Tchernobyl, Tricastin……Ne vous inquiétez pas tout va bien !

Le 26 avril à 1 h 23 et 40 secondes, heure de Moscou, une…

Le 26 avril à 1 h 23 et 40 secondes, heure de Moscou, une explosion détruit le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine), près de Kiev. Pendant les dix jours qui suivent une énorme quantité de poussières et de gaz radioactifs est libérée. L’explosion a été provoquée par l’imprudence des opérateurs qui avaient décidé de procéder à un test au mépris de toutes les règles de sécurité. 150 000 personnes, résidant dans une zone de 30 km alentour sont évacuées. A terme on compte des dizaines de milliers de morts (dont 39 officiellement recensés …), principalement des enfants et des adolescents, par cancer de la glande thyroïde. Vingt ans après l’OMS estime qu’il faut encore s’attendre à 4000 décès liés à cet accident.

Officiellement, la fuite d’uranium à l’usine de retraitement Socatri, le 7 juillet, au Tricastin (Drôme), n’était qu’un incident mineur. Dix jours plus tard, l’inquiétude est loin d’être retombée et le doute se répand. Le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, a saisi le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), afin qu’il se penche sur les conséquences de cette pollution. Exigeant une « transparence exemplaire », le ministre veut aussi « que l’on vérifie l’état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires ».

Jean-Louis Borloo a, par ailleurs, demandé à la PDG d’Areva, société mère de Socatri, « de tirer toutes les conséquences qui s’imposent, s’il s’avère que des fautes professionnelles sont à l’origine de cet incident ». Anne Lauvergeon  se rendait le 18 juillet au Tricastin. Dés le 17 juillet, on a apprenait la nomination d’un nouveau directeur général à la tête de Socatri. Areva a admis qu’un « manque de coordination évident entre les équipes en charge des travaux et celles responsables de l’exploitation » est à l’origine de la fuite, due à « un défaut d’étanchéité d’une cuve de rétention ».

Sur place, les mesures de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire indiquent que les végétaux n’ont pas été affectés et que les légumes des potagers peuvent être mangés. « L’impact sur l’environnement a été faible et, en conséquence, n’a pas d’impact sanitaire », résume l’IRSN.
Toutefois, des analyses ont montré que des nappes phréatiques étaient contaminées sans que l’on puisse en déterminer l’origine. Pour la Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la Radioactivité (Criirad), la pollution pourrait provenir de déchets radioactifs militaires stockés, de 1964 à 1996, sur le site du Tricastin, sous une simple butte de terre. « C’est une source avérée et certaine de pollution à l’uranium », souligne Corinne Castagnier, directrice de la Criirad. La Socatri, affirme, elle, que ces déchets « n’ont rien à voir » avec la contamination des eaux souterraines.
Depuis des années…
Si elles approuvent l’initiative de Jean-Louis Borloo, les organisations écologistes la jugent insuffisante. Pour Greenpeace et Sortir du nucléaire, le contrôle des nappes phréatiques doit être élargi à tous les sites nucléaires : sites de traitement des matières, stockages de déchets, installations militaires, anciennes mines d’uranium…
La fédération France Nature Environnement (FNE) doute, elle, de la capacité du Haut conseil (HCTISN) a faire la « transparence » dans la mesure où « il dépend de l’information élaborée, contrôlée et diffusée par l’Autorité de sûreté nucléaire […], monstre technocratique et antidémocratique mis en place par la loi du 13 juin 2006 ». Au passage, FNE rappelle que les associations demandent « depuis des années », que les nappes proches des centrales soient surveillées.
Nous voilà donc, à nouveau, devant un cas de figure au caractère récurrent mais de la plus haute dangerosité.
Malgré tous les discours à vocation « rassurante » concernant le nucléaire, nous ne pouvons que constater encore l’éloignement du « risque zéro», la mise en péril des populations et des ressources d’eaux potables.
Que dire alors des projets de VILLIERS France pour l’Ecopôle de la Vallasse et surtout de SOLENA GROUP pour la torche à plasma compte tenu du caractère théorique de l’application envisagée ??
J’espère que ce malheureux exemple concret affûtera davantage le réflexe du PRINCIPE DE PRECAUTION indispensable aux décideurs quant à la protection des populations et de leurs générations futures.
Le DEVELOPPEMENT DURABLE passe par là. C’est le seul et unique :

PROJET D’INTERET GENENRAL !

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