Montpellier, expulsions des bidonvilles : la réaction de Michaël Delafosse

En préambule du conseil municipal de la ville de Montpellier, mardi 21 septembre, le maire Michaël Delafosse s'est exprimé au sujet des expulsions de familles des bidonvilles montpelliérains récemment incendiés.

Privilégier l’habitat intercalaire

Le premier magistrat de Montpellier a tout d’abord tenu à préciser que “les bidonvilles et les squats ne peuvent être la norme sur le territoire communal”. Il a rappelé les deux actions menées par la municipalité pour trouver des solutions à ce sujet : “Nous avons signé le plan pauvreté pour mener une action en direction des habitants des bidonvilles, et ouvert au squat des Beaux arts une méthode nouvelle, qui a très bien fonctionné. Il s’agit d’effectuer un tour de table avec l’ensemble des partenaires pour trouver ensemble des réponses à apporter à la précarité et du relogement. Nous prônons la méthode dite de l’habitat intercalaire. C’est là dessus que nous entendons poursuivre notre action à ce sujet.”

Il ajoute : “on ne peut pas procéder par expulsions ainsi ; des gens se retrouvent dans les rues ! Au risque qu’ils se regroupent dans un nouveau squat un peu plus loin…”.

“J’ai dit au préfet que s’il souhaitait agir sur les bidonvilles, nous avions la méthode de l’habitat intercalaire”, assure Michaël Delafosse. Le prochain bidonville traité selon la méthode intercalaire sera celui de Celleneuve, qui est en place depuis neuf ans, a-t-il annoncé.

Concernant les expulsions qui ont eu lieu le 31 août au campement du Mas Rouge, puis le 8 septembre à celui du Zénith 2, le maire indique : “Nous nous occupons avec ACM de trouver des relogements pour ces personnes. Nous faisons également un point sur la scolarisation des enfants. On a reçu des associations sur le sujet jeudi dernier. Les équipes du CCAS, le directeur de cabinet et moi-même suivons ce dossier de très près.

Deux risques : les incendies et l’emprise des réseaux

Michaël Delafosse estime important de proposer de l’habitat intercalaire pour éviter que les habitants des bidonvilles tombent sous l’emprise de réseaux, dirigés par des personnes condamnées à de nombreuses reprises par la justice. “Il ne faut pas fléchir à ce propos”, a-t-il insisté.
Il a affirmé être inquiet des incendies criminels à répétition qui se produisent actuellement dans les bidonvilles montpelliérains : “Certains veulent du mal à ces personnes vulnérables, cela ne peut être toléré”.

Entre 800 et 1 000 personnes vivent dans les bidonvilles montpelliérains

Le préfet Hugues Moutouh estime qu’environ un millier de personnes vivent dans des bidonvilles. Les associations pensent qu’ils pourraient être entre 800 et 900, répartis dans une douzaine de campements. Selon les associations qui accompagnent ces populations, ces familles vivent en général depuis de longues années à Montpellier, et la moitié des enfants scolarisés sont nés en France. Le phénomène des bidonvilles daterait de 2004 environ.


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