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SANTE - Moustique-tigre : il est présent mais pas d'alerte rouge ! 

 Cette expression utilisée depuis 24 heures par plusieurs médias, en appui d’un communiqué de…

 

Cette expression utilisée depuis 24 heures par plusieurs médias, en appui d’un communiqué de la société privée « Vigilance Moustiques », alors que le moustique-tigre commence à peine à  sortir de son hibernation, dramatise inutilement la situation et provoque des réactions inquiètes de la population auprès d’organismes publics compétents, tels que l’EID Méditerranée.

L’EID Méditerranée et les opérateurs publics de démoustication (EID Atlantique, EID Rhône-Alpes, syndicat LM 67) chargés du contrôle de la nuisance et de la lutte antivectorielle sont sollicités par la presse, par des collectivités et par des particuliers, suite à une communication abondante de la société privée « Vigilance Moustiques », qui affecte à divers territoires des niveaux dits de « vigilance » : jaune, orange, rouge…, souvent traduits par les médias en « Alerte rouge », censés manifester une présence de moustiques, dont on ne sait de quelles espèces il s’agit. En effet, l’évocation du paramètre météo (chaleur) entretient une confusion entre moustiques de zones humides et moustiques urbains, tels que le moustique-tigre, laissant entendre que c’est ce dernier qui provoque aujourd’hui des nuisances conséquentes.

Or le moustique-tigre, moustique exclusivement urbain qui hiberne sous la forme d’œufs, ne fait que commencer à se réactiver : donc fin avril et début mai, ses populations sont peu denses et le ressenti de sa nuisance est encore faible.

Ensuite, ces expressions assénées comme des formules normatives – « vigilance ou alerte orange »,  « vigilance ou alerte rouge » – ne correspondent à aucune terminologie scientifique et officielle : elles sont manifestement diffusées à dessein d’interpeller et peuvent inquiéter indûment.

S’agissant du « moustique tigre » Aedes albopictus, le plus souvent associé à ces classifications, il existe le « Plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue », mis en place par le ministère de la Santé dès 2006, s’appuyant sur les enquêtes entomologiques effectuées par les organismes publics compétents de démoustication. Ce plan fixe plusieurs niveaux affectés aux départements, parmi lesquels : 

§  un niveau 0 : « moustique tigre » ni présent ni observé. 

§  un niveau 0b : interception ponctuelle du « moustique tigre », dont l’installation a pu être évitée. 

§  un niveau 1 : « moustique tigre » présent et actif. 

À ce jour, 42 départements sont classés en niveau 1, où le « moustique tigre » est installé dans des proportions très diverses : parfois dans la quasi-totalité du département, parfois dans quelques communes seulement (voir cartes sur les sites du Ministère et de l’EID)

Il faut savoir que la présence de ce moustique ne signifie pas la présence automatique de maladies qu’il peut véhiculer, d’autant que la dengue, le chikungunya et le zika ne sont pas présents de façon endémique dans notre pays. Il n’y a donc aucune raison objective, à ce stade, de parler d’« alerte ».

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