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AGDE - RUGBY - Le président Jean Luc FABRE démissionne - Interview a coeur ouvert

RUGBY OLYMPIQUE AGATHOIS LE PRESIDENT JEAN-LUC FABRE A CŒUR  OUVERT Interview par Henri Geoffroy Vous avez annoncé votre démission mardi soir aux joueurs. Que leur avez-vous dit ?. Nous les avons vus sortir des vestiaires, tête basse, le regard dans le vide. Je leur ai simplment dit que j’avais fait le constat de la saison écoulée […]

RUGBY OLYMPIQUE AGATHOIS LE PRESIDENT JEAN-LUC FABRE A CŒUR  OUVERT


Interview par Henri Geoffroy

Vous avez annoncé votre démission mardi soir aux joueurs. Que leur avez-vous dit ?. Nous les avons vus sortir des vestiaires, tête basse, le regard dans le vide.

Je leur ai simplment dit que j’avais fait le constat de la saison écoulée et que j’assumais mon rôle de président en prenant mes responsabilités qui découlent d’une situation d’echec.

Depuis la phase retour, on vous sentait fébrile, désabusé et parfois vous parliez de démission.

Les résultats n’ont pas été à la hauteur de vos espérances mais ne faudrait-il pas relativiser car perdre à la maison contre des clubs comme Bourgoin et Valence n’a rien d’humiliant. Et puis, à l’extérieur, était-il possible de s’imposer face à des clubs très expérimentés pour cette F1 ?

Oui, il était possible de s’imposer à l’extérieur ou tout au moins de ramener quelques points de bonus défensifs sur quelques sorties. Je pense à Lavaur, Blagnac et Châteaurenard. La défaite contre Valence d’Agen aurait pu être évitée ce qui fait qu’au minimum on a laissé 7 points en route. Donc je suis déçu par rapport à l’identité que j’avais voulu donner.

Vous aviez privilégié un recrutement régional avec certains joueurs écartés de leur club et que vous espériez revanchard, avez-vous l’impression de vous être trompé ?

Ouin me suis trompé sur certains d’entr’eux qui n’ont pas eu le rendement escompté. J’ai fait une autre erreur sur la composition  du staff ou je n’aurais jamais du associer des hommes qui n’avaient ni sur le fond ni sur la forme des choses en commun. J’aurais du intervenuir plus nettement en compartimentant Michel Macurdy dans un rôle de manager général mais j’ai pensé bien honnêtement que les chose allaient s’arranger et je me suis trompé. L’éviction de Jean-Michel Millet m’a marqué. Ce sont les joueurs qui ont souhaité son départ. Ces joueurs devaient par la suite assumer leur choix en sauvant le club de la relégation. Au vue de ces erreurs et de mon constat d’échec, je souhaite assumer mes responsabilité en quittant la présidence. Le club a peut-être besoin après 14 saisons de présidence d’un autre homme, d’une autre méthode et d’une autre façon de procéder.

N’aurait-il pas été préférable de recruter trois grosses pointures à des poste-clefs et conserver l’ossature des joueurs de la saison dernière qui brillent d’ailleurs en Nationale B et qui forment un groupe uni.

Je ne pense pas qu’il soit dans la mentalité agathoise de payer des stars beaucoup plus chers et ce que j’aurais gagner d’un côté, je l’aurais perdu en stabilité dans le groupe.

Le club est dans l’expectative mais rien n’est encore perdu. Il se murmure que des clubs seraient épinglés par les gendarmes financiers de la Fédération. C’est attristant que de s’en remettre au malheur des autres mais pourquoi pas après tout ?

Seriez-vous prêt à retenter l’aventure et si oui, quelles sont les corrections que vous apporteriez ?

Nous n’avons pas gagné notre maintien sur le pré. Pour l’instant, j’en suis là et je n’arrive pas à me projeter dans cette optique, je suis sur le coup de la défaite sportive sur le terrain et je n’ai pas la mentalité d’être quelqu’un qui gagne sur le tapis vert. Et puis les dires sur les autres clubs sont souvent des racontars qui se vérifient rarement.

On connait tous les énormes sacrifices que vous avez consentis pour le ROA. On sait combien le rugby agathois vous doit avec ces montées dans l’élite amateur, qu’aucun autre club en France n’avait connu mais n’avez-vous pas l’impression que dans cette F1, les cartes étaient faussées d’avance avec des clubs semi-professionnels ?

En acceptant la montée, on savait ce qui nous attendait. Mais vous avez raison, il faudrait élargir la Pro D2 à 24 clubs car certaines écuries de course n’ont rien à faire en F1 autant sur la plan sportif que budgétaire.

Mais, je croyais avoir bâti un groupe qui pouvait au moins assurer la 8ème place. C’est une année de gâchis qui me laisse exsangue et fatigué.

Je me répète, J’assure mes responsabilité puisque c’est moi qui ai fait le choix de tous les acteurs de ce mauvais scénario.

Votre amour du rugby est tel que vous allez rester dans ce club qui vous est si cher.

Non, je quitte carrement le club. Je ne fais par les choses à moitié, je ne vais pas rester dans le club pour faire de la figuration et pour tout dire, je suis fatigué de ce milieu de rugby que je fréquente depuis des années.

Mais par contre, j’ai un souci qui me tient particulièrement à cœur, c’est la continuité du club. Souvent quand les gens s’en vont, ils souhaitent bonne chance en pensant le contraire. Moi je travaille et vit à Agde depuis 30 ans et j’ai tant investi dans tous les sens du termes, que je ne veux pour rien au monde que l’histoire du ROA s’arrête là. J’attends avec impatiennce l’arrivée d’un nouveau président pour assurer la transition, lui faire part de mon expérience et des écueils à éviter et ensuite je partirai l’esprit tranquille avec le sentiment d’avoir tout donné.

Merci Jean-Luc Fabre, de vous être livré à cœur ouvert et merci pour tout ce que vous avez fait pour le ROA.

Henri GEOFFROY

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