Législatives, 4e et 5e circonscriptions : que pensent vos candidats de la réforme de la retraite ?

Voici les avis et positionnements concernant la réforme de la retraite de certains candidats sur les 4e et 5e circonscriptions.

Plusieurs thèmes ont été soulevés par certains candidats, jugeant le sujet important à développer. Nous avons posé les mêmes questions aux candidats avec qui nous avons pu entrer en contact. Voici un retour des avis de ce qui nous ont répondu sur la réforme de la retraite.

4e circonscription

Michel Garcia, sans étiquette
« Ce sujet majeur de société, clivant et angoissant, doit-être traité rationnellement. Face à un dossier extrêmement complexe, une approche pragmatique s’impose pour atteindre les objectifs que sont :
• La sauvegarde de notre système de retraite par répartition, un système juste et redistributive.
• Éviter une baisse des pensions
• Pas de pension inférieure au Smic (pour une carrière complète), indexée à l’inflation.
• L’augmentation des pensions de réversion à hauteur de 75% et le rétablissement de la demi part des veufs et veuves.

« 60, 62, 64, 65 ans » : ces chiffres martelés dans le débat public ne sont que des surenchères électorales. Se focaliser sur l’âge de départ est une mauvaise approche du problème. Discutons plutôt de la durée des cotisations, du nombre d’annuités pouvant évoluer avec l’espérance de vie mais pondérées par la pénibilité et la prise en compte des carrières ayant commencé tôt.
Pour atteindre ces objectifs, nous avons quelques pistes de réflexion :
• La suppression des régimes spéciaux pour que tous soient à égalité
• Valoriser l’emploi des seniors et inciter les entreprises à conserver leurs salariés plus longtemps pour lutter contre le chômage des + de 55 ans.
• La lutte pour l’égalité salariale homme-femme, une source de rentrée de cotisations sociales.
• Agir sur plusieurs leviers que sont le nombre d’annuités et les rentrées de cotisations. »

Pierre Bastide d’Izard, Le Mouvement pour la Ruralité
« Les dépenses sociales représentent plus de la moitié des dépenses publiques, les retraites constituant le poste le plus important. Les réformes engagées ces dernières années ne suffisent pas à assurer l’équilibre de notre système par répartition et l’allongement de l’espérance de vie doit être pris en compte pour en assurer la pérennité et garantir le maintien du pouvoir d’achat des retraites.
Aujourd’hui, on rentre dans le monde du travail de plus en plus tard, et on vit de plus en plus vieux. Nous souhaitons généraliser l’apprentissage dans le cursus de formation des étudiants, d’une part, et reculer l’âge de départ à la retraite d’autre part, pour rééquilibrer le régime par répartition. Cela se fera progressivement suivant les générations à 65 ans, parce que seul cet effort permettra de redonner des marges de manœuvre à notre système de protection sociale et de contribuer à diminuer les charges pesant sur les entreprises et les salariés.
Nous souhaitons la généralisation des retraites complémentaires par capitalisation pour que chacun puisse partir à la retraite avec un pécule. Nous souhaitons aussi encourager l’accession à la propriété pour que chaque Français, au jour de sa retraite, au moment où ses revenus diminuent, soit propriétaire de sa maison et économise ainsi un loyer.
Toutefois, il est important de prendre en compte la situation des personnes ayant commencé à travailler jeunes et justifiant de longues durées de cotisation, ainsi que les critères de pénibilités qui induisent une diminution réelle de l’espérance de vie. Une revalorisation des petites retraites et les petites pensions de réversion devront être effectuées. Les bénéficiaires des minima sociaux et des allocations, devront, d’une manière ou d’une autre cotiser.
Avec l’ensemble des forces politiques, économiques et sociales de notre pays, refonder ensemble et de manière progressive notre système de retraite, afin de le rendre plus lisible et surtout plus juste. »

5e circonscription

Aurélien Manenc, Parti Socialiste
« Pour vivre mieux, nous proposons de sanctuariser l’âge maximal de départ à la retraite à 62 ans.
La pérennité du système n’est pas menacée à court terme.
De plus nous souhaitons revaloriser les petites retraites en portant les montants nets actuels du minimum vieillesse à 1100 euros et du minimum contributif à 1200 euros et en permettant que chaque heure travaillée ouvre à cotisation pour la retraite.
De plus nous rétablirons en sus des 6 existants, les 4 critères de pénibilité supprimés par le président sortant (la manutention de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et l’exposition aux agents chimiques). Ils seront mesurés selon des modalités simples définies par les branches professionnelles. Ces critères permettront au cas par cas de partir en retraite avant l’âge de 62 ans.
Le montant des retraites sera indexé sur les salaires.
L’augmentation généralisée des salaires, le maintien dans l’emploi des 55-62 ans, la lutte implacable contre la fraude et l’optimisation fiscale, qui privent les régimes sociaux de ressources précieuses, apporteront les ressources nécessaires pour financer ces mesures de justice sociale. »

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