Record d'abandons d'animaux de compagnie : et si l'on adoptait en toute conscience pour inverser la tendance ?

Depuis le 1er mai, plus de 11 000 animaux ont été recueillis par les refuges de la SPA. Un triste constat qui amène à un questionnement sur l'adoption responsable.

Pas de vacances pour les animaux de compagnie

100 000 animaux sont abandonnés chaque année en France. Les départs en vacances sont traditionnellement propices aux abandons d’animaux de compagnie dans les refuges de la SPA par des propriétaires d’animaux qui ne souhaitent pas s’encombrer d’un animal sur leur lieu de vacances. Pire, chaque année, la moitié des abandons ont lieu sur des aires d’autoroute. Paradoxalement, ces personnes sans scrupules avaient parfois offert ce même animal à leur enfant au Noël précédent.

Résultat, les refuges recueillent chaque été des milliers d’animaux de compagnie, abandonnés par leurs maîtres. La SPA a beau faire appel à la responsabilité des propriétaires d’animaux, rappelant que l’abandon n’est pas une option, mais un délit, elle ne semble pas entendue.

Un record d’abandons

Cette année, la tendance est en augmentation, franchissant un nouveau record. Ainsi le 23 juillet dernier, la SPA annonçait : «Depuis le 1er mai, près de 11.000 animaux issus de l’abandon ont été recueillis, soit 9% de plus qu’en 2019 sur la même période». 62 de ses refuges en France sont malheureusement déjà saturés.

Un vaste plan anti-abandons

Le 21 juillet dernier était annoncé un plan d’actions gouvernemental de 20 millions d’euros pour contribuer à l’extension des 800 refuges français. Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, a souhaité instaurer une charte obligatoire comprenant les soins, les vaccins et l’identification de l’animal, à faire signer aux personnes adoptantes. Les peines encourues pour un abandon sont aggravées, passant de deux à trois ans de prison. De plus, une campagne de sensibilisation contre l’abandon est en cours sur les aires d’autoroute.

Les chats, davantage victimes d’abandons que les chiens

Les chatteries ont accueilli un quart de félins supplémentaires en juin 2021 par rapport à 2019. Nombreux sont les chatons qui sont confiés aux différents refuges, parce que les propriétaires de chats ne font pas stériliser leurs chats et chattes. Pourtant, cette solution évite bien des tracas, à la fois aux propriétaires et aux refuges.

Des comportements paradoxaux nés pendant la pandémie

Le confinement a accentué le sentiment de solitude des Français, qui ont cherché à combler un vide en achetant ou en adoptant des animaux, parfois pour de mauvaises raisons. La possibilité d’acheter ou de se procurer facilement un animal via des sites de particulier à particulier a généré des adoptions impulsives. Malheureusement, les nombreuses séparations de couples et la précarisation des Français, placés en chômage partiel ou licenciés, ont confronté les nouveaux et anciens propriétaires d’animaux à la réalité : ils ne pouvaient pas garder les animaux qu’ils venaient d’adopter…

Adopter en pleine conscience

Il serait grand temps que les Français, champions européens de l’abandon, se décident enfin à adopter en pleine conscience des animaux pour la vie, qu’ils pensent au bien-être de leur animal avant le leur, et qu’ils considèrent cet animal comme un membre de leur famille, plutôt que comme un objet que l’on peut “jeter”.

A quand l’instauration d’un permis d’adopter, attribué uniquement aux maîtres vertueux ? Une première étape sera sans doute la validation, par le Sénat, de l’interdiction de vente des animaux en animalerie et sur Internet. Cela pourrait mettre fin aux adoptions impulsives.

Pour accéder au site Internet de la SPA de Montpellier Métropole afin de faire un don au refuge (avec 66 % de réduction fiscale : un don de 75 € ne vous coûte réellement que 25 €) ou d’envisager une adoption responsable, cliquez ici : https://spa-montpellier.org/

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