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Camille Fabre, directeur régional délégué (Montpellier) de l’Ademe Occitanie : « L’Ademe, relais du plan de relance »

Nommé directeur régional délégué (Montpellier) de l’Ademe Occitanie en juillet dernier, Camille Fabre évoque, pour l’HJE, les principaux axes d’intervention de l’Ademe Occitanie dans le cadre du plan de relance qui vise à concilier économie et écologie, accompagnement à la transition écologique des nouveaux élus.

Des changements au niveau des ressources humaines

L’Ademe Occitanie a connu des changements dans son organisation interne. Mais ce n’est pas fini, comme le souligne Camille Fabre : « Dans le cadre du plan de relance, l’Ademe souhaite renforcer ses actions sur le territoire en ouvrant de nouveaux postes. En conséquence, nous allons embaucher et avoir 4 nouveaux contrats sur des profils techniques : un premier sur la filière hydrogène, un sur la mobilisation des nouveaux élus, un renfort sur la décarbonation de l’industrie, un renfort sur le tourisme durable. Nous allons renforcer nos activités sur l’économie circulaire, sujet majeur pour l’Ademe ». Une actualité forte pour l’ADEME, constituée de changements au niveau managérial et de renforts d’effectifs qui viennent en appui de sujets-clés développés cette année : le Plan de relance de sortie du Covid et la mobilisation des nouveaux élus, deuxième sujet phare que l’Agence voulait développer bien avant la crise sanitaire, car 2020 a été une année importante en matière d’élections locales.

Un plan de relance décliné en 7 axes

Sur les 100 milliards d’euros accordés par l’Etat jusqu’à la fin du quinquennat (2020-2022), 30 milliards d’euros concernent la transition écologique. Il s’agit de mettre en place une relance économique et vertueuse du point de vue environnemental et ainsi de contribuer à une relance durable. « L’Ademe est un établissement public industriel et commercial, un opérateur d’Etat public qui accompagne cette politique. Sur les 30 milliards d’euros dédiés à la transition écologique, 2 milliards d’euros sont opérés par l’Ademe. Cette somme représente 2,5 fois le budget national de l’Ademe ! » précise Camille Fabre. Et d’ajouter : « Cela suppose une mobilisation forte avec deux lignes-clés qui sont la territorialisation (développer ce plan de relance en lien avec les acteurs régionaux et les dynamiques qui existent) et une certaine forme de rapidité d’exécution. »

L’Ademe intervient autour de 7 axes. Les 3 axes principaux sont le renfort de l’économie circulaire, la décarbonation de l’industrie (accompagner une industrie moins dépendante des énergies fossiles) et la structuration de la filière hydrogène (le vecteur hydrogène, durable, peut être utilisé pour la mobilité et les process industriels). Viennent ensuite la dépollution des friches urbaines et des friches polluées pour permettre la reconquête du foncier et y développer de l’activité économique ou de l’habitat, le soutien au tourisme durable (axe nouveau), une agriculture durable moins impactante pour l’environnement (accompagnement par le diagnostic gaz à effet de serre) et enfin l’accompagnement des TPE et PME dans la réduction de leur empreinte carbone.


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Le renfort de l’économie circulaire

L’Ademe accompagne deux sujets forts : la chaleur renouvelable, dotée d’environ 300 millions d’euros habituellement, et le fonds économie circulaire, doté de quelque 300 millions d’euros en général (sur les 800 millions d’euros de chaque année). Ces fonds sont renforcés dans le cadre du plan de relance : l’économie circulaire bénéficie de 500 millions d’euros en plus. « L’enjeu pour l’Ademe est d’irriguer le territoire avec ces fonds, de faire une prospection pour élargir le champ de nos bénéficiaires au plus près du terrain et du tissu économique », indique Camille Fabre. Il explique : « Nous menons un travail sur les combustibles solides de récupération (CSR) : nous lançons des appels à projets nationaux, relayés au niveau régional, pour créer des unités de traitement ou de valorisation accueillant le CSR (du bois, des refus de centres de tri, des déchets industriels banals…). Ces résidus ont encore un pouvoir calorifique que l’on peut valoriser dans des chaudières et dans des process industriels ».

Autre sujet sur l’économie circulaire : intégrer dans les process industriels la matière première secondaire, comme le plastique. « Notre appel à projets ORPLAST, qui a déjà distingué plusieurs lauréats, permet de résoudre la problématique des déchets produits ici et exportés en Asie, qui n’est pas vertueuse. Les Chinois sont plus regardants qu’auparavant sur la qualité de ce que la France et l’Europe leur envoient, donc il y a un enjeu à fonctionner en circuit court et à réintégrer ces matières premières secondaires dans nos circuits économiques régionaux et nationaux. Dans le cadre de l’appel à projets ORPLAST, plusieurs projets sont en cours d’instruction. Ainsi, l’entreprise RIVULIS en Haute-Garonne va utiliser du plastique recyclé pour fabriquer des tuyaux d’irrigation ».

poubellesCela suppose de modifier les process ; l’ADEME intervient en soutien pour reconvertir le tissu industriel régional. Les matières sont ainsi recyclées en Occitanie, ce qui est intéressant en termes de développement économique car cela crée des emplois. C’est également vertueux sur le plan écologique car cela accroît l’autonomie de la région. Auprès des collectivités, de façon plus traditionnelle, l’Ademe soutient l’investissement, le tri, la collecte, la valorisation des biodéchets. « Par exemple, nous répondons à la forte ambition de la Métropole de Montpellier en accompagnant l’étude de préfiguration de la tarification incitative, qui va progressivement se substituer à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (cf. l’HJE du 26 novembre pages 8-9, NDLR). Les habitants paieront alors le service déchets en fonction des déchets qu’ils produiront.» détaille Camille Fabre. Il ajoute : « Dans le cadre du plan de relance, l’Ademe renforce son soutien à la collecte séparative des biodéchets. C’est cohérent : il faut apporter des alternatives aux administrés. 30 % des déchets sont des biodéchets. Il s’agit donc de développer la collecte à la source des biodéchets par le compostage individuel, le compostage de quartier et des collectes dédiées alimentant des plateformes de compostage qui vont trier les biodéchets ».

pollutionLa décarbonation de l’industrie

« En Occitanie, le tissu industriel est peu développé, mais certaines unités industrielles sont fortement consommatrices d’énergie et ont besoin d’être accompagnées dans leurs process pour réduire leur consommation d’énergie », note le directeur régional délégué (site de Montpellier) de l’Ademe Occitanie. Dans cette politique de décarbonation de l’industrie, qui a fait elle aussi l’objet d’un appel à projets pour lequel des lauréats ont été sélectionnés, « l’Ademe dispose de 600 millions d’euros sur deux ans sur l’efficacité énergétique et la transformation des process ». Par exemple, l’usine d’abattoir d’Unicor implantée à Arsac, dans l’Aveyron, nécessite beaucoup d’énergie et d’eau chaude. L’investissement de 3,8 millions d’euros pour revoir le process de production d’eau chaude est accompagné à hauteur de 900.000 euros par l’Ademe. Dans le cadre de la décarbonation de l’industrie figure le soutien à la chaleur décarbonée, qui recouvre notamment le recours au solaire thermique et au bois énergie (des appels à projets ont été lancés).

L’hydrogène

« La Région Occitanie est très mobilisée sur l’hydrogène, un nouveau vecteur de la transition écologique », souligne Camille Fabre. L’Ademe a lancé un appel à projets qui dispose de 275 millions d’euros au niveau national. Celui-ci vise à mettre en place des écosystèmes territoriaux industries et mobilités. « On va s’intéresser à la production, à la distribution et aux usages de l’hydrogène », ajoute-t-il. « Dans l’Aveyron, Bosch travaille sur la pile à combustible pour stocker l’hydrogène et l’utiliser dans des process industriels pour alimenter la mobilité. Le projet Corridor H2 va couvrir toute la région et accompagner Safran (Tarn), QAIR, un projet d’éolien flottant accompagné par l’Ademe dans le cadre des investissements d’avenir, avec des investissements colossaux : 300 millions d’euros pour les premiers démonstrateurs. Cet électron qui sera produit en mer devra être amené à terre, transformé en hydrogyène – fabriqué – sur le port de Port-la-Nouvelle. C’est un projet très structurant pour l’économie régionale. » La Région Occitanie se veut région à énergie positive ; l’Ademe renforce et accompagne cette dynamique dans le cadre du plan de relance.

fricheLa dépollution des friches industrielles

« L’Etat consacre au niveau national 300 millions d’euros au recyclage de friches, dont 40 millions d’euros opérés par l’Ademe, qui s’intéresse aux friches polluées (sites industriels classés, sites miniers porteurs de métaux…) », rappelle Camille Fabre. La dépollution rend ces terrains utilisables ou au moins non impactants pour l’environnement. « Sur les 300 millions, 260 millions d’euros sont opérés par l’Etat pour recycler le foncier sur le territoire national et le rendre accessible au développement économique ou à l’habitat (EPF, bailleurs sociaux, promoteurs…). Cela s’inscrit dans des opérations de réhabilitation et recyclage du foncier. Un appel à projets vient d’être lancé », complète-t-il. « Par le passé, l’ex-ZAC du Soufre à Frontignan, située sur une ancienne soufrière en centre-ville près de la gare, a été dépolluée et une opération immobilière s’est implantée à la place. Il y a désormais de l’habitat sur ce site. Cette cicatrice dans le paysage urbain est devenue un lieu de vie après sa dépollution. » Quand il est impossible de créer de l’habitat sur d’anciens sites industriels dépollués, on peut leur trouver un usage alternatif en mettant en place des fermes photovoltaïques ou des espaces naturels en ville.

restaurant

Le tourisme durable

Sur les 2 milliards d’euros opérés par l’Ademe, 50 millions d’euros sont dédiés au tourisme durable. Dont 10 millions d’euros consacrés à l’opération 1.000 Restaurants. « Ces restaurants vont être accompagnés dans le recours au circuit court, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la valorisation des biodéchets, l’affichage environnemental à destination des consommateurs pour les informer que ces restaurants proposent des produits locaux, afin qu’ils se démarquent sur le plan environnemental. C’est bon pour les producteurs locaux, pour les restaurateurs, pour les consommateurs et aussi pour la planète ! », s’enthousiasme Camille Fabre. Les 40 millions d’euros restants sont attribués aux hébergements touristiques pour le chauffage, l’isolation, l’enveloppe du bâtiment, avec des opérations coups-de-poing pour les hébergements touristiques qui souhaitent revoir leurs performances énergétiques et leur offre en termes de mobilité. « Nous y travaillons avec le Comité Régional du Tourisme et la Région. Notre objectif est de faire en sorte que le touriste qui se déplace en train fasse ses derniers kilomètres en transports en commun voire en vélo à assistance électrique. Saviez-vous que le touriste à vélo consomme plus sur place et dépense plus d’euros que le touriste en voiture, car il va au restaurant, achète à l’épicerie du coin, loue un hébergement en dur ? Il est plus en relation avec le territoire que les touristes qui viennent en voiture, car ces derniers transportent dans leur véhicule des denrées alimentaires de leur région et consomment moins sur place ; ils se rendent surtout dans les grandes surfaces et pas dans les petits commerces. Une étude de l’Ademe l’a démontré. Les mesures du plan de relance doivent être territorialisées et concertées : l’Ademe s’appuie sur les politiques régionales (comme ici le Pass Tourisme de la Région Occitanie) et on se greffe aux dispositifs ». Pour irriguer les territoires, être au plus proche des restaurateurs et des structures d’hébergement touristique, l’Ademe lancera très prochainement un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour mettre en place des structures d’animation, d’accompagnement et de relais du plan de relance au niveau local, et travaillera avec les Parcs Naturels Régionaux, le CDT, les CCI…

Une agriculture moins impactante

Le Green New Deal est un programme de transformation globale qui irrigue toutes les politiques de la Région : tourisme, développement économique, innovation, éco-agriculture… “C’est un très beau projet que l’Ademe appuie ou avec lequel l’Ademe agit en synergie.” Concernant l’agriculture, l’Ademe travaille sur un diagnostic gaz à effet de serre à destination des agriculteurs, en cours d’élaboration.

L’accompagnement des TPE et PME dans la réduction de leur empreinte carbone

L’Ademe mobilise 80 millions d’euros pour la réduction de l’empreinte carbone des TPE et PME, très en lien avec les programmes de la Région. Notamment pour l’écoconception de produits moins impactants pour l’environnement (via l’approvisionnement, les résidus, la distribution…). Cela concerne un petit nombre d’entre elles car il s’agit de gros consommateurs d’énergie identifiés. « L’Ademe mène une démarche EETE : Entreprises Engagées pour la Transition Energétique. Elle regroupe l’aide à la décision, les études de faisabilité, les aides à la mise en place d’une analyse du cycle de vie et les aides post-innovation (soutien à l’investissement dans de nouvelles machines moins consommatrices d’énergie ou qui produisent moins de déchets). Cette démarche de reconversion du tissu économique est beaucoup plus diffuse que la précédente et nous souhaitons vraiment la faire connaître pour qu’elle soit de plus en plus suivie par les TPE et PME », indique Camille Fabre. L’Ademe travaille en ce sens avec les CCI et la BPI. Les synergies sont positives. Ainsi, avoir recours au diagnostic Ademe permet l’octroi par la BPI de prêts bonifiés, garantis par l’Ademe. C’est gagnant – gagnant.

heart 1394204 1920La mobilisation des nouveaux élus en faveur de la transition écologique

« Cette démarche a été réfléchie avant ma prise de fonctions, 2020 étant une année électorale de mandats de proximité. Les élus sont des acteurs majeurs de la transition écologique : leurs services produisent et distribuent de l’énergie, collectent les déchets ; ils ont un parc de bâtiments. Leurs compétences les mettent en première ligne. Ils ont un rôle de proximité vis-à-vis des administrés. Les collectivités territoriales sont des bénéficiaires de l’Ademe », détaille le directeur régional délégué (site de Montpellier) de l’Ademe Occitanie. L’Ademe a joint les élus locaux de plusieurs façons. En juin 2020, la Lettre Ademe et vous Occitanie a ciblé le rôle fondamental des élus. L’Ademe l’a adressée par courriel aux 165 EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) et aux communes de plus de 10.000 habitants pour les sensibiliser à leur rôle majeur en matière de transition écologique et aux accompagnements de l’Ademe. L’Ademe a ensuite lancé un appel à manifestations d’intérêt (AMI) du 9 octobre au 13 novembre en vue de réaliser des formations au sein des EPCI pour évoquer les bonnes pratiques en matière d’écologie au plus près des territoires. Sur les 165 EPCI, 48 ont été candidats pour bénéficier de ces formations. Tous ont été retenus. Parmi eux, dans Hérault, figurent la communauté de communes du Pays de l’Or, la communauté de communes de La Domitienne et la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée. Camille Fabre annonce : « En conseil communautaire ou d’agglomération, nous leur parlerons de l’offre Ademe et leur proposerons des formations* à la carte, adaptées, pour mettre en place l’écologie dans leur territoire : alimentation locale, circuits courts, gestion des déchets, économie circulaire, qualité de l’air, tourisme durable, réseaux de chaleur… ». Pour l’Ademe, cette mobilisation des élus est un vrai satisfecit. « Il s’agit d’une année particulière du fait de la crise Covid, mais nous déroulons malgré tout notre plan d’actions et notre feuille de route. Dès janvier 2021, nous accompagnerons les ‘nouveaux’ élus par nos formations, en allant à leur rencontre », prévoit-il. Un appel à manifestations d’intérêt en cours, qui se clôturera le 18 décembre 2020, vise à accompagner les élus dans des actions de communication (10.000 à 20.000 euros) pour former, faire des visites de sites, des visites de chaufferies par exemple, dans d’autres communes plus en avance sur la transition écologique, afin qu’il y ait un échange entre pairs.

Un budget en hausse

« Le budget de l’Ademe Occitanie s’élève en moyenne à 30 à 35 millions d’euros. Cette année, nous serons à 50 millions d’euros. Cette hausse est un signal très positif. C’est le signe qu’il y a beaucoup d’initiatives en Occitanie. Le plan de relance nous y a aidés », se réjouit Camille Fabre. Par exemple, l’Ademe Occitanie instruit des projets sur plusieurs millions d’euros, comme l’usine Sanofi située à Aramon, dans le Gard, pour rénover les process industriels, actuellement très énergivores. Et étudie de la même façon Arcelor Mittal à Saint-Chély-d’Apcher, en Lozère. Concernant ces deux entreprises, Camille Fabre prévient les critiques éventuelles : « Je serai clair, l’engagement de l’Ademe – concerté avec la Direccte – est conditionné à la pérennité du site aidé avant d’engager un plan de transformation industrielle avec une entreprise de ce genre ». Précision importante : l’aide publique accompagne toujours des investissements privés. L’Ademe intervient à hauteur de 20 ou 30 % des investissements.

Virginie MOREAU
vmoreau.hje@gmail.com

 

> Les élus des collectivités locales peuvent aussi trouver des informations via le lien suivant : https://occitanie.ademe.fr/expertises/territoires-en-transition/nouveaux-elus-municipaux-et-intercommunaux-un-mandat-pour-agir


Le saviez-vous ?

L’Ademe gère le site Internet dédié à la Semaine Européenne de Réduction des Déchets serd.ademe.fr qui met en exergue pendant une semaine les actions d’entreprises et de collectivités en faveur du Zéro Déchet. Ces actions (par exemple peser ses déchets au bureau pendant un jour ou une semaine, pour engendrer une prise de conscience) sont enregistrées sur le site puis valorisées par l’Ademe. « Nous souhaitons renforcer la communication, par exemple au travers de la SERD 2021. 3.500 initiatives ont été inscrites cette année malgré le confinement, ce qui est un bon résultat », affirme Camille Fabre.

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