L'eau et la Biodiversité : Nos plus grandes richesses .. par Ariel Jorda

Au vu de plusieurs articles (télévision, presse écrite, internet) concernant l'action de l'homme sur…

Au vu de plusieurs articles (télévision, presse écrite, internet) concernant l'action de l'homme sur l'équilibre de la biodiversité, et notamment celui de Jacques Amagat relatif à la protection de notre NAPPE ASTIENNE, j'écris ce plaidoyer.

Un récent sondage Louis Harris :
58,5% des Français ont déjà entendu parler de Développement Durable,
Seuls 16% d'entre eux savent réellement ce que cela signifie !!

Le discours écologique est très difficile à faire passer auprès des citoyens, car il remet en cause bon nombre de mauvais us et coutumes de notre vie quotidienne.
En outre, les plus fervents convaincus sont instantanément affublés d'un étiquetage brutal « d'intégristes verts », voire d'utopistes farfelus !

L'ensemble de la classe politique s'accorde sur la nécessité urgente de prendre en compte ce que Nicolas Hulot a intitulé « LE PACTE ECOLOGIQUE ». La signature de ce dernier a vu l'acceptation unanime de toute cette classe politique.
Mais par delà les : grenelles, engagements, promesses, le temps passe et presse… Notre planète (et donc nous même) a besoin de gestes, d'actions efficaces et concrètes.

Un des exemples cruciaux de nos élus est la gestion des déchets. Je vous rassure, je ne vais pas encore un fois m'étendre sur ce sujet, car nous aurons malheureusement, très bientôt, l'occasion de le faire.

Pour illustrer notre situation en la matière, c'est comme si on voulait stopper net un gros paquebot lancé à sa vitesse de croisière.
L'ampleur du danger c'est qu'il est toujours croissant et exponentiel. Les mesures cohérentes et salvatrices doivent être prises à tous les niveaux : international, européen, national, régional, départemental, intercommunal, communal, familial et individuel.

Les retombées de ces mesures ne seront mesurables et probantes qu'après un temps de réaction variable selon leur efficacité. Plus l'action individuelle est répandue, plus vite les résultats seront visibles.

C'est donc au niveau individuel et communal que se situent les clefs du changement et les solutions rapides.
Lorsqu'on détruit l'équilibre de la BIODIVERSITE, par une action sur le milieu ou sur une espèce animale ou végétale, on touche à un véritable château de cartes dont il est difficile de connaître les bases.

Les exemples sont chaque jour plus nombreux et déjà, pour certains, relativement anciens.

Les mouettes qui se rabattaient sur les décharges à ciel ouvert plutôt que de pêcher du poisson sur notre littoral.
La destruction par insecticides des insectes pollinisateurs (comme le gaucho et le régent pour l'abeille).
A ce propos, Einstein disait que : «  s'il n'y avait plus d'abeilles, les jours de la vie de l'homme seraient comptés »
L'appauvrissement des ressources halieutiques marines, que constatent même les pêcheurs à la ligne locaux sur plusieurs espèces de la chaîne proies prédateurs que sont :
La « mellette » (alevin de sardines), maquereaux, loups, thons.
Chacun des maillons est indispensable à un équilibre de l'ensemble de cet ECOSYSTEME MARIN.

Parallèlement à ce constat, d'autres espèces pullulent par la disparition des prédateurs telles que les méduses dont raffolent les thons rouges et les tortues caouanne (caretta caretta). De plus, ces dernières sont aussi les victimes mortelles des sacs plastiques qu'elles ingèrent en les confondant avec les méduses  (voir l'article de le du quotidien régional du 17 /02/08 relatif à notre région en Méditerranée)

Cette BIODIVERSITE et son équilibre naturellement déjà très fragile, dont la constitution au fil des millénaires sur notre planète s'est autorégulée, est en GRAND DANGER.

Tant que les menaces directes des espèces étaient dues aux prédateurs cela ne constituait pas un gros péril pour l'ensemble de la BIODIVERSITE. Aujourd'hui, le risque majeur provient de l'impact des activités humaines qui conjuguent  la surexploitation des ressources vitales (animales et végétales)  et  la pollution des biotopes.

Les sols, l'air et surtout l'eau sont fortement contaminés.

Concernant l'eau, c'est la principale source de vie. Elle est donc une priorité à préserver et à gérer dans la perspective du Développement Durable.

Pour plus d'informations consulter le site du SMETA (Syndicat Mixte d'Etudes et de Travaux de l'Astien) regroupant 8 communes, l'Agglo de Béziers-Méditerranée (13 communes), le Conseil Général de l'Hérault, la Chambre d'Agriculture de l'Hérault et la CCI de Béziers St Pons.

« Au cours des années 80, une baisse continue du niveau piézométrique à Valras (Secteur SO), a alerté les services de la Direction Régionale de l'Environnement qui, dans le cadre de ses missions, suivait la nappe depuis plusieurs années à partir d'un réseau de surveillance piézométrique.
La surexploitation de la ressource en bordure littorale entraîne en effet des risques d'intrusion d'eau de mer par effet d'appel. En 1989, le niveau de la nappe fut mesuré à la côte jamais atteinte de -17m sous le niveau de la mer. Aujourd'hui Les pressions qualitatives et quantitatives que subit la nappe nécessitent d'impliquer tous les acteurs de son territoire dans la diversité de leurs intérêts et de leurs besoins. Le SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) représente pour eux l'opportunité de définir ensemble des actions cohérentes avec les projets du territoire dans le respect des usages de chacun et de la pérennité de la nappe astienne. Les représentants du périmètre de projet retenu siégeront à la Commission Locale de l'Eau (CLE) qui est l'instance de concertation par laquelle le SAGE va être élaboré. Ce dernier sera ensuite mis en place pour 10 ans et la CLE suivra sa mise en oeuvre. Le SAGE a une portée juridique forte, il est opposable au tiers et aux décisions administratives dans le domaine de l'eau. C'est ainsi un outil de planification incontournable dans les politiques d'aménagement du territoire, les ScoT(Schéma de Cohérence Territoriale) doivent être compatibles avec les SAGE. ».

Localement, aujourd'hui, la situation est donc préoccupante mais pas dramatique car la mesure du péril a été anticipée.

Je le répète les solutions radicales n'existent pas ou ne sont pas envisageables dans le contexte économique actuel.
 Mais si chacun d'entre nous, ainsi que les élus locaux, sommes conscients de la problématique et développons les bonne pratiques, nous freinerons significativement l'inexorable processus en chaîne dans lequel nous sommes tous engagés :

A LA FOIS COUPABLES ET AUSSI VICTIMES DE NOUS-MEMES !

 

 

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