Prévenir et accompagner, les défis de la Semaine de dépistage des Infections Sexuellement Transmissibles

La région Occitanie organise une semaine de dépistage des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) jusqu’au 19 novembre.

Organisée par l’Agence Régionale de Santé Occitanie et le Comité régional de Coordination de lutte contre les IST et VIH, cette campagne annuelle a pour objectif d’informer et de promouvoir le dépistage pour lutter contre ces infections.

Informer pour mieux prévenir

Tout au long de l’année, les pouvoirs publics et des associations se mobilisent pour sensibiliser les populations les plus à risque de développer les IST (VIH, hépatite B, chlamydia, syphilis, gonococcie, papillomavirus, l’hépatite C…) mais également l’ensemble de la population. 

Il faut dire que ces infections sont bien souvent asymptomatiques, ce qui conduit certaines personnes à être porteuses sans le savoir. “Les Infections Sexuellement Transmissibles peuvent concerner toute personne ayant une vie sexuelle active, rappelle l’ARS Occitanie. Connaître son statut est la meilleure manière de pouvoir être rapidement traité-e, d’éviter des complications et de diminuer le risque de transmission à d’autres personnes, notamment les partenaires sexuels”.

Encourager les tests

La Semaine régionale du dépistage des IST porte une ambition : multiplier les dépistages. “Recourir au dépistage des Infections Sexuellement Transmissibles permet d’établir un diagnostic précoce, une prise en charge thérapeutique précoce et donc de se donner de meilleures chances d’en être guéri”, développent les organisateurs.

Pour les autorités de santé, il y a urgence à ouvrir le dialogue avec les populations les plus touchées et les moins bien informées. Dans leur communiqué, elles signalent notamment que les “jeunes de 15 à 24 ans constituent environ 40% des publics touchés par les IST en 2013-2014, avec des niveaux de connaissances et de perception des enjeux très centrés sur le VIH, mais sans recours massif à son dépistage”. D’après leurs études, 50% des 15-24 ans ne l‘auraient jamais effectué.

Pour rappel, en France, il est possible de se faire dépister gratuitement en préservant son anonymat. Pour ce faire, il suffit de se rendre dans un Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD). Les tests peuvent également être réalisés auprès de certaines associations spécialisées et dans tout laboratoire de biologie médicale, sur prescription.

Quel est le meilleur moment pour se faire dépister ?

Si le dépistage est à encourager chez toute personne sexuellement active, quatre scénarios se détachent des autres :

  • en cas de rapport non protégé (génital, anal, oral) avec un partenaire dont on ignore s’il est porteur
  • en cas de déchirement du préservatif
  • si une relation stable se construit avec un-e partenaire et que les deux partenaires ne souhaitent plus utiliser le préservatif
  • en prévision d’une grossesse, pour éviter une transmission au nouveau-né

Aujourd’hui, plusieurs méthodes de tests sont accessibles :

  • la prise de sang, méthode la plus fiable, qui permet de rechercher anticorps et antigènes dans le sang dès 6 semaines après la contamination potentielle
  • les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) d’une infection par le VIH, l’hépatite B et de l’hépatite C, qui permettent, en 30 à 45 minutes et gratuitement, de rechercher les anticorps 3 mois après la contamination potentielle.
  • les autotests de l’ infection par le VIH, vendus en pharmacie
  • le prélèvement de liquide ou de cellules permettant de rechercher le germe contaminant en milieux génital et/ou anal et/ou pharyngé
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