Parkings en ville

L’espace étant largement occupé par le bâti, il est difficile de trouver des emplacements…

L’espace étant largement occupé par le bâti, il est difficile de trouver des emplacements pour accueillir les véhicules de nos visiteurs, mais pas seulement eux. Chacun exprime dans ce journal et à longueur de temps son intérêt pour raviver la situation économique et sociale du Centre Ancien. Les solutions passées et projetées ne semblent pas donner satisfaction jusque là.

Pour avoir observé ce qui c’est déjà fait ailleurs, comme à Sète par exemple, je pense qu’il faudrait se lancer dans l’occupation du lit de l’Hérault. Nous savons que la navigation des seuls bateaux dont le tirant d’eau est limité à 1,5 ou 2 m peut s’effectuer dans la partie urbaine du fleuve, l’accès au Canal du Midi étant la seule raison de ces passages.

Au moment de la modernisation de la station d’épuration et pour évaluer le brassage des eaux de sortie dans le cours de l’Hérault, des études poussées avaient prouvé la stratification des eaux fluviales. Sur les 5 à 7 mètres de profondeur, seuls 2 m, au plus, sont occupés par l’eau douce, le reste l’étant par l’eau de mer. D’ailleurs les pécheurs à la ligne le savent bien, eux qui trouvent des poissons de mer jusqu’à la pansière et cela toute l’année.

Pourquoi faire allusion à cette stratification des eaux ? Pour sensibiliser sur l’inaction des crues quant à la solidité et la stabilité d’un ouvrage noyé dans les eaux du fleuve.

A Sète, le parking sous-marin du Canal Royal n’est en rien perturbé par le flux et le reflux bi-journalier entre mer et étang de Thau.

A Bastia, à Marseille des ouvrages comparables ne souffrent absolument pas de leur immersion dans le milieu salin.

Ainsi donc, un parking sous marin à deux niveaux dans le lit de l’Hérault partant du quai du Chapître et allant jusqu’à la Consigne pourrait absorber entre 500 et 1000 voitures. La surface supérieure de cet ouvrage devrait laisser 3 à 4 mètres de tirant d’eau pour la navigation et une bonne remontée de l’eau salée jusqu’à la pansière.

La seule contrainte est le positionnement des boyaux d’accès et de sortie de l’ouvrage. Il faut impérativement qu’ils se situent à une altitude supérieure au plus haut niveau des crues centennales pour des raisons de sécurité que tout le monde comprendra. Les quai des Dames et du Commandant Réveille pourraient accueillir ces entrées-sorties.

De nos jours les entreprises de travaux publics sous-marins ont acquis des capacités techniques phénoménales. Des conventions public-privé peuvent pallier au côté financier des choses et permettre rapidement de trouver une solution viable pour les visiteurs et les autochtones du Cœur de ville en matière de parkings.

Une autre solution, déjà envisagée puis abandonnée dans les années 80, consistait à créer un parking sous la Promenade, le long des rues Jean-Jacques Rousseau et Richelieu. L’implantation des platanes, malades pour la plupart d’entre eux, devrait être revue et les réseaux déplacés. Mais là aussi on sait faire.

Ces suggestions devraient être prises en compte et faire l’objet, pour le moins, d’études de faisabilité et rentabilité pour enfin donner au Cœur de Ville des espaces d’accueil de véhicules dignes du renouveau recherché.

Dans le même esprit de dynamisation du Centre Ville, l’idée de création d’un port fluvial dans la zone des Verdisses avec débouché dans l’Hérault à hauteur du quai du Commandant Réveille ne doit pas être rangée au placard. Cela reste du domaine du possible et amènerait une clientèle espérée par tous. Peut-être même que la revitalisation immobilière du coin s’en trouverait renforcée.

En attendant, bonnes vacances et succès économiques aux activités balnéaires.

Louis-Paul DELPECH

Vice-Président CiViC

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