Montpellier, art : Max Hooper Schneider, une réflexion sur le pourrissement au Mo.Co Panacée en février

A compter du 12 février 2022, le Mo.Co Panacée présentera ce qui s'annonce comme la première exposition monographique de l’artiste américain Max Hooper Schneider dans une institution européenne.

Illustration : une œuvre de Max Hooper Schneider exposée à ArtBasel.

Des paysages en mutation

Anya Harrison et Pauline Faure sont les deux commissaires de l’exposition Pourrir dans un monde libre, dont le titre rappelle la chanson du groupe de death metal Carcass. Pour cette carte blanche qui a été donnée à l’artiste américain, du 12 février au 24 avril 2022, des œuvres sur le pourrissement, signées Max Hooper Schneider, seront exposées dans tous les espaces du MO.CO. Panacée.

Ses paysages en mutation, ou jardins « médico-légaux » (forensic gardens) présentent les différents stades dégénératifs d’écosystèmes, et le surgissement de nouveaux organismes végétaux, minéraux, animaux, fongiques et viraux, au fil du temps. Sans critiquer l’action nocive exercée par l’être humain sur son environnement (l’Anthropocène), l’artiste, partant du constat que la matière ne meurt jamais, seulement qu’elle change de forme, se délecte à envisager ces nouvelles formes de vie. Il sera donc question de décomposition mais aussi de régénération, au Mo.Co Panacée, car “rien ne peut être réduit à néant”.

Max Hooper Schneider 1

De nouvelles formes de vie

Les visiteurs déambuleront donc parmi des “paysages” en destruction-construction imaginés par Max Hooper Schneider. Ils évolueront parmi une dizaine de sculptures récentes, dont certaines cinétiques, évoquant “les contradictions inhérentes à la confrontation avec la mort ou la perte”. Et parmi de nouvelles œuvres – sculptures, vidéos, installations immersives – produites en collaboration avec des acteurs du territoire lors d’une résidence de recherche et de production à Montpellier. “Fossiles, résine, poupées vintage, accessoires BDSM galvanisés en cuivre, ceintures de cartouches en fonte d’aluminium, algues et plantes marines, détritus estuariens, néons : Hooper Schneider opère une déhiérarchisation de la valeur symbolique de toute matière qu’il touche, d’une civilisation en chute libre. Peut-être que ses jardins « médico-légaux » ressemblent à un cimetière, mais celui-ci dégorge de nouvelles formes de vie”, jugent les commissaires de l’exposition.

Max Hooper Schneider 2

Quand art et sciences se mêlent

Max Hooper Schneider est né en 1982. Il vit et travaille à Los Angeles, aux Etats-Unis. Il a suivi des études de biologie marine et d’architecture de paysage. Mêlant l’art et la science dans ses œuvres, il collabore bien souvent avec des chercheurs, artisans, créateurs et fabricants afin d’imaginer “de nouveaux écosystèmes où l’artificiel et l’organique, l’humain et le non-humain se fusionnent, s’infectent, s’hybrident et se contaminent, prenant des formes inédites”.
Hooper Schneider a fait l’objet d’expositions personnelles à High Art (Paris), au Hammer Museum et Jenny’s (Los Angeles, Californie) parmi d’autres. Son travail a été présenté dans des expositions de groupe au Salon d’octobre, Biennale de Belgrade ; 16e Biennale d’Istanbul ; 13e Triennale de Pays Baltes (Vilnius, Lituanie ; et Riga, Lettonie) ; au Musée d’art moderne de la ville de Paris ; ou à la High Line (New York, NY), nous apprend un communiqué de presse.

Informations pratiques

Max Hooper Schneider, Pourrir dans un monde libre, du 12 février au 24 avril 2022.
Mo.Co
Panacée – 14, rue de l’Ecole de Pharmacie – Montpellier.

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