français, c’est épouser une cause commune, s’inscrire dans la continuité d’un récit national.

Quand nous étions enfants, dans l’école de la République, nos maîtres nous enseignaient, sans que cela ne fasse débat, que nos ancêtres étaient des Gaulois. Peu leur importait nos origines réelles, nous étions tous des petits Français riches d’une mémoire vingt fois séculaire dont nous nous sentions les héritiers.

La France, c’est une idée, des principes, des valeurs. C’est une construction humaine certes solide, mais dont les fondations font tenir le tout debout.

Nous devons être les gardiens inflexibles de ces fondations car accepter que l’on y porte atteinte, c’est prendre le risque de voir, à terme, l’ensemble s’effondrer.

Nous savons tous les sacrifices consentis à travers l’histoire pour que la France devienne ce beau et grand pays au rayonnement universel. Aujourd’hui, nous communions avec nos morts pour entendre leur message qui exige de nous de renoncer au renoncement.

Je veux, ici, rendre un hommage particulier à nos soldats qui, au moment même où je m’adresse à vous, se battent sur différents théâtres d’opération.

Eux savent encore ce que la notion de sacrifice peut signifier quand elle est inspirée par l’esprit de liberté. Accepter l’idée du sacrifice, ce n’est pas le rechercher mais prendre le risque d’y consentir pour servir l’intérêt commun. Rien à voir avec ces fous de Dieu qui vont à la mort pour y rechercher un hypothétique salut qui ne concerne qu’eux-mêmes, expression ultime d’un individualisme pathétique et criminel.

Alors, mes chers concitoyens, plus que jamais, soyons fiers d’être Français, fiers d’être les enfants d’une grande civilisation qui a fait de la dignité et du respect de la vie humaine ses principes fondamentaux.

N’acceptons aucun accommodement avec nos ennemis car, de renoncement en renoncement, nous irions à notre perte.

Cessons de tolérer l’intolérable.

Menons le combat de la liberté sans faiblesse.

C’est le devoir de notre génération et c’est le plus beau des combats».

A l’issue de la cérémonie, l’Adjudant-Chef Claude Bathès a reçu des mains du Colonel Jean-Pascal Ruviéra, la médaille de la Croix du Combattant.

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