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Agde - Sète - Questions de campagne ... à Olivier Goudou

Nous débutons sur notre site une série d'interviews des candidats à l'occasion des élections…

Nous débutons sur notre site une série d’interviews des candidats à l’occasion des élections législatives.
Si vous êtes partisans de l’un d’entre eux, merci de nous communiquer son acceptation à l’interview proposée par Hérault Tribune, nous adresserons les questions au candidat par internet dans les 24 heures.
Le premier d’entre eux est Olivier Goudou représentant de l’écologie Citoyenne.

Patrick Vincent :
Sur la circonscription, quels sont les principaux dangers écologiques?
Olivier Goudou :
A ce jour, sur ce territoire, plusieurs dossiers chauds sont au coeur de la question écologique : l’incinérateur de Sète, le projet d’implantation d’une usine “torche à plasma” prés de Bessan, la perspective d’une méga-décharge dans les garrigues de la Gardiole, sont autant de menaces écologiques aux retombées économiques incertaines; lesquelles risquent de nuire gravement à ce qui fait l’attrait et la richesse de ce coin du Languedoc.

Patrick Vincent :
Précisément, sur le projet de torche à plasma, dites-en plus et quels seraient les engagements que vous prendriez pour en éviter l’implantation?
Olivier Goudou :
Les concepteurs, de la torche à plasma estiment le procédé innovant en fonction de par sa prouesse technologique.Il s’agit de craquer les molécules. Ce procédé existe en Gironde et au Japon.
Pourtant, la torche à plasma est utilisée pour traiter les déchets industriels et hospitaliers.
Il est surprenant que ce process soit envisagé pour traiter les seuls déchets ménagers surtout s’i l’on tient compte du coût de l’installation du transport et de la consommation énergétique.
Dans ses habits de président de la la Communauté d’agglomération Hérault-Méditerranée, Gilles d’Ettore justifie (selon lui) le recours à ce procédé en invoquant le critère économique. Il parle alors du “respect du contribuable”. Pourtant, le “respect du contribuable” ne s’oppose pas au respect de l’environnement. Bien au contraire.
En effet, la torche à plasma est très onéreuse et nécessite trop d’énergie.

Patrick Vincent :
Pourquoi?
Olivier Goudou :
La torche à plasma n’est pas économique car ce procédé consiste à traiter les déchets industriels et hospitaliers.
Pour traiter ces déchets -toxiques et dangereux-, il faut les acheminer : ce qui contribue à intensifier le tourisme des ordures.
On ne peut à la fois invoquer l’expédition de nos déchets ménagers dans l’Essonne et passer sous silence le transport de déchets industriels et hospitaliers provenant d’ailleurs.
Puisque la torche se nourrit principalement de déchets industriels et hospitaliers, il est possible que l’on en importe afin de “nourrir le monstre”…et par soucis de rentabilité.
Or, celà on ne doit pas le faire sans le dire.
Les populations ont le droit de savoir et le droit à s’exprimer.
Et les élus ont le devoir de les entendre pour mieux les comprendre.
Il serait normal (surtout lorsque l’on invoque le critère économique) d’envisager l’implantation des centres de tri à proximité des lieux de production desdits déchets.
En outre, je crains que le projet de torche à plasma ruine le tri sélectif et enterre définitivement le projet de parc de ressources initialement pensé par le Sictom d’Agde-Pézenas.

Patrick Vincent :
Votre opposition à la torche à plasma ne fait aucun doute.
Quels engagements prendriez-vous -si vous étiez élu- pour lutter contre ce procédé?
Olivier Goudou :
Si j’avais ce bonheur, j’engagerais immédiatement une réflexion en concertation avec les institutions (l’agglo, syndicat mixte , communes) avec le porteur du projet, et les associations agrées en matière de protection de l’environnement.
Il est indispensable de mieux considérer ces associations agrées lesquelles rassemblent souvent des gens très motivés, désintéressés et compétents.
Ensuite, sur la base de ces travaux, j’en réfèrerai au Ministre de l’Ecologie afin de traiter cette question lors du “Grenelle de l’environnement” que le nouveau pouvoir promet.(empreinte écologique, coût, besoins, distances)

Patrick Vincent :
Oui mais, nous produisons tous des déchets.
Que proposez-vous concrètement pour en réduire le volume et l’impact sur l’environnement ?
Olivier Goudou :
Plusieurs solutions alternatives existent : tri sélectif, compostage, et surtout la méthanisation. Nous devons adapter le traitement en fonction de chaque type de déchets et en fonction du territoire de production. Concernant le traitement des déchets ménagers, la méthanisation est intéressante.

Patrick Vincent :
En quoi consiste la méthanisation?
Olivier Goudou :
La méthanisation consiste à créer du biogaz par fermentation des déchets ménagers, ce qui permet même de créer de l’électricité. La méthanisation consiste à séparer le méthane du CO2.
Le méthane permet de produire du carburant et du chauffage
Après méthanisation, le compost présente des débouchés pour l’agriculture et les espaces verts.
Pour cela, il est impératif que ce compost soit de bonne qualité, donc que le tri en amont ait été correctement effectué. verre, plastique et métaux lourds sont proscrits.
Donc, cela permet de baisser les consommations en engrais chimiques (très onéreux) et du pétrole utilisé pour les fabriquer.

Patrick Vincent :
Quelle est votre position sur l’éolien en mer ?
Olivier Goudou :
Il est indispensable d’augmenter la part des énergies renouvelables.
L’Europe le demande et de nombreux ex-candidats à la présidentielle acceptent cette idée.
L’éolien exacerbe les passions même au sein des écologistes.
Les adversaires de l’éolien fustigent l’aspect paysager des «moulins à vent ».
Certes, l’on ne peut couvrir d’éoliennes la France entière.
Certes encore, l’éolien présente l’inconvénient de ne fonctionner que lorsqu’il y a du vent.
C’est donc pourquoi l’éolien en mer présente une sérieuse alternative à l’éolien terrestre : en mer, il y a beaucoup moins de vent …ce qui ne veut pas dire que l’aspect paysager serait secondaire, bien au contraire, mais il n’échappera à personne qu’en mer, il y a plus de vent que sur terre.
Personne n’oubliera non plus qu’il suffit de faire tourner les hélices en horizontal plutôt qu’en vertical pour contribuer à une meilleure insertion paysagère…
En plus, si les hélices tournent en horizontal, celles-ci capteront plusieurs vents contraires ce qui en sera encore plus rentable…et les pieds des éoliennes constitueront autant d’écosystèmes potentiels pour les coquillages, ce qui est un mieux écologique.
Je suis donc très favorable à l’éolien en mer.

Patrick Vincent :
Fidèle au ralliement de C.Lepage (Cap21), vous avez soutenu F.Bayrou au premier tour de la présidentielle. Qu’est ce qui vous différencie aujourd’hui de Marie-Claude Domingot, candidate UDF, bessanaise comme vous?
Olivier Goudou :
L’UDF et Cap21 sont les deux fondateurs du MoDem.
Vous savez, personne n’est dupe.
Nous convenons de candidatures d’union partout ou cela est possible.,
En revanche, sur de nombreux dossiers locaux, l’UDF n’est pas vraiment impliquée combats.
Vous comprendrez ainsi les raisons de l’exception héraultaise.
Cette exception héraultaise implique les candidatures de cadres et militants Cap21 dans plusieurs circonscriptions du département. Toutefois, pour ne pas gêner l’accord national, noud ferons abstraction de l’étiquette tout en travaillant à la promotion de nos convictions.
En fait, je crois fortement que la multiplicité des étiquettes ne contribue pas à la valeur ajoutée du produit. Bien au contraire, le surplus d’étiquettes peut signifier un produit en soldes.

Patrick Vincent :
Au second tour, appellerez-vous à voter d’Ettore, Liberti, ou Martinez?
Olivier Goudou :
La consigne de vote est un concept dépassé.
Les électeurs sont pleinement adultes.
N’étant pas propriétaires des suffrages qui me seront confiés, je n’exprimerai aucune préférence personnelle car exprimer une préférence même à titre personnel c’est avancer une consigne de vote implicite…Et ça, c’est terminé.

Interview réalisé sous forme de questions préalables par mail le 20 Mai 2007
Nous invitons TOUS les candidats à accepter ce procédé et à nous contacter afin que nous leur adressions les questions par retour de courrier

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