Le Medef Béziers prépare sa Nuit de l’Attractivité

Hérault Tribune Pro Reportage

L’équipe du Medef Béziers (président : Matthieu Ourliac) prépare sa 2e Nuit de l’Attractivité, le 21 octobre prochain, où sont attendus Fabrice Le Saché, vice-président et porte-parole du Medef, et Patrick Martin, président délégué.

Un livre blanc, comprenant 40 propositions concrètes pour l’ouest Hérault, sera exposé, en présence de la nouvelle agence de développement économique du Béziers Méditerranée. Parmi les préoccupations de la rentrée : « L’approvisionnement et le coût des matières premières, et les difficultés de recrutement », explique Fabien Portes, président d’honneur du Medef Béziers.

Fort de l’implantation de la société de projet Genvia (hydrogène décarboné) sur le site de Cameron, il se dit persuadé du potentiel économique de Béziers, entre les métropoles montpelliéraines et toulousaines. Parmi les axes de progrès : « Développer l’enseignement supérieur, maîtriser l’anglais pour mieux recevoir les touristes, et augmenter la saisonnalité », suggère-t-il. La création d’une agence de développement économique sur le secteur Agde/Pézenas/Sète serait, selon lui, une « erreur majeure. Nous sommes sur le même bassin de développement, ne nous livrons pas à une concurrence idiote ».

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De gauche à droite : Francis Pozo, Stéphanie Fabra-Malric, Alain Aussenac et Fabien Portes. © Hubert Vialatte

« L’occasion de retrouver les autres patrons d’Occitanie »

Adhérents au Medef Montpellier (président : Jean-Marc Oluski), Arturo del Rio et Augustin Valero participaient à leur première REF. « Un très bon moment ! C’est l’occasion de retrouver nos amis toulousains, perpignanais, biterrois », glisse Augustin Valero. « La délégation Occitanie a été la dernière à quitter les salles de l’hippodrome de Longchamp, dans la nuit du 25 au 26 août », sourit Arturo del Rio.

Côté business, Augustin Valero sent, dans son cabinet de recrutement, une forte reprise, avec des postes à pourvoir « dans l’immobilier, la santé, l’informatique, les fonctions commerciales… » Nouveauté côté Florian Mantione, désormais certifié Qualiopi : les formations (management, RH et forces de vente) évoluent vers un format 100 % digital.

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Arturo del Rio (Stim) et Augustin Valero (Florian Mantione Institut). © Hubert Vialatte

Arturo del Rio a apprécié l’intervention de Carole Delga, « très alignée sur le monde des affaires, et n’opposant pas écologie et économie ». Sa PME, Stim (enregistreurs d’images vidéo, 35 salariés, 4 M€ de CA), a marqué un peu le pas en 2021, du fait de l’incertitude sanitaire, à laquelle ses clients – bon nombre de banques – ont été sensibles. Alors que l’activité redémarre, Stim recrute 8 apprentis : développeurs informatiques (IMT Mines Alès, MBS et Université de Montpellier), production (UIMM), management qualité, sécurité environnement…

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Samuel Hervé

Samuel Hervé*, Medef Montpellier

« Le ‘quoi qu’il en coûte’ a donné le sentiment que l’État pouvait tout »

« C’est l’enfer pour recruter ! Chez Akté Services (restauration collective en établissements sanitaires et médico-sociaux), j’ai 5 postes à pourvoir, et ai dû faire appel à de l’intérim. Or, je ne cherche pas des profils rares. Le ‘quoi qu’il en coûte’ a donné le sentiment que l’État pouvait tout, devait tout. Il faut que la société française se remette au travail à temps plein. On perd des points de PIB. Je ne peux pas faire mon activité à 100 %. C’est de la TVA, de l’impôt sur les sociétés, des cotisations sociales et patronales…, en moins pour l’État.

Autre sujet, la hausse du prix des matières premières. Concernant mon activité, le bol alimentaire va progresser de 10 %. Il représente 40 % de mes prix de revient : cela fait 4 points de marge en moins. Et les remboursements des PGE arrivent. S’il se rajoute un effet inflationniste sur les masses salariales, on va casser les capacités de remboursement des PGE. Les secteurs industriels et du bâtiment sont très inquiets. Nous demandons à l’État de revoir les clauses de réindexation tarifaire sur les marchés publics, pour que ces secteurs puissent revoir leurs prix, comme peuvent déjà le faire les agriculteurs. »

De ces 5 ans à la tête du Medef Montpellier, il tire une « certaine fierté. Je pense avoir grandi avec cette fonction ». La crise Covid restera une expérience marquante. « On s’est sentis utiles. Le monde patronal a été très uni. On a donné des conseils à des chefs d’entreprises dans la plus grande détresse… » Avec les services de l’État, et le préfet de l’Hérault, « il y a eu une vraie union. L’ex-préfet Witkowski a par exemple allégé les contrôles techniques sur la logistique, vu la conjoncture. Ce qu’on n’aurait pas osé lui demander avant la crise Covid, il nous suggérait presque de le faire, pendant la crise ! »

  • Président du Medef Montpellier de 2017 à ce 9 septembre 2021, Samuel Hervé reste très impliqué dans la vie économique : membre du conseil d’administration du Medef Montpellier et de FDI Groupe, élu à l’aéroport Montpellier Méditerranée, président de la commission des mandats du Medef Occitanie, administrateur de Montpellier Business School, vice-président Services et action économique de la CCI Hérault.
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