SÉCURITÉ ROUTIÈRE - Mais qu’est-ce que le système LAPI ?

Cela pousse comme des champignons au bord de nos routes, mais qu'est-ce que c'est…

Cela pousse comme des champignons au bord de nos routes, mais qu'est-ce que c'est réellement ?

Le LAPI est un système de reconnaissance automatique des plaques minéralogiques, de plus en plus utilisé et visible en France depuis des années. Peu connu des usagers de la route, il est souvent confondu avec un radar ou encore avec des caméras de vidéo-verbalisation. Souvent installé en hauteur à des points stratégiques où la circulation y est intense, ce système lit, traduit et/ou enregistre la plaque d’immatriculation de chaque véhicule qui passe dans le champ de cette caméra infrarouge, en temps réel.

À quoi sert-il ?

Lorsque que la base de données utilisée couvre tout l’espace Schengen, les recoupements d'informations internationales facilitent amplement le travail des forces de l’ordre, notamment dans le cadre de rapts d’enfants, de terrorisme, d'individus en cavale ou bien encore pour lutter contre le fléau des vols de véhicules.

Ce même système est parfois installé à bord de véhicule de police et de gendarmerie ou de sociétés externes dédiées à la verbalisation contre le stationnement illégal. Il peut comprendre jusqu’à 4 caméras par véhicule, souvent placées sur la rampe lumineuse de façon permanente, sur le toit ou dissimulées dans la calandre du véhicule. (Exemple: véhicules banalisés)

Ce système bientôt rentable

Mais attention, le système LAPI permettra dans un futur proche de vérifier si chaque véhicule est bien assuré. Pour faciliter les contrôles des forces de l’ordre, un fichier des véhicules assurés (FVA) a été constitué à partir de l’immatriculation, du nom de l’assureur et du numéro du contrat avec sa période de validité. À disposition des policiers de Paris depuis le 4 juin 2019, ce fichier devrait être étendu progressivement sur tout le territoire. De ce fait, les autorités entendent mettre fin aux fausses vignettes sur les pare-brise ou aux attestations en cours de renouvellement. En cas d’infraction, elles disposeront de trois jours pour confirmer l’absence réelle d’assurance. On peut y voir une certaine façon de rentabiliser un système déjà très utile.

Pour rappel, rouler en défaut d’assurance comprend des risques :

 – Les risques financiers : les victimes d’un accident causé par un conducteur sans assurance sont indemnisées par le FGAO (Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages). En revanche, le responsable non assuré ne sera, en aucun cas, indemnisé pour ses propres blessures ou dégâts matériels. Et il devra rembourser au FGAO la totalité des sommes engagées pour l’indemnisation des victimes de l’accident. Le conducteur responsable devra donc rembourser chaque mois une mensualité calculée en fonction de ses revenus, parfois pour le restant de sa vie.

 – Les risques judiciaires : la conduite sans assurance constitue un délit. La peine encourue pour le défaut d’assurance est une amende de 3750 euros, pouvant être assortie de peines complémentaires comme la suspension ou l’annulation du permis, avec interdiction de le repasser, et la confiscation du véhicule. En cas de récidive, la sanction pénale peut aller jusqu’à 7500 euros. Toutefois, depuis le 1er novembre 2018, le défaut d’assurance peut aussi être puni d’une simple amende forfaitaire de 750 euros (minorée à 600 euros pour un règlement dans les 15 jours ou majorée à 1500 euros au bout de 45 jours), lors de la première constatation de l’infraction.

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