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AGDE - Questions de campagne à Louis Paul Delpech

Nous poursuivons sur notre site la série d'interviews des candidats à l'occasion des élections…

Nous poursuivons sur notre site la série d'interviews des candidats à l'occasion des élections législatives.
Si vous êtes partisans de l'un d'entre eux, merci de nous communiquer son acceptation à l'interview proposée par Hérault Tribune, nous adresserons les questions au candidat par internet dans les 24 heures.
Aujourd'hui : L'interview de Louis Paul Delpech Pour le Mouvement Républicain et Citoyen

Patrick Vincent :
Pourquoi cette candidature MRC ?
Louis-Paul DELPECH :
Nous sommes dans le camp de la gauche républicaine. Pour autant, nous avons des appréciations différentes sur des sujets essentiels avec nos partenaires. Par exemple l'Europe.
Le MRC milite pour une Europe de Nations indépendantes et souveraines. Ce qui n'empêche nullement de lier des alliances de toutes natures économiques, sociales, fiscales, douanières, culturelles, etc… Mais nous voulons garder ce que nos pères ont si durement conquis : la République. Combien de pays européens sont sous le régime républicain laïc ? C'est notre différence et nous y tenons. Pas pour se refermer stupidement sur nos acquis, notre Histoire, nos valeurs mais au contraire pour les faire fructifier et entraîner d'autres pays dans notre sillage d'une plus grande liberté, d'une vraie égalité et d'une fraternité salutaire entre les hommes. La déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen n'est pas pour rien inscrite en préambule de notre Constitution.

Patrick Vincent :
Peut-on être candidat à tout âge ?
Louis-Paul DELPECH :
La réponse est NON, sans détours. En tous cas quand le ramollissement du cerveau et la perte de l'autonomie risque d'entraîner des jugements aberrants.
Mes adversaires, voire mes amis, doivent sourire en pensant que cette candidature est la preuve d'une faiblesse naissante. Peu importe ce qu'en pense les premiers, mais je rassure les seconds, momentanément tout va bien. Encore que mon épouse doit veiller à freiner mon enthousiasme. C'est vrai qu'à 65 ans d'âge biologique, on peut penser à une retraite totale et à prendre les bons côtés de la vie sans autres tracas pour peu que les revenus du foyer vous le permettent. Mais en politique pure je suis un nouveau. Bien que conseiller municipal pendant 12 ans, je n'ai découvert la vie militante de parti qu'en 2002 à l'occasion de la campagne présidentielle de JP Chevènement.

Patrick Vincent :
Votre suppléant porte le même nom que vous ; le MRC est-il une affaire familiale ou est-ce un homonyme ?
Louis-Paul DELPECH :Louis-Paul DELPECH :
Pure homonymie ! Adjoint au Maire de Sète de 1996 à 2001, Francis DELPECH a mené dans cette ville la campagne pour JP Chevènement en 2002. C'est à cette occasion que nous nous sommes connus et, je crois, appréciés. C'est d'ailleurs lui qui avait toute légitimité pour être le titulaire, mais son activité professionnelle d'infirmier libéral lui consomme tant de temps qu'il m'a demandé de le remplacer dans cette charge. Je ne pouvais décemment pas le lui refuser.

Patrick Vincent :
Les risques de dispersion des voies de gauche n'est-il pas préjudiciable au maintien de cette circonscription dans le camp de la gauche ?
Louis-Paul DELPECH :
A mon sens OUI ! J'ai attendu jusqu'au Mardi 15 Mai à 10h pour accepter d'être candidat comme me le demandait mon parti. Que s'est-il passé ? Nous sentions avec Francis que la situation de 2002 risquait de se reproduire, nous espérions un signe des deux autres partis PS et PC pour étudier une candidature commune. Je rappelle que le MRC est lié par un accord électoral avec le PS. C'est fondamental ! Or Samedi 12 Mai dans la nuit une dépêche de l'Agence Reuters est tombée rapportant une courte conférence de presse de F. Hollande à la suite du Conseil National du PS. Passons sur les propositions aux Verts, les exclusions des francs-tireurs du PS qui se présenteraient contre des candidats communs PS-PRG-MRC et insistons sur l'alinéa le plus important pour la 7ème de l'Hérault. Je cite : « interrogé sur l'attitude du PS envers les communistes, il (F.Hollande, ndlr) a répondu : Nous ne ferons qu'un choix, ce sera de retirer nos candidats là où il y a un risque d'élimination de la gauche au soir du premier tour ».
François Liberti a demandé à me rencontrer Dimanche 13 Mai au matin. C'est moi qui l'ai informé de cette disposition importante. En lui assurant que si le PS retirait sa candidate, le MRC retirerait le sien et apporterait son sigle et son soutien à sa candidature qui devenait commune. Au cours de la rencontre, lui rappelant les conditions de son élection en 2002 (triangulaire) grâce me semblait-t-il à l'absence d'une candidature MRC (il y avait déjà 21 candidats !), il a considéré que les voix de JP Chevènement (3388 voix sur la 7ème) n'étaient pas forcément venues l'aider à atteindre les 12,5% d'inscrits (cela s'est fait à 550 voix près) pour franchir le premier tour. Libéré par cette dernière observation et lié par l'accord PS-MRC, il ne nous était pas possible de rester dans les startings blocs et encore moins de porter un quelconque soutien au PC, avant le premier tour.
Or Mardi, dans
le quotidien régional de Sète, Robert Navarro secrétaire fédéral du PS de l'Hérault, dans un article clair refusait toute tentative d'accord et maintient sa candidate. Au passage, quelques jours avant, en panne de suppléant, il avait même contacté le PRG pour assurer la légalité de la candidature ; mais aucun signe vers le MRC ! L'attitude du PS de l'Hérault pendant la campagne des présidentielle se perpétue. Dans quel but ?

Patrick Vincent :
Certains affirment que la multiplication des candidatures dites de témoignage présentées par les petits partis est principalement le fait de la nécessité de présenter des candidats en vue du financement du parti (1,66€ par bulletin de vote). Y a-t-il un fond de vrai dans cette argumentation ?
Louis-Paul DELPECH :
On peut dire OUI sans choquer les consciences. La vie politique française, et donc la Démocratie, a un coût ! Après des lustres de financements occultes, sinon frauduleux, réjouissons nous de cette tentative de moralisation. Les partis perçoivent les cotisations de leurs adhérents, les dons (limités) de personnes physiques, les reversements partiels d'indemnités d'élus et un financement public basé sur la représentation démocratique à l'Assemblée Nationale. Avoir des moyens, c'est développer ses idées, les faire connaître, aller aux échéances électorales pour appliquer son programme dans un consensus avec des alliés.

Patrick Vincent :
Cette candidature peut-elle aussi se légitimer en vue des prochaines élections municipales. Y a-t-il une corrélation entre les deux ?
Louis-Paul DELPECH :
Elle n'est pas directe mais elle existe quand même. Une chose est de défendre farouchement ses idées pour un combat de premier tour aux législatives ; une autre est de construire une liste, donc assembler 35 personnes, pas forcément sur la même longueur d'ondes dans tous les domaines. Les électeurs eux-mêmes font la différence sur le plan local. Surtout dans notre ville où le corps électoral est en constant renouvellement, les appartenances aux partis politiques ont tendance à se gommer au profit du charisme, de la compétence, de l'engagement, de l'innovation, du sérieux des édiles qu'ils souhaitent conduire aux affaires. Ce n'est pas encore le temps, mais chacun aura noté que je suis déjà engagé dans cette campagne municipale avec Régis Passerieux. Nous en reparlerons dès le 18 Juin. Anniversaire symbolique !!!

Patrick Vincent :
Pouvez-vous nous préciser votre position vis-à-vis du projet d'usine d'incinération dite Torche à Plasma ?
Louis-Paul DELPECH :
J'en suis devenu un opposant farouche après avoir hésité. Cette expérience (inexistante ailleurs dans cette fonction) risque d'être douloureuse pour nos deniers publics, pour notre environnement, pour notre santé et pour notre image touristique. Insistons sur le tri sélectif, valorisons tout ce qui peut l'être, compostons les biodégradables, stockons provisoirement ce qui ne connaît pas encore de traitement satisfaisant et en premier lieu réduisons le volume de déchets.

Patrick Vincent :
Quel est votre objectif au premier tour de scrutin ?
Louis-Paul DELPECH :
Ancien joueur de volley, je ne suis jamais entré sur un terrain pour faire de la figuration ! Mais là, je menais le jeu. A cette échéance, ce sont les électeurs qui choisissent les vainqueurs. L'humilité est de rigueur et le pronostic aléatoire ! Malgré les difficultés démontrées plus haut, je souhaite vivement une présence de la gauche au second tour.

Patrick Vincent :
Appellerez-vous à voter pour un candidat au second tour ?
Louis-Paul DELPECH :
Eliminé, il me faudra bien prendre position. Mais qu'on ne nous refasse pas le coup du Front Républicain, j'y répondrai comme en 2002 !

Patrick Vincent :
Vous n'êtes pas un partisan localement de la politique de Gilles d'Ettore. Mais imaginons que les 12,5% des inscrits ne soient pas atteints par un candidat de gauche, en cas de duel Martinez contre d'Ettore, quelle sera votre position ?
Louis-Paul DELPECH :
Je pourrai me contenter de la réponse précédente. Mais la question a un caractère général que je veux développer. Il est anormal que le Front National ne soit pas représenté à l'Assemblée Nationale. Le mode de désignation est indigne d'une démocratie. Sans une part de proportionnelle jamais ce parti (comme l'extrême gauche) n'accèdera au débat parlementaire. Les électeurs du FN doivent intégrer cette donnée essentielle, à savoir qu'avec une majorité UMP, jamais le Président de la République n'introduira la moindre dose de proportionnelle. Ils ne seront plus jamais présents. Mitterand avait eu cette audace. Les députés Frontistes étaient audibles et les électeurs pouvaient en toute connaissance de cause leur accorder, ou non , confiance dans toutes les échéances. Avec une majorité de gauche, le 17 Mai 2007, la proportionnelle sera réintroduite dans le mode de désignation des députés. Les électeurs de ce parti se doivent d'y penser.

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