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Agde - Coupures de son mais pas absence de lumières au Conseil Municipal du 27 Juillet

Avant même que la séance ne démarre, Didier Denestebe s'inquiète pour TV Agde de…

Avant même que la séance ne démarre, Didier Denestebe s’inquiète pour TV Agde de l’absence de sonorisation; cette Télévision locale ne pourra donc diffuser que des images, la capture du son par micro d’ambiance étant très aléatoire.
Monsieur le député maire se défend de vouloir empêcher le caméraman de travailler : « Ce n’est pas volontaire…je veux bien mais je ne suis pas technicien. Les techniciens sont appelés à d’autres tâches pour les festivités, c’est l’intérêt général qui prime.»
Jusque là, nous aurions eu tort de nous offusquer quand, lors de réunions publiques, notre Député maire disposait d’un micro mais « oubliait » d’en fournir un aux intervenants dans le public… C’était bien sûr pour que prime l’intérêt général.

Pour toujours plus de clarté, le député maire signale qu’en ce qui concerne l’attribution du marché de 49 millions d’€ concernant l’éclairage public, il avait reçu ” une attestation de non recours “ de la part de la préfecture.
Réponse de Régis Passerieux : « C’est un choix de l’autorité préfectorale qui ne nous empêchera pas de déférer cette délibération. »

DSP de la RVM
Délégation de service Public aux arènes

Didier Denestebe s’étonne qu’en 4 ans, en contradiction totale avec les règles de fonctionnement des Délégations de Service Public, aucun compte rendu d’activité n’ait été fourni par la société RVM délégataire de la gestion des arènes du Cap et que cette société ne figure plus à l’adresse fournie lors de la signature de contrat de la DSP.
Cela n’inquiète pas outre mesure notre Député novice : « L’ensemble de ces rapports nous a été récemment fourni … (avec 3 ans de retard pour le premier et certainement parce que la question a été soulevée par l’élu d’opposition)…
La société a changé de domiciliation, en cherchant bien vous l’auriez trouvée au Grau du Roi. »
Ben voyons, il n’y a pas à s’inquiéter, depuis l’origine de cette DSP, toute la gestion a été d’une clarté et d’une transparence exemplaire.

Un projet passé à la moulinette
Le Moulin des Eveques

Arrive alors le plat de résistance de la séance : l’achat (curieusement intitulé « vente ») en l’état de futur achèvement d’une partie du Moulin des Evêques.
Ce dossier est présenté par le néo député comme « très important pour la commune ».
Onze logements de standing seront créés par un promoteur privé au 2ème étage du bâtiment. La ville achète le 1er étage et la partie « cheminée » du rez-de-chaussée pour 1 750 000 € (évaluation des domaines = 1 600 000) dans le but d’en faire une salle polyvalente « 3 fois plus grande » que l’actuelle salle des fêtes. Le rez-de-chaussée en zone rouge inondable est réservé à la création d’emplacements de parking.
Charles Ignatoff : « A ce prix, à plus de 10 millions de francs, vous équilibrez l’opération du promoteur, c’est moins bon pour la commune. C’est bien d’être promoteur ici…Cette opération (promoteur intervenant sur un équipement public) présente un risque juridique qui vaut la peine de saisir le Préfet »
Gilles d’Ettore : « Si ça vous amuse de faire des lettres comme votre voisin de droite ou de gauche… »
Le voisin de droite et de gauche Régis Passerieux : « Si ça vous agace qu’on saisisse le Préfet, c’est votre problème… le Préfet fait ce qu’il veut, de toutes façons nous saisirons le tribunal administratif.
Le prix d’achat est le double du prix pour lequel notre municipalité avait acquis le château Laurens…Cet achat s’insère dans votre politique de vide sidéral du centre ville…Mieux vous vous portez politiquement, moins la ville se porte… »
Et là-dessus, Régis Passerieux s’attaque…à Didier Denestebe qui « s’amuse avec internet » tandis que lui s’évertue à défendre les citoyens agathois.
Gilles d’Ettore passe la parole à celui « qui vient de prendre un tacle glissé par derrière ».
Didier Denestebe dénonce alors le coût de la transaction et le fait que la ville n’ait pas préempté le bâtiment de façon à avoir les coudées franches pour son utilisation.
Réponse du député : « Comment pouvions nous préempter puisqu’il n’était pas à la vente ?… »
(Il ignore donc la notion de déclaration d’utilité publique. De plus sa propre délibération porte noir sur blanc que la société propriétaire a acheté le bâtiment. Pour qu’elle ait « acheté » il faut bien qu’il y ait eu vente)
Et il ajoute : « C’est cher, parce que le prix ressort d’une négociation. »
( !!! C’est bien ce qui lui est reproché : de ne pas avoir su ou voulu négocier)…
Sébastien Frey pour ne pas être en reste vient apporter sa pierre à l’édifice déjà brinqueballant : « Cela nous a permis de faire des logements que nous n’aurions pas pu faire dans une autre forme d’investissement. »
(C’est bien là aussi ce qui leur est reproché : avoir modifié la destination d’un bâtiment situé en zone rouge au seul profit d’un promoteur qui, au vu du croquis présenté au public, va aussi doubler la surface de son acquisition en créant sous la toiture une terrasse baptisée « étage en attique » par notre maire ).

Des fissures dans l’opposition
(aparté)

A partir de la sortie de Régis Passerieux contre Didier Denestebe, le député maire, heureux de ne jamais avoir demandé la démission du conseiller général pour absentéisme chronique, va afficher un sourire de circonstance.
On peut se poser la question de la tactique qui est celle de Régis Passerieux : Plutôt que de pratiquer la politique de la terre brulée en essayant de décrédibiliser ses partenaires pour se retrouver seul et unique représentant de l’opposition, il aurait été mieux inspiré d’être présent sur les sujets brûlants tout au long de la mandature qui vient de s’écouler.
Dix mois d’activisme forcené ne remplaceront pas 6 ans d’absence. Aujourd’hui, il est, de fait, la meilleure garantie de réélection pour Gilles d’Ettore et celui-ci ne s’y est pas trompé.
L’intelligence politique de Régis Passerieux restera toujours pour moi une énigme … J’ai bien essayé de décrypter son « message » dans la demi page qu’il a commis dans l’hebdomadaire « Marianne» de cette semaine, je n’ai toujours rien compris à sa démarche…
Mais y a-t-il quelque chose à comprendre ?

L’opposition se retrouve

Une demande d’ouverture d’enquête publique « préalable à la Déclaration d’Utilité Publique » est formulée pour le Programme de Restauration Immobilière du centre ville.
Charles Ignatoff : « Si cette opération (de rénovation) était une réussite, vous n’auriez pas besoin de DUP…Quel gâchis…La DUP est aujourd’hui fragilisée car l’expropriant est la SEBLI » (NDLR : sur le centre ville, la commune s’est dessaisie de son droit de préemption au profit de la SEBLI).
Régis Passerieux : « Il n’y a rien à dire, c’est du vent.»
Didier Denestebe : « Tout a été dit. »
D’Ettore à Passerieux : « Vous saluerez les Chinois de ma part. »
(Les mêmes qui ont fourni les pavés du Jeu de Ballon ?)

…Et la majorité fait bloc ( ?)

Suite au décès d’Henri Glomot, il faut procéder à la désignation d’un nouvel adjoint.
Gilles d’Ettore propose Monsieur Louis Bentajou qui serait le candidat unique et consensuel de la majorité.
Didier Denestebe, manière de créer l’ambiance et pour qu’un vote ait lieu, propose la candidature de Monsieur Marc Mespoulet (absent).
Enervement du chef de la majorité : « C’est grossier, nul et non avenu. Je n’accepte pas que vous proposiez M. Mespoulet. »
Qu’il apprécie ou pas, il est obligé de se soumettre.
On passe donc au vote :
Monsieur Bentajou 24 voix (élu), M. Mespoulet 2 voix, 3 bulletins blancs et … 2 voix pour Mme Thomasset qui n’était pas candidate…

Comme quoi l’unanimité n’était que de façade.

Mocky pas mort; on nous rejoue « le bénévole »

Gilles d’Ettore déclare : « … du fait d’un écrêtement depuis que je suis député…J’ai renoncé parmi mes indemnités à celles de Maire et à celles de Président de la SODEAL…Les Agathois ont un maire qui ne coûte rien… »
« L’économie » ainsi réalisée a été redistribuée aux adjoints et aux conseillers municipaux dans les limites du plafond autorisé, soit 2117 € bruts pour l’adjoint aux finances, 1717 € pour les autres adjoints y compris le 1er et 223 € pour 14 des 15 conseillers de la majorité.
Didier Denestebe fait remarquer que la décision de renoncer à une partie de ses indemnités n’est pas un choix délibéré de la part de Gilles d’Ettore.
Du fait du cumul des mandats et du dépassement du plafond légal de rétribution, ce dernier est obligé de renoncer à une partie des indemnités qu’il percevait (il lui reste entre autres les indemnités de député et de président de la communauté d’agglo).
Depuis leur désignation, les adjoints ont connu une augmentation de leur indemnisation de 31,16 %, ( les salariés n’ont pas été aussi bien traités), le deuxième adjoint « a pris le maillot jaune indemnitaire » au premier et, désormais, 14 conseillers sont rémunérés au lieu de 12 auparavant.
Les 2 nouveaux « bénéficiaires » cumulent leur indemnité de conseiller avec celle de vice présidence de l’agglo.
Réponse de Gilles d’Ettore : « …Argumentaire nauséabond…L’aspect financier ne change rien à l’ordre (de préséance)…Comparer employés et élus est encore plus nauséabond. »
Régis Passerieux trouve ce « débat bien long et assez triste », ce qui n’empêche pas Sébastien Frey de venir s’ériger en modèle de vertu : « Vous vous trompez fort sur nos motivations » et d’expliquer qu’il n’a « jamais perçu les 250 € mensuels d’augmentation » votés pour la présidence du SIVOM.
Effectivement le premier adjoint qui, jusqu’à il y a quelques mois, n’avait d’autres ressources que ses indemnités d’élu n’y attachait aucune importance, satisfait qu’il était de servir avant tout l’intérêt public.
Si bien que lorsque, en tant que président du SIVOM, il s’était fait voter la fameuse augmentation de 250 € (venant s’ajouter à l’indemnisation initiale, aux indemnités de 1er adjoint et à celles de vice-président de la SODEAL), c’était juste pour faire joli et pour pouvoir dire un jour qu’il ne l’avait pas perçue.

Faudra tirer les filets au sec !

Pour finir, Gilles d’Ettore va nous annoncer, tout fier, qu’il a été désigné comme « rapporteur national du budget de la pêche ».

Il aura « matière à travailler plus amplement » sur ce sujet. Il va défendre le « dossier d’allongement de la criée qui est quand même fort onéreux…Il a été totalement accepté par le Préfet, ce qui n’était pas chose facile car situé en zone inondable. »
Voilà donc un monsieur qui n’a aucune difficulté à construire une crèche et à laisser s’installer des logements de standing en zone inondable et qui doit faire effort pour agrandir, dans cette même zone inondable, un site dédié à la pêche.

Notre député maire ne marcherait-il pas un peu sur la tête ?

Antoine Allemand
Pour le Parti Agathois

Qui est-ce ? – Fiche TrominosCap :
http://herault-tribune.com/index_beta.php?p=p04&action=view&Ctc_Id_View=18

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