Le mystère de la bête de Vias... Par Jean-Pierre AMARGER

Vous pouvez retrouver dans la rubrique " La presse en parle " d'Hérault Tribune.  les évènements et les…

Vous pouvez retrouver dans la rubrique ” La presse en parle  d'Hérault Tribune. 

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Notre confrère du journal Midi-libre, Jean-Pierre AMARGER consacre ce mardi 31 décembre 2013, un article sur le mystère de la bête qui s'est échouée sur une des  digues de la plage de Vias.


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Le mystère de la bête de Vias

Insolite – Le corps d’un baleineau de 6 mètres a été découvert dimanche par des promeneurs sur la plage de Farinette.

Un cétacé, un poulpe géant, ou tout bonnement un silure de grande taille ? C’est la question qui se posait, hier matin, après qu’une mystérieuse bête se soit échouée sur la plage de Farinette, sur la rive droite du Libron à Vias, non loin du camping les Flots Bleus ?

Selon les services municipaux de la commune de Vias, le gagnant pourrait être… un énorme silure qui se serait écrasé sur l’une des digues. «Nous nous sommes rendus sur place et, selon nos observations, il s’agirait d’un énorme silure. Il devait chasser non loin de l’embouchure du Libron et a été rejeté sur les rochers quand il y a eu le gros coup de mer de Noël », tente-t-on du côté de la police municipale de Vias.

 Un rorqual commun 

Raté ! Renaud Dupuy de la Grandrive, spécialiste de la pêche, et notamment du silure, s’est déplacé sur les lieux de “l’enquête”, intrigué par la taille énorme annoncée de l’animal. Et il est formel… « Ce n’est pas un silure. » Alors ?
En fait, il s’agirait d’un baleineau échoué depuis quelques jours sur la di- gue. « C’est un rorqual commun que j’ai pu identifier grâce à sa dorsale et aux sillons ventraux, détaille Renaud Dupuy. Il mesure environ 6 mètres de longueur et s’est échoué là lors du der- nier coup de mer selon un témoin pê- cheur. La taille énorme qui avait été annoncée m’intriguait vraiment. Des silures de cette taille, on en trouve très rarement, ou alors Russie seule- ment. Il n’était pas impossible de trou- ver un tel animal en mer. Ils peuvent vivre quelques heures, voire plus dans les eaux salées. Mais ils ne peuvent y rester indéfiniment. Pour ce qui est de sa provenance, ce poisson, si cela avait été le cas, n’aurait pu venir que de l’Orb ou de l’Hérault. Il n’y a pas de si- lure dans le Libron. »
Peu de personnes savent que des balei- nes croisent en Méditerranée. Pourtant, cinq des onze espèces connues de ces mammifères ont été rencontrées sur ce territoire maritime qui représente seule- ment 1 % de la surface maritime du globe.
 
Le rorqual commun peut atteindre 50 tonnes
 
L’une d’elle, le rorqual commun, peut même atteindre 22 m et 50 tonnes. C’est la baleine la plus connue de Médi- terranée, mais elle est très discrète et très rarement rencontrée.
Pour des raisons liées probablement aux courants marins, des échouages sont régulièrement observés sur les cô- tes de l’Hérault et l’Aude, dans un sec- teur qui se limite à Villeneuve-lès-Ma- guelone et Port-la-Nouvelle. En janvier 1985, une baleine mourante avait été repérée dans l’Aude et une se- conde, en novembre 1989, au même en- droit. La dernière baleine échouée sur le Biterrois remonte aux années vingt. Cet échouage avait eu lieu sur la plage de Valras en 1921.
 
Le cadavre de cet animal sera évacué dans la journée et confié au soin d’un équarrisseur. On ne connaîtra sans dou- te jamais la raison de son échouage.
 
JEAN-PIERRE AMARGER –  jpamarger@midilibre.com
 

 

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