Octobre rose, 1 marathon par jour : Claude Cazes nous raconte les 5 premiers jours de son aventure

Reportage

Tous les vendredis, notre rédaction vous permet de suivre jour après jour les foulées de Claude Cazes, le Forrest Gump biterrois.

Aventurier au grand cœur, sportif expérimenté, il s’est lancé un défi fou à l’occasion d’Octobre rose, au profit de la Fondation ARC : traverser la France du Sud au Nord pour récolter des fonds pour la lutte contre le cancer. Parti dimanche 2 octobre depuis Lamanère, la commune située la plus au sud du pays, Claude Cazes, vêtu d’un déguisement de Forrest Gump, a déjà parcouru plus de 200 km. Il nous raconte.

Jour 1 : Lamanère -> Saint-Jean-Pla-de-Corts

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©Claude Cazes

Claude Cazes : “Ce dimanche matin, j’ai débuté l’aventure depuis Lamanère, la commune la plus au Sud du pays. Les 21 premiers kilomètres étaient difficiles physiquement, car il y avait beaucoup de dénivelés positifs et négatifs. Heureusement, j’avais le moral, il m’a poussé jusqu’à ma halte à Can Partère. Arrivé dans le village, j’ai pris le temps de manger, de faire une sieste d’une trentaine de minutes et de me baigner dans un cours d’eau. L’eau froide m’a permis de refroidir mes articulations et d’atténuer mes premières douleurs avant de repartir. Les 21 km de l’après-midi étaient plus durs psychologiquement, j’avais l’impression que je n’allais jamais arriver au bout. Dans ces cas-là, il suffit d’y croire, de se concentrer, et c’est ce que j’ai fait. Je suis arrivé fatigué mais heureux au Camping de la Vallée à Saint-Jean-Pla-de-Corts, où les propriétaires et patrons m’ont gentiment offert l’hospitalité. Ce soir, grâce à eux, je vais dormir dans un bungalow tout équipé et dans un vrai lit. Faire une bonne nuit de sommeil va me permettre de mieux repartir demain”.

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Camping de la Vallée ©Claude Cazes

Jour 2 : Saint-Jean-Pla-de-Corts -> Perpignan

Claude Cazes : “Je suis parti ce matin avec un petit pincement au cœur parce que les patrons du Camping de la Vallée ont été d’une gentillesse folle. Ils ont été aux petits soins avec moi. Après cette bonne nuit de sommeil, je suis parti direction Canohès. Sur ma route, plusieurs personnes se sont retournées, interpellées par mon déguisement. Plus problématique, je me suis fait attaquer par un chien. Il se trouvait au beau milieu de la route et n’a pas dû apprécier que je traverse son territoire. J’ai dû passer à côté de lui rapidement, mais calmement, afin qu’il ne me prenne pas en chasse. Au village de Canohès, j’ai fait la rencontre de Laurie et sa maman Emma, qui tiennent un joli bar à vin. Elles se sont montrées très généreuses en m’offrant un bon repas chaud. Après le déjeuner, je suis allé me baigner dans la petite rivière qui traverse la commune afin de diminuer mes inflammations articulaires. Le froid est vraiment un remède efficace dans ce genre de situation et cette pause était plus que nécessaire, surtout avec les dénivelés que j’ai dû affronter l’après-midi. Je suis arrivé avec le sourire mais quelques douleurs à Perpignan, où j’ai retrouvé 2 sponsors de l’aventure, Arisoy Frères et Phœnix. Grâce à eux, je vais passer une nuit confortable dans un hôtel Ibis.”

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Claude Cazes et ses sponsors, Arisoy Frère et Phoenix

Jour 3 : Perpignan -> Peyriac-de-Mer

Claude Cazes : “Le marathon d’aujourd’hui était particulièrement difficile en raison des dénivelés. Les chemins que j’ai empruntés étaient similaires à des chemins de trail et les chaussures de Forrest Gump ne sont pas adaptées à ce genre de terrain. 

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©Claude Cazes

J’ai maintenu mon allure jusqu’à Caves, la halte du jour. Sur place, je n’ai pas pu me rafraîchir dans le cours d’eau que j’avais repéré, car celui-ci était complètement asséché. En jetant un coup d’œil à Google Maps, j’ai remarqué qu’il y avait un gîte à deux pas et j’ai décidé de faire appel à la générosité de la propriétaire des lieux, Denise. Elle m’a ouvert sa porte dès que je lui ai expliqué que je courais pour Octobre rose et la Fondation ARC. Nous avons eu un très bel échange et j’ai pu profiter de sa douche extérieure pour prendre soin de mes articulations. Puis j’ai continué ma course sur les sentiers de randonnée et au bord de la route, jusqu’à Peyriac-de-Mer. Mon marathon terminé, j’ai eu le plaisir et l’honneur d’être accueilli par l’adjoint au maire Gérard Breem et sa femme. Ils m’ont offert l’hébergement et le couvert dans un de leurs gîtes, ce qui va me permettre de démarrer la journée de demain avec de l’énergie.

Jour 4 : Peyriac-de-Mer -> Béziers

Claude Cazes : “J’ai vraiment été dorloté par l’adjoint au maire de Peyriac-de-Mer et sa compagne. Avant de prendre la route ce matin, ils m’avaient gentiment préparé un sandwich ce qui m’a permis de faire les 21 km du début de journée sans m’arrêter pour trouver une boulangerie. Arrivé à Cuxac-d’Aude, ma halte du jour, j’ai fait mon désormais traditionnel bain en rivière pour mieux repartir l’après-midi. 

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©Claude Cazes

La deuxième partie de journée était difficile, ponctuée de passage sur la route et sur les bords de rivière. Cependant je suis arrivé chez moi, à Béziers, sans trop d’encombres. Avant de rejoindre ma famille, je suis passé à la pharmacie Sarda, un autre de mes sponsors, afin d’échanger avec eux. Les pharmaciens m’ont gentiment donné de quoi soulager mes douleurs, ainsi que des sachets utilisés pour maintenir l’hydratation. Puis je suis allé retrouver mes enfants, j’ai changé de chaussures et j’ai allégé la banane que je porte autour de la taille. J’ai même pris le temps de préparer les affaires des petits pour l’école le lendemain.”

Jour 5 : Béziers -> Bousquet d’Orb

Claude Cazes : “Après avoir passé une bonne nuit dans mon propre lit, j’ai eu la mauvaise surprise d’apprendre que je n’avais pas d’hébergement ce soir, au Bousquet d’Orb. J’ai fait appel à ma communauté et à celle du Hérault Tribune, pour mon plus grand plaisir les gérants du gîte La Maison de Vox se sont rapidement proposés. J’ai donc pu continuer ma route, soulagé, de Béziers à Laurens, puis direction le Bousquet d’Orb, ma destination de la soirée.

Claude Cazes béziers Teddy DESGRANGES
©Claude Cazes

Lors de ma pause du midi, je me suis baigné dans un cours d’eau semi-asséché. Comme ce n’était pas suffisant, je me suis accordé une “douche” sommaire dans des toilettes publiques. C’était spartiate certes, mais ça fait l’affaire. Après mon repas et ma désormais traditionnelle micro-sieste, j’ai repris la route plein nord. J’ai fait un arrêt exceptionnel sur mon chemin après être tombé sur un mulot mort. C’est bête, mais c’est le genre de choses qui me touche. J’ai pris le temps de lui faire une petite tombe recouverte de pierres sur le côté du chemin. Ça a l’air de rien, mais j’étais heureux de lui accorder ça. La propriétaire du gîte La Maison de Vox a eu la gentillesse de venir me chercher quelques kilomètres avant le Bousquet d’Orb. Je vais encore pouvoir dormir dans un hébergement de qualité, son gîte est impressionnant, je suis heureux qu’on ait pu être mis en contact”.

Aidez Claude Cazes et la Fondation ARC dans leur aventure

Vous voulez aider ou récompenser Claudes Cazes dans son effort ? Une cagnotte est disponible sur le site de la Fondation ARC, un organisme dont la mission est de lutter contre le cancer par la recherche : https://collecter.fondation-arc.org/projects/1200-km-pour-octobre-rose.

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