Législatives, 7e circonscription : Aurélien Lopez-Liguori est prêt à aller taper aux portes pour ses citoyens

Investi par le RN, le binôme veut être « porte-parole de son territoire, même si un député a une vision de la nation ».

Aurélien Lopez-Liguori, 29 ans, vit à Sète. Il est originaire d’une famille de pêcheurs et de commerçants. Il a un master en affaires publiques, a travaillé pour le député Nicolas Dupon-Aignan dans son parti. Il est conseiller municipal à Sète et occupe actuellement un poste d’attaché parlementaire européen. Sa suppléante, Fabienne Varesano, conseillère municipale à Agde, est installée depuis plus de 20 ans au Cap d’Agde et présidente de l’association Nos amis à 4 pattes. Elle est responsable Ouest-Hérault du Rassemblement national.

Le projet

« Je suis prêt à taper aux portes ou même à planter la tente si nécessaire », précise le candidat. « La vie de l’assemblée est organisée pour les séances les mardis, mercredis et le jeudis. Les autres jours sont ‘sanctuarisés’ pour que nous soyons sur le terrain, dans nos circonscriptions. Le député vote en fonction des intérêts de l’ensemble de la Nation, mais il doit écouter et représenter ses habitants. Pour moi, il faut une permanence ouverte, recevoir les doléances des gens, aller rencontrer les différents secteurs professionnels. Parce qu’un député ne peut pas être sachant sur tous les sujets. Il nous faut l’intégralité des éléments, et pour cela, on doit être enracinés sur le territoire », explique Aurélien Lopez-Liguori, spécialiste de l’économie numérique et de l’Intelligence Artificielle.

Le candidat précise « ne pas voir de différence politiquement entre la candidature d’Yves Michel et celle de Christophe Euzet, à part que Yves Michel n’est pas parachuté. Je suis prêt à parier qu’ils ont le même point de vue sur la retraite à 65 ans ou encore l’immigration ». De son expérience dans les équipes de députés, Aurélien Lopez-Liguori retient « que le député doit trouver l’équilibre entre son indépendance (son cap), les dossiers qui remontent du terrain et les lobbyistes. Le député doit avoir sa ligne directrice, indépendante et infléchir si la population en a besoin » et considère « que s’il n’y a pas eu de continuité dans nos précédents députés, c’est qu’ils ne sont pas présents, ne défendant pas leur territoire. Les électeurs sanctionnent. Ces retours du terrain permettent de mieux défendre les intérêts de sa circonscription. »

Les priorités

Le candidat est défenseur du plan de Marine Le Pen, à savoir : « 1,5 milliard d’euros investis par an dans la police et la justice. On manque de renfort à Agde, il faut rénover le commissariat central de Sète par exemple. La chaîne pénale ne suit pas non plus, il n’y a pas assez de juges. » Aurélien Lopez-Liguori pense que « rien n’a été fait en 20 ans concernant la santé : il n’y a pas d’urgences à l’hôpital d’Agde, avec une population qui monte à 300 000 personnes en saison ! »

Pour le candidat, le « tourisme est une chance pour notre identité et notre géographie, une chance pour la viticulture : on attire du monde et on fabrique d’excellents vins. Mais nous avons aussi beaucoup de chômeurs, notamment chez les jeunes. Il nous faut former, faire de l’apprentissage autour des métiers de la mer et du tourisme. Nous devons développer l’œnotourisme, le tourisme durable et avoir des professionnels formés à cela. » Autre piste évoquée par le candidat, « la recherche fondamentale sur les matériaux fabriqués à base d’algues ou de ressources de la mer. » Il constate également que « nous manquons de commerçants, de serveurs, nous devons accompagner les jeunes vers l’emploi. »

Sur le projet de la LGV, Aurélien Lopez-Liguori pense « qu’elle est nécessaire et importante. Mais il y a par exemple 100 hectares de Picpoul de Pinet qui vont être détruits. Les viticulteurs devront être correctement indemnisés, c’est ça aussi le rôle d’un député, être à côté et les accompagner. Pour le tracé, cela peut être intéressant de le remonter vers l’autoroute, mais ce sera très difficile à mon avis. »

Le candidat est « écologiste. Je vois bien l’aggravation, notamment avec les rapports du Giec. Mais nous avons un mauvais débat : on parle de pansement sur une hémorragie. Pour moi le problème écologique est dans notre modèle économique : commerce mondial et obsolescence programmée. C’est pour cette raison qu’il faut réinstaller la production en France et en Europe. Ce n’est pas en mettant tout le monde sur un vélo qu’on va changer les choses. »

Le candidat est présent sur les marchés tous les matins afin d’être en contact avec les préoccupations des gens. Il rencontre également les professionnels et les syndicats.

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