Ganges : elle accuse son conjoint de viols répétés, il est acquitté sept ans après

En dépit de preuves que la plaignante pensait irréfutables, son conjoint, qu’elle accuse de viols répétés dès 2014, vient d’être acquitté. En cause les incohérences de l’accusation soulevées par la défense.

Une sordide histoire de viols datant de 2014 s’est conclue sur un épilogue inattendu cette semaine. Lui a 56 ans, elle 49, ils se rencontrent sur internet en 2013. Rapidement, il emménage chez elle à Ganges. Il a déjà 5 enfants nés de quatre unions différentes. Elle a été mère à deux reprises à la suite de deux mariages dont le dernier a déjà été marqué par des violences. Elle s’en remet tout juste. Il est cuisinier dans une galerie commerciale à Agde, elle traîne des ennuis de santé handicapants dûs à une erreur médicale lorsqu’on lui a posé un anneau gastrique.

Les premiers coups

Moins d’un an après le début de leur cohabitation, certains des proches de la femme affirment avoir vu des marques de coups sur son corps et été témoins de gestes violents. Elle se plaint de mauvais traitements, d’insultes et soupçonne son conjoint d’utiliser les revenus de l’allocation handicapé qu’elle reçoit. Elle se réfugie dans l’alcool et les médicaments jusqu’à mettre sa vie en danger. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Son état s’aggrave, l’hystérie la gagne au point que son conjoint fait appel à un marabout.

Les premières plaintes

Le 4 juin 2014, elle dépose plainte. Elle accuse son conjoint de la violer régulièrement. Elle rapporte en particulier un épisode de sodomie. Lui nie les accusations. Il affirme au contraire qu’elle a plus d’appétit sexuel que lui et qu’elle réclame des pratiques comme la double pénétration. Après une première enquête et une comparution prévue le 23 juin 2015 pour violences graves, une plainte pour viol avec constitution de partie civile est déposée 15 jours plus tôt et relance les investigations.

Une preuve incontestable ?

Devant les juges du tribunal criminel de l’Hérault, sept ans plus tard, l’accusation s’écroule. La plaignante était pourtant certaine que l’expertise du chirurgien serait un argument irréfutable. En effet, l’expert avait conclu que les dommages observés sur elle ne pouvaient avoir été causés que par des sodomies. Un élément qui a poussé le parquet général à réclamer de dix à douze ans de prison contre le conjoint. Mais un autre expert contredit ces conclusions.

Victime ou vengeance ?

Les accusations de la femme se heurtent aux versions de l’homme. Elle se confie au juge à huis-clos pour décrire les pratiques sexuelles auxquelles elle aurait été forcée. Lui s’en défend et affirme qu’elle est demandeuse plus que victime. Il finit par qualifier les accusations de vengeance préméditée. Elle serait sous l’emprise de ses proches. Là-dessus, un expert ne reconnaît pas dans l’homme le profil du manipulateur. Pour finir, la défense relève des incohérences de dates dans les témoignages des proches. L’homme est acquitté.

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