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Droit

Lycée Loubatieres communiqué du Proviseur

Nous souhaitons formuler quelques observations après la publication sur le site internet « Hérault Tribune » du texte émanant de la FSU. Il emploie à l’égard de la direction des termes peu amènes (« réponse bien trop caricaturale et radicale ») et surtout, l’accuse de créer « un climat de violence ».Il nous semblait jusqu’ici […]

Nous souhaitons formuler quelques observations après la publication sur le site internet « Hérault Tribune » du texte émanant de la FSU. Il emploie à l’égard de la direction des termes peu amènes (« réponse bien trop caricaturale et radicale ») et surtout, l’accuse de créer « un climat de violence ».
Il nous semblait jusqu’ici que la  violence venait de l’entrave à la liberté d’utiliser les accès ordinaires du lycée à laquelle ont droit tous les usagers (élèves, personnels de toutes catégories, fournisseurs, résidents, visiteurs …).
C’est un étonnant paradoxe que d’imputer « des comportements provocateurs, voire violents » à ceux qui s’efforcent de faire respecter ou de rétablir cette simple liberté.
Faut-il rappeler aussi qu’il n’y a pas eu « d’intrusion » de policiers, mais une présence, dans l’établissement pas plus que de violence de leur part à l’égard de qui que ce soit. Les bons connaisseurs de l’histoire, dont la FSU ne doit pas manquer, savent qu’au temps des « franchises universitaires », datant de l’époque médiévale, les établissements relevaient des autorités ecclésiastiques et étaient interdits d’accès  à la police civile. Il y a peut-être des nostalgiques de ces temps révolus mais désormais, les représentants de la loi républicaine sont à même d’entrer dans les établissements scolaires, en respectant, évidemment, les principes de déontologie.
Quant au projet de réunion de lundi soir, il y a eu « erreur fondamentale » de la part du chef d’établissement qui l’aurait frappée « d’interdiction ». Cette réunion, a été projetée, ( à l’initiative de qui ?) sans consultation préalable dudit chef d’établissement. Prétendait-on donc le contraindre à maintenir l’établissement ouvert ? Les responsables d’une association de parents ( mais,  pas de toutes celles représentées au lycée) ont déclaré, jeudi 18, y avoir été conviés, pour leur part, dès la fin de la semaine précédente. La présence des « instances directionnelles » du lycée n’ayant, jusque là, jamais été sollicitée, on a beau jeu, par ailleurs, d’en déplorer l’absence.
La seule information dont le proviseur ait disposé à ce sujet est venue d’une collègue lui demandant à 10h30 s’il était au courant d’un projet de réunion dans le lycée pour le soir même. Etonné, le proviseur n’a pu que dire son opposition à ce projet, compte tenu notamment de l’horaire (le lycée fermant habituellement vers 18h15) et proposer que la réunion se tînt éventuellement  à 17h00. Cette proposition  a été rejetée. Dès lors, des précautions ont été prises. Quant à fournir un « document autorisant cette fermeture », nous nous contenterons de renvoyer les défenseurs du légalisme à la lecture des textes réglementaires.
Il se peut qu’ une « erreur fondamentale » ait été commise ; mais les donneurs de leçons, qui, eux, comme chacun sait, sont incapables de la moindre erreur d’appréciation, jugent-ils que du personnel doive se mettre, au pied levé, à leur service pour tenir l’établissement ouvert, que les personnels d’encadrement doivent se rendre illico disponibles, obtempérer à leur désir et se plier à leur convenance ?
Que les enseignants de la FSU soient, en outre, rassurés, il n’y a pas de « panique » expliquant des  « réponses maladroites », mais une certaine conception du service public, de son accessibilité et du respect de tous ses usagers qu’ils ont tout à fait le droit de ne pas partager et de contester.
Qu’il soit toutefois permis, avec toute la considération qui leur est due, de leur faire modestement observer qu’il faut être exceptionnellement sûr de soi-même pour s’autoriser à qualifier, avec les termes particulièrement choisis qu’on a pu lire, les responsables de l’établissement. Il s’agit, nous l’avons compris, d’une leçon de « modération et de maturité ».
Nous n’oserons, enfin,  leur faire remarquer que nous n’avons pas encore suffisamment perdu nos repères pour confondre, comme ils le font, le 15 septembre et le 15 décembre.

Il n’est évidemment pas dans le dessein de la direction de se lancer dans des polémiques infinies, mais il est difficile d’accepter, sans répondre, la diffusion publique d’une information tronquée et  de certaines formulations dont l’inélégance ne serait rien si elles n’apparaissaient d’une particulière gravité.

        M. BOYA                             S. GERLAND                                
    

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