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AGDE - SETE - Réponses de Jean-Luc BOU suite à l'appel de la CGT hôpital de Sète, ainsi que celui des urgences à Agde

Des Urgences à Agde. Vite ! La réduction de l’accueil d’activités médicalisées à l’hôpital Saint-Loup d’Agde relance une polémique sous forme d’un ping-pong préélectoral entre les supporters des deux derniers gouvernements qui ont pourtant oeuvré à leur façon à la casse de l’hôpital public. Car au bout du compte, il est une évidence : tous […]

Des Urgences à Agde. Vite !

La réduction de l’accueil d’activités médicalisées à l’hôpital Saint-Loup d’Agde relance une polémique sous forme d’un ping-pong préélectoral entre les supporters des deux derniers gouvernements qui ont pourtant oeuvré à leur façon à la casse de l’hôpital public.

Car au bout du compte, il est une évidence : tous les choix faits au niveau des Hôpitaux du Bassin de Thau ont été validés par les autorités y compris au plus haut niveau.

On tente de nous expliquer que ces choix sont responsables des déficits qui justifient dans le cadre d’un troisième contrat de retour à l’équilibre financier (CREF) de réduire les activités dont celle du service d’accueil médicalisé d’Agde et de baisser les emplois, 50 cette fois ci qui s’ajoutent aux précédents pour atteindre 10% des effectifs totaux.

« Il n’y a rien à faire » déclare Gilles D’Ettore au Midi-Libre le 7 avril.

Pas d’accord du tout. Tout reste à faire et tout est possible.

J’ai envie de poser quelques questions : fallait-il renoncer au choix d’un hôpital multi sites ? Abandonner la filière gériatrique ? La psy ? Renoncer au développement du bloc opératoire ?

Les Hôpitaux du Bassin de Thau sont-ils utiles ou pas ? Un service d’urgence dans une ville comme Agde qui atteint les 200 000 habitants en été est-il nécessaire ou pas ? Un service public de santé est-il indispensable ou pas ?

Si comme moi vous répondez par l’affirmative à toutes ces questions alors, comme moi, vous exigerez une autre politique de santé publique. Si toutes ces missions sont utiles et nécessaires alors les moyens doivent être à la hauteur.

Au lieu de ça, les politiques publiques depuis 2003 vont dans le même sens : un grand écart entre les dépenses obligatoires d’un service public et la baisse des dotations. Un paiement à l’acte et une baisse autoritaire des tarifs, une baisse d’activités imposée qui ajoute du déficit au déficit. La baisse d’activité n’est pas la solution. Pas plus que le choix de développer les structures privées qui sont à vocation lucrative et qui, à terme, choisiront leurs activités et sélectionneront leur clientèle.

Une autre politique de santé est possible !

Instruire un dossier pour l’obtention d’un vrai service d’urgences à Agde est une priorité politique absolue qu’un Député se doit de porter et d’accompagner. Ce sera une des priorités de mon mandat.

« On ne soigne pas les gens avec du béton ! ». L’humain d’abord !


Tous ensembles pour la sauvegarde de l’hôpital public.

« 60 emplois menacés ! »

Ce jeudi 2 mars, j’ai apporté tout mon soutien aux personnels des hôpitaux du Bassin de Thau : Sète, Agde, Vias, Marseillan, réunis en Assemblée générale pour discuter du troisième Contrat de Retour à l’Equilibre Financier (CREF) dont ils sont victimes.

Je suis allé écouter les salariés qui, une nouvelle fois, vont être les premiers à payer la note des politiques d’austérité appliquées à la santé publique avec une nouvelle suppression de 60 emplois et une aggravation de leurs conditions de travail.

« On ne soigne pas le gens avec du béton ! »

Si personne ne remet en cause les nécessaires investissements pour garder à niveau l’outil de soins, les représentants des personnels (FO et CGT) sont unanimes à dénoncer les erreurs de la gestion passée qui ont mis à mal les finances de l’hôpital. Ce qu’ils n’acceptent pas c’est que la seule variable d’ajustement soit toujours le facteur humain et l’emploi. Or c’est bien avec des personnels qualifiés, compétents, disponibles que l’on soigne les gens et que l’on apporte aux patients toute l’attention dont ils ont besoin.

« Pour une autre politique de santé »

Au-delà de la gestion, c’est toute la politique de santé qui est à revoir. On ne peut se pas limiter à gérer le service public de santé de façon strictement comptable. La tarification à l’acte aboutit à des aberrations comme minuter strictement un soin ou un geste médical et à faire l’impasse sur tout l’aspect relationnel. La médecine ne peut pas se résumer à une succession d’actes techniques. C’est bien tout le service public de santé qui est visé. Ceci apparait d’autant plus injuste que l’Agence Régionale de la Santé (ARS) multiplie les autorisations d’ouvertures de cliniques privées sur la région.

« De l’argent il y en a ! »

C’est le constat fait par deux des intervenants qui s’irritent de l’argument financier avancé. Aux 9 milliards de déficit de la santé, ils opposent les 80 milliards de fraude fiscale, les 21 milliards de fraude patronale à la Sécurité Sociale. On est clairement face à un choix de société : partager les richesses et les mobiliser pour des services publics performants et accessibles à tous.

Parions que cette première assemblée générale ne sera pas la dernière. Rendez-vous est pris pour la journée nationale de grève et de manifestation le mardi 7 mars 2017.

(Manifestations à Montpellier à la Comédie à 10 heures 30 et à Béziers à la Bourse du Travail à 10 heures 30)

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