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Sète : le nom du lauréat de la bourse du MIAM dévoilé

Le Musée International des Arts Modestes (MIAM, Sète), la Fondation Antoine de Galbert et l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) se sont associés pour octroyer une bourse de recherche dans le domaine de l’art modeste à Jean-Baptiste Carobolante.

Le dimanche 6 juin, dans le cadre de la 10e édition du Festival Histoire de l’art au Château de Fontainebleau, Jean-Baptiste Carobolante a remporté la bourse de recherche en art modeste, proposée par le MIAM avec la Fondation Antoine de Galbert et l’INHA. Cette bourse a été attribuée à ce docteur en histoire de l’art après confrontation du jury composé de : Éric de Chassey, directeur général ; France Nerlich, directrice du Département des études et de la recherche, pour l’INHA et de Hervé Di Rosa, Antoine de Galbert, Claude Allemand, Françoise Adamsbaum, Alexandre Girard-Muscagorry, pour le MIAM. Cette bourse s’élève à 24 000 euros. Plusieurs candidats nationaux et internationaux ont concouru. Jean-Baptiste Carobolante bénéficiera également des ressources bibliographiques du musée et de l’artiste Hervé Di Rosa.

Biographie

Jean Baptiste Carobolante
Jean-Baptiste Carobolante (1988, France) – docteur en histoire de l’art

Ses recherches portent sur les arts populaires de masses (allant du cinéma d’horreur aux jeux vidéo, en passant par la photographie décorative). Pour lui, il s’agit d’étudier ces diverses formes d’art, sans les hiérarchiser, par le biais d’une approche organique les replaçant au sein des contextes idéologiques, économiques et sociaux qui les ont vus naître.

Récemment, il a entrepris un travail portant sur la peinture commerciale, qui vise à étudier l’impact de cet art qualifié de mineur dans l’imaginaire commun, et notamment de son héritage au sein des nouvelles générations.

Il ne s’agit pas d’une étude fonctionnant par comparaison (avec l’art muséal notamment), mais d’une analyse des fondements même de son imaginaire.

Jean-Baptiste Carobolante est également critique d’art et co-directeur des éditions MIX ; et enseigne l’histoire et la théorie de l’art à l’École Supérieure d’Art de Dunkerque et est intervenant à l’École d’Art Visuel de Lacambre.

Entretien avec Jean-Baptiste Carobolante et Françoise Adamsbaum directrice du MIAM

FA. Connaissiez-vous le MIAM ?

JBC. Oui, ayant fait des études en école d’art avant mon doctorat, le MIAM était une institution dont j’avais entendu parler et dont je suivais depuis l’actualité. Il s’agit d’une institution unique en France qui cherche à approfondir des territoires artistiques délaissés partout ailleurs.

FA. Qu’est-ce qui vous a donné envie de postuler ?

JBC. Plusieurs raisons : continuer mes recherches personnelles dans un cadre lui permettant de prendre de l’ampleur, l’enrichir par un travail commun et lui donner des finalités excitantes (exposition, publication).

FA. La préparation du projet a été longue ?

JBC. Oui, car il a fallu adapter mes propres recherches personnelles (qui portaient uniquement sur la photographie décorative de type Shutterstock ou Getty), à celle proposée par le MIAM. L’enjeu était de récupérer mon matériel de recherche et mes réflexions autour de l’imaginaire populaire et marchand afin de les réévaluer pour proposer, précisément, une étude de la peinture de masse. L’avantage était que, depuis plusieurs années, mes recherches frôlaient celle proposée dans l’appel à projet.

FA. Qu’attendez-vous de ce travail de recherche, pour vous et pour le MIAM ?

JBC. J’attends plusieurs choses :

  • produire une recherche permettant une approche de tout un pan de l’imaginaire actuel qui n’est pas étudié.
  • donner une assise théorique et historique à certaines pistes qu’explore le MIAM depuis sa création.
  • rendre visible cette recherche afin qu’elle conduise à un débat sur notre rapport à l’art et à l’histoire de l’art.
  • accélérer cette recherche à partir de nombreux échanges et de tout un fonds bibliographique et artistique.
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