Législatives, 5e circonscription : que pensent vos candidats de la réforme de l'école ?

Voici les avis et positionnements concernant la réforme de l’école de certains candidats sur la 5e circonscription.

Plusieurs thèmes ont été soulevés par certains candidats, jugeant le sujet important à développer. Nous avons posé les mêmes questions aux candidats avec qui nous avons pu entrer en contact. Voici un retour des avis de ce qui nous ont répondu sur la réforme de l’Ecole, de l’Education nationale.

Aurélien Manenc, Parti Socialiste

“Il faut commencer par revaloriser le salaire des enseignants : il n’est pas à la hauteur de leur implication pour la société de demain. Il faut également revoir les programmes : les enseignants perdent le sens par rapport à ces programmes. Il faut y intégrer les valeurs de la république. L’école doit être inclusive et donner accès à la culture et au sport : cela permettra l’ouverture d’esprit et développera le sens critique des enfants. L’accompagnement personnalisé permettra à chaque élève de trouver sa voie. Il faut développer l’apprentissage en mettant les moyens nécessaires, notamment sur les filières dont les métiers sont en tension et qui recrutent. Enfin, ParcoursSup doit être supprimé : il n’est pas transparent et laisse des jeunes sans rien.”

William Rouanet, Le Trèfle

“Les réformes engagées par le Gouvernement ne sont que du bricolage, nous sommes pour le retour d’une école avec des moyens pour permettre un enseignement de qualité.”

Lewis Marchand, Les Républicains

“Durant les 5 dernières années, l’école a été saccagée. Au-delà de la réforme catastrophique du baccalauréat, les formations primaires, secondaires et professionnelles ont totalement été laissées à l’abandon. Il est temps de replacer l’éducation des plus jeunes au cœur de nos priorités. Il s’agit d’un pilier de notre République, c’est en partie par elle que se construit le futur du pays. Jean-Michel Blanquer n’a cessé de jouer avec l’avenir de nos enfants en conduisant de manière déconnectée la déconstruction du diplôme national du baccalauréat, autrefois un sésame si précieux. Nos élèves acquièrent un diplôme sans valeur, ce à quoi je ne veux me résoudre. Selon moi, ce diplôme a encore du sens. Il est nécessaire de maintenir certains acquis tout en avançant vers une formule garantissant l’égalité des chances. Je pense ici au retour des épreuves de langues portant sur des sujets nationaux, par exemple.
En concertation des habitants de la circonscription, je porte également des projets pour l’école primaire. D’abord, la lutte contre la fermeture de classes ou d’écoles en zones rurales sans l’accord du maire. Ces disparitions incarnent un vrai recul des services publics dans nos campagnes et elles doivent cesser, pour ne plus délaisser nos jeunes. Il en va là aussi d’une question relavant de la vie au quotidien pour toutes les familles de la circonscription.
Ensuite, il faut empêcher que nos élèves soient poussés vers l’échec, jetés dans des classes de niveaux inégaux au collège. Je veux en ce sens établir un examen de fin de cycle primaire pour évaluer le niveau des élèves. Cela aurait pour objectif de créer des classes de remise à niveau dès le collège, afin de permettre un accompagnement des élèves en difficulté, les faisant bénéficier d’enseignements adaptés.
Également, je veux poursuivre l’idéal d’égalité des chances historiquement promis par l’École Républicaine. Je souhaite donc mettre en place une “réserve éducative”, constituée d’enseignants retraités, mobilisés pour encadrer des cours de soutien scolaire aux élèves dans le besoin, le tout sans aucuns frais pour les familles.
Un autre sujet majeur sur lequel je veux impérativement attirer l’attention est celui des formations en apprentissage et professionnelles. J’estime qu’il faut revenir aux sources en apprenant d’abord à se servir de ses mains et en arrêtant de stigmatiser les formations professionnelles. Bien au contraire, ce sont elles qui vont fournir la main-d’œuvre qualifiée dont nos territoires ont tant besoin. C’est pourquoi j’envisage de régionaliser l’organisation de ces formations pour mieux les adapter aux besoins du territoire et aux secteurs économiques locaux. Progressivement, des mesures doivent être prises pour encourager ce type d’embauche, mais aussi mettre fin à la précarité de certains contrats dont sont titulaires les jeunes. Je soutiens alors la proposition de créer un “revenu jeune actif” de 670 euros par mois, versé à tous les jeunes se lançant dans des formations débouchant sur des métiers sous tension. Il faut aider cette jeunesse qui a envie de travailler, nous avons tant besoin d’elle.
Le sujet de l’institution scolaire est vaste et exige des transformations d’envergure, par l’augmentation des effectifs du personnel enseignant, entre autres. Je suis conscient que ce même personnel paye le prix fort de la crise. Il faut ainsi rendre à cette profession ses lettres de noblesse, arrêter les faux procès sur l’autorité enseignante, revaloriser les salaires et revenir à une véritable liberté pédagogique. Nous pourrions tout aussi parler des services de restauration scolaire pour lesquels je veux qu’une priorité aux produits locaux soit imposée, afin que nos enfants soient nourris plus sainement tout en faisant fonctionner les économies locales.
Enfin, il nous reste encore un chantier à conduire autour des études supérieures. Une refonte totale de Parcoursup est impérative pour que ce système valorise enfin les élèves qui le méritent et qu’il cesse de broyer l’avenir de certains. Les critères de sélection et les effectifs des formations doivent aussi être revus, nous ne pouvons accepter que des étudiants assistent à leurs cours assis sur les marches des amphithéâtres. Je veux m’attaquer à la triste problématique de la misère étudiante, qui me touche énormément. Nous devons faire en sorte qu’un étudiant ne soit pas obligé de travailler pour subvenir à ses besoins et que tous, puissent suivre leurs études dans de dignes conditions de vie. Nous pouvons résumer l’ensemble de ces propositions très concrètes par un objectif clair. Celui de revenir à une école républicaine, laïque, garantissant l’égalité des chances, et qui fait tout pour promouvoir le mérite des élèves. Cet objectif, je m’engage à le poursuivre.”

Pierre Polard, Nupes

“L’école, comme la plupart des autres services publics, doit être reconstruite après des années d’affaiblissement. Le quinquennat qui s’achève, avec la « gestion Blanquer », a conduit l’Éducation nationale au bord de l’explosion.
Pour preuve, le manque criant de postulants pour devenir enseignant, symptôme supplémentaire s’il en était besoin du manque d’attractivité de ce métier. Désormais, pour pallier ce manque, il y a recours à des contractuels sélectionnés après de brefs entretiens ! Il faut tout reconstruire, et tout d’abord rendre plus attractif le métier d’enseignant, avec le dégel du point d’indice et le rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 2010.
La rémunération est nécessaire, mais n’est pas suffisante. Il faut aussi reconstruire l’école sur tout le territoire avec un plan pluriannuel de recrutement, visant à embaucher au moins 160 000 enseignants sur les 5 prochaines années, de façon à amener les effectifs à 19 élèves par classe pour tous les niveaux, en priorisant la maternelle.
Il faut garantir le caractère unifié du service public de l’éducation nationale sur les contenus d’enseignement, les modalités de recrutement et les statuts des personnels. Par ailleurs, l’école doit être vraiment gratuite, depuis la maternelle jusqu’à l’université. À terme, cette gratuité devra également concerner la cantine, qui sera rendue 100 % bio et locale. C’est une question d’égalité d’accès au service public que doit être et demeurer l’école.
L’école doit pouvoir accueillir tous les élèves, d’où la nécessité de créer un véritable service public d’accompagnement des élèves en situation de handicap, avec un nouveau corps de fonctionnaires, en formant et titularisant les actuels AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap).
Les réformes « Blanquer » du baccalauréat, du lycée et de la filière professionnelle doivent être abrogées.
Il faut reconstruire l’école de l’égalité et de l’émancipation, une école qui participe à la prise en charge des grands défis de demain et contribue à la formation de citoyens dotés d’esprit critique et de libre arbitre.”

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