Agression à Bassan : le chef de "violences en réunion" retenu contre les mineurs

Cet après-midi, le procureur de la République Raphaël Balland s’est exprimé par communiqué sur l’affaire de l’agression de Bassan, un dossier tumultueux dans lequel des mineurs ont commis des violences sur une adolescente de 13 ans et filmé la scène.

Grâce aux entretiens effectués par les autorités et les preuves relevées sur les téléphones des personnes présentes, un scénario précis expliquant le déroulé des faits se dessine enfin.

Les faits

Le 26 août 2021, en fin d’après-midi, trois filles et deux garçons âgés de 12 et 13 ans, divisés en deux groupes, auraient décidé de se retrouver dans une rue de Bassan pour s’expliquer à la suite de messages agressifs échangés sur Snapchat. Une interaction orageuse sur fond de jalousie entre deux jeunes filles en raison de leurs relations avec l’un des garçons.

Un affrontement physique aurait démarré quelques minutes après entre deux jeunes filles de 13 ans, l’une d’elles prenant le dessus en commettant de nombreuses violences (coups de poing et coups de pied sur différentes parties du corps dont la tête) entraînant 3 jours d’incapacité totale de travail.

Alors qu’elles se battaient, trois autres mineurs filmaient avec des téléphones, dont celui de la victime qu’elle venait de confier à l’un des garçons. Par la suite, ces contenus vidéos avaient été diffusés sur les réseaux sociaux. 

Premier passage devant le juge des enfants ce mardi

Ce mardi 7 septembre, dans la matinée, la jeune fille qui a porté la majorité des coups a été déférée devant le juge des enfants de Béziers.

Mise en examen du chef de “violences en réunion ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours”, elle a affirmé qu’elle regrettait avoir commis ces violences, tout en affirmant qu’elle avait été la cible de menaces et d’injures depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux, notamment de la part de la victime.

Elle fera l’objet d’une mesure de liberté surveillée confiée à la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi qu’une mesure d’investigations à caractère éducatif. 

Trois autres mineurs poursuivis par le parquet

Le procureur de la République rappelle dans son communiqué que “la loi prévoit que le simple fait de filmer des violences, en s’abstenant d’y mettre un terme sans danger pour soi-même ou les tiers, est un acte de complicité des violences elle-même, susceptible d’être puni par les mêmes peines. Ainsi, des violences commises par une seule personne mais filmées par une ou plusieurs autres sont juridiquement des violences commises en réunion faisant encourir la peine maximum de 3 ans d’emprisonnement si l’incapacité totale de travail est inférieure à huit jours et 5 ans d’emprisonnement en cas de blessures plus graves”.

Résultat, les trois jeunes mineurs qui ont filmé la scène de violences sont poursuivis devant le juge des enfants, tant du chef de violences en réunion que de celui de diffusion de ces images qui est un autre délit. Tous les trois seront convoqués ultérieurement par le juge des enfants.

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