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Nos oreilles, on y tient ..par Denis Carnevali

C’est bientôt l’époque des festivités de l’été et pour les communes qui ont une amnésie culturelle tout l’année, le temps de démontrer qu’elle existe aussi. Mais face aux communes qui en ont les moyens, qui font cela d’ailleurs assez bien, pas facile de montrer que l’on vit quand tout le restant de l’an, on est […]

C’est bientôt l’époque des festivités de l’été et pour les communes qui ont une amnésie culturelle tout l’année, le temps de démontrer qu’elle existe aussi. Mais face aux communes qui en ont les moyens, qui font cela d’ailleurs assez bien, pas facile de montrer que l’on vit quand tout le restant de l’an, on est dans un état d’hibernation.

La culture c’est la vie, le souffle d’une cité donc le non culturel vous l’avez compris c’est la paralysie de l’imagination, de la création, de l’ouverture, de la diversité, du rapprochement vers les autres.

Et si l’été venant, les sonorités musicales et les parfums enivrants des spectacles vivants sillonnent notre belle région, il y a des communes où la culture se résume au zig-boum-boum bien appréciés soi-disant des touristes. Car d’après les adeptes du zig-boum-boum le touriste est sot donc inculte, incapable d’apprécier la culture locale, régionale, nationale voir celle des origines de certains habitants qui composent une commune. Les adeptes du zig-boum-boum ont une vision très réduite du touriste car étant nous même tous des touristes potentiels, on est d’après ces adeptes, cela va de soi, tous des abrutis.

Pourtant à l’instar de ceux qu’en pensent ces adeptes, le zig-boum-boum a outrance, fait fuir le touriste qui est surement moins sot que ce qu’il en l’air et fidélise plus particulièrement les adeptes du é-glou-é-glou-é-glou. Car les véritables amateurs du zig-boum-boum se dirigent la plupart du temps vers des lieux conçus à cet effet pour sa diffusion.

Le zig-boum-boum pourrait être drôle si, il n’était pas par certain cotés un danger pour une commune. Car trop de zig-boum-boum nuit. Nuit à l’épanouissement de la commune, nuit à sa conquête d’un tourisme plus fidèle, plus nombreux, plus porteur pour les commerçants de la commune, plus valorisant pour ses habitants.

« Le son devient du bruit lorsqu’il est gênant ou lorsqu’il est nocif pour le système auditif. » extrait de la brochure : Nos oreilles, on y tient !

D’ailleurs, beaucoup de municipalités conscientes de ce problème ont choisies (depuis quelques années pour certaines) de mettre l’accent sur la culture, en donnant un fort élan culturel à leur village, à leur ville, en portant un projet culturel à la hauteur de leur commune et de leurs moyens.

L’impact culturel font (ou feront) d’elles une vitrine connue et reconnue qui enrichira leur avenir au lieu de scléroser.

L’identité d’une commune c’est sa culture.

C’est sa culture qui la fera grandir

C’est sa culture qui la fera s’ouvrir

C’est sa culture qui la fera s’épanouir

C’est sa culture qui la fera vivre

A Vias, là où rien de culturel ne poussait, demain il est fort probable que des pousses plantées par la nouvelle équipe municipale commencent à orner et à parfumer nos rues et nos quartiers. Alors ne laissons par les adeptes du zig-boum-boum piétiner notre jardin.

 
(cet écrit n’engage que son auteur)  Denis Carnevali

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