SETE - Pierre, ciseaux, feuille, puits… Qui gagne ?

 Ma rencontre avec Jean Milon fut pleine de frustrations mais aussi pleine de sagesses…

 

Ma rencontre avec Jean Milon fut pleine de frustrations mais aussi pleine de sagesses car, dans la galerie le vent se lève l’humilité n’est pas le détour effarouché d’une expression creuse mais une REALITE intangible.

 Je vous avouerai qu’il m’a fallu quelques temps pour décoder cette linguistique bienveillante avant de comprendre que ce lieu est le vélin pur et blanc pour celui qui veut le remplir de clair ou d’obscur.

Vous me direz : « C’est la part belle à l’exagération de la psyché ! » eh bien parlons-en ! Le maître de ces lieux privilégie l’intention, l’être, avant toute débauche d’expressions ; il laisse donc son lieu ouvert à une naturalité qui n’est pas naïve mais surtout chargée de bonnes intentions.

Selon moi, éponge sensitive et psychoprhastisque, une lumière dans la nuit ou l’odeur d’un bon feu recueille tous les concepts de la générosité familiale ou vierge de toutes intrusions sentimentales, crée un bon vivier ou l’artiste ne se libère que dans son indépendance.

En bref, voilà le vent qui se lève près du quai du Bosc !!

La goutte d’eau qui évite l’évaporation aura lieux ce samedi 1°juillet et proposera, non pas un passage de relais mais une modulation d’être et de temps, une acclimatation entre le travail de l’un et l’incontournable de l’autre ou de l’Autre.

Qui est l’un et qui est l’autre ? Question légitime !

Je répondrais par chronologie de pensée.

Donc pour en revenir à l’intérêt premier de cet article, J Milon a décidé de mettre en vis-à-vis ses premiers clichés photographiques, suintant le talent et un certain regard, et même un regard certain, sur des jeux d’enfants à l’abri d’un grenier protecteur, des regards, mais pas à l’abri des miroirs avec celui qui a inspiré son moyen d’expression : Vick Mengus

Parlons un peu de miroir, structure atavique de la photo s’il en est, mais plus atavique s’il faut considérer l’histoire des Arts l’lorsqu’ils nous redonnent sans fard notre quotidienne réalité et nous obligent à prendre le temps « in vivo ».  Vous me direz : » facile d’utiliser les miroirs dans la photo ! », et bien oui ! Exercice facile mais prenez le temps de vous déplacer là où le vent se lève pour voir, admirer, et apprécier, même si vous n’êtes pas disposés, le tellurisme physique des images, quantifiables numériquement, où toute la pudeur du monde peut se manifester ! De plus ce ne sont que des jeux d’enfants et il n’avait que 17 ans !

Face à Mengus la frontière est nette et franche, d’un côté un intimisme esthétique qui nous met en situation de l’autre une réalité aride par la lumière et par les situations sous flammes, des instants de vie d’enfant qui jouent en toutes liberté sans l’autorité des parents, des enfants en quartier libre qui vivent des choses d’adultes, ou plutôt qui les jouent, libérés à leur seule acuité de la découverte du monde.

Le contraste est saisissant et mérite la confrontation. Un homme jeune face à un homme déjà encadré dans le sens de l’histoire.

 Premières bobines à l’âge de 17 ans qui reflètent un sens de la composition que lui a transmis son mentor en la matière, en le frustrant pendant très longtemps de toutes utilisation d’un quelconque appareil photo. Son regard de jeune homme s’est donc porté sur ces jeux d’enfants, où le numérique et le connecté ne sont pas encore de mise.

Mais face à l’astronome de Veermer, j’explore et j’explore toujours vers une vérité intuitive des fantasmes, le départ du voyageur qui se confonds avec les images qu’il ramène à son retour.

On distille alors toutes ses connections synaptiques pour « oublier » la jolie boite noire, exercice efficace s’il en est, pédagogie agressive mais pédagogie efficace… bon sang de bois !

Il a donc mêlé ses pieds dans le même révélateur, barbotter ses orteils, mélanger son « pour soi » avec ce qui sort du bac et qui n’a rien de chimique pour se « réveiller » !

Une intimité plus calfeutrée et stabilisée de la part de l’élève, et une errance plus tentatrice de l’autre, voilà ce qui confronte toujours le maître et l’élève mais comme la goutte d’eau et comme le disait Héraclite : on ne se baigne jamais dans la même eau.

 

   

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