Politique — France

Politique, remaniement : Emmanuel Macron : « J'ai choisi la continuité et l'efficacité »

Exit Pap Ndiaye et Marlène Schiappa. Le vent en poupe pour Gabriel Attal. Retour sur le grand remaniement ministériel du jeudi 20 juillet.

Attendu le 14 juillet dernier pour conclure la période des « 100 jours d’apaisement », le président Emmanuel Macron a finalement pris la parole le vendredi 21 juillet en Conseil des ministres. Pas d’explication sur ce retard, probablement dû aux émeutes de juin et au remaniement ministériel. En début de discours, il a tenu à réaffirmer sa confiance aux membres du gouvernement maintenus, notamment la Première ministre Elisabeth Borne en optant pour « la continuité et l’efficacité ». Il a également salué les ministres sortants et a félicité les entrants.

Elisabeth Borne reconduite 

Après moult rumeurs, la cheffe du Gouvernement a été reconduite par l’Elysée. En première ligne, lors du projet de la réforme des retraites, Elisabeth Borne a essuyé de nombreuses critiques, de l’opposition et des Français, qui auraient pu compromettre sa place. Emmanuel Macron a finalement tranché et conserve sa Première ministre. Pas de surprise côté Place Beauvau, Gérald Darmanin a été maintenu malgré la violence des récentes émeutes.

Exit

Le jeudi 20 juillet, huit membres du gouvernement ont été remerciés. Le ministre de l’Education Pap Ndiaye n’a visiblement pas séduit au vu de son plan mitigé sur la mixité sociale et de ses escarmouches avec CNews et Europe 1, les qualifiant de « médias d’extrême-droite ». Au cœur du scandale du fonds Marianne et de la polémique Playboy, Marlène Schiappa avait même annoncé son départ du poste de secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale et solidaire de la Vie associative avant le communiqué de l’Elysée.

Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités et des Familles, n’a pas su imposer son identité, jugé pas assez médiatique. François Braun a lui aussi déçu de part son mauvais bilan : saturation des hôpitaux, grèves des médecins libéraux… Le Montpelliérain Jean-François Carenco a quitté le ministère des Outre-mer. Il avait pris ses fonctions en juillet 2022.

Nouveaux visages

Le gros coup de ce remaniement concerne Gabriel Attal. Porte-parole du gouvernement (2020-2022) puis ministre délégué chargé des Comptes publics (2022-2023), il remplace Pap Ndiaye en promettant que « chaque élève, chaque jour de l’année, aura un professeur ». Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, devient ministre des Solidarités et des Familles. Le gouvernement espère que son fort caractère détonnera sur celui de son prédécesseur. Une élection est prévue samedi 22 juillet au sein du groupe parlementaire pour élire un nouveau président. L’actuel vice-président Sylvain Maillard est pressenti.

Enfin, le Gardois Aurélien Rousseau fait son entrée au ministère de la Santé. Cet ancien membre du Parti communiste français et du Parti socialiste était, depuis mai 2022, le directeur de cabinet d’Elisabeth Borne. Leur rencontre remonte à leur passage à l’ENA en 2007.

Lors de son discours, Emmanuel Macron a appuyé sur la responsabilité qu’auront désormais ces nouveaux ministres auprès des Français. « Nous aurons collectivement à les servir avec exigence et exemplarité. Dans le moment que vit la Nation, il est attendu cela », a-t-il déclaré.

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