Expo / Gisèle Cazilhac épouse la cause du mariage à Montpellier

Nombreux sont les Montpelliérains qui connaissent les tableaux joyeux et colorés de Gisèle CAZILHAC.…

Nombreux sont les Montpelliérains qui connaissent les tableaux joyeux et colorés de Gisèle CAZILHAC. Le temps d’une série, exposée à la mairie de Montpellier en décembre, la peintre délaisse ses sauteuses en « parajupes », nageuses et autres plagistes pour aborder les thématiques du mariage et de l’amour de façon décalée et humoristique.

Cet article a été publié dans L’Hérault Juridique et Economique du 28 novembre 2013

 

« Gais Mariages »

Elle avait déjà abordé le thème du mariage alors qu’elle était étudiante aux Beaux-Arts, il y a une trentaine d’années. En septembre 2012, alors qu’elle posait pour la photo de groupe au mariage d’une de ses nièces, Gisèle CAZILHAC a été interpellée par la composition harmonieuse qui s’en dégageait. Elle a alors chiné de nombreuses photos anciennes de mariés et de mariages en noir et blanc dans les brocantes, et en a fait la base d’une nouvelle série, intitulée Gais Mariages. « Le noir, le blanc, le gris de ces photos étaient une excellente base de départ pour moi. J’ai donc reproduit en peinture les compositions d’ensemble de ces photos, puis je les ai détournées à ma façon, en incluant un certain sens de l’humour, de la dérision, en leur adjoignant des visages célèbres issus du star system ou de la bande dessinée. C’était comme si je ramenais à la vie des personnages disparus. Et j’ai encadré à la peinture dorée ces mariages incongrus, pour leur donner une certaine noblesse et créer un contraste avec leur propos rieur. Dans le tour doré, des lettrages forment une sorte de légende permettant de décrypter chaque tableau » explique-t-elle.

Bien avant le vote de la loi sur le « mariage pour tous », elle a exploré cette thématique. Ainsi, dans le tableau Gai Mariage, elle met en scène la photo de mariage de Laurel et Hardy. Parmi les invités figurant sur cette photo, on reconnaît divers humoristes, dont Coluche, Fernandel, Bourvil, Louis de Funès, Charlot ou encore Buster Keaton. Ainsi, le mariage est à la fois gai et gay. Dans un autre tableau, partant de la photo de noces de son oncle avec sa tante Marguerite, elle s’imagine dans un seyant costume rose, effeuillant la marguerite avec Brigitte Bardot. Un bébé phoque est installé dans un panier, en lieu et place du panier de fleurs qui figure traditionnellement sur les photos de mariages. Sous le pinceau de Gisèle CAZILHAC, une noce d’or se transforme en Noce dort : le couple de jeunes mariés s’endort sous l’objectif du photographe. Dans Aquamarium, c’est un couple de poissons qui se marie. Dans Noces d’argent, des pièces de monnaie se prennent pour mari et femme, tandis que dans Noces de cuivres, les épousailles ont lieu entre des instruments de musique en cuivre. Sans oublier Fête l’amour, pas la guerre, qui représente le mariage d’un soldat. On ne peut s’empêcher de rire devant le tableau Ménage à quatre, où, loin du cliché libertin auquel on s’attendrait, les jeunes mariés ont en main des gants de ménage, une serpillière ou encore un fer à repasser. La série compose un joyeux délire pictural, comme si Gisèle CAZILHAC avait voulu réconcilier la Nation française sur la thématique du mariage, en fédérant autour de l’humour.

« Amourades »

Dans une série qu’elle a appelée Amourades, la peintre s’est également amusée à illustrer de célèbres maximes sur l’amour, comme « Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain », « Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre mais regarder ensemble dans la même direction », « L’amour est aveugle » ou encore « L’amour a ses raisons que la raison ignore ». Autant de clichés que Gisèle CAZILHAC détourne astucieusement. Arès avoir illustré la chanson de Juliette GRECO Un petit poisson, un petit oiseau s’aimaient d’amour tendre, elle revisite à sa façon de grands tableaux de -l’histoire de l’art, comme le fameux Adam et Eve de Lucas Cranach l’Ancien, qui devient sous son facétieux pinceau une partie de campagne où Blanche-Neige tente la méchante reine en lui présentant une pomme (empoisonnée ?). Sans oublier les Noces de Cana’rds, clin d’œil aux « Noces de Cana » de Véronèse, célébrant le mariage de Daisy et Donald, sous les yeux de l’oncle Picsou notamment.

Un lieu d’expo symbolique

En riant, Gisèle CAZILHAC indique que l’exposition Gais Mariages et Amourades ne pouvait se tenir que dans une mairie ou une église. C’est finalement dans la salle d’exposition de la mairie de Montpellier qu’elle est organisée. Un écrin idéal pour abriter ses heureux mariages picturaux et acryliques.

Virginie MOREAU

> Hôtel de ville – 1, place Georges-Frêche – 34000 Montpellier.

> Vernissage le mardi 3 décembre 2013 à partir de 18h00.

> Pour contacter l’artiste : gisele.cazilhac@orange.fr

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