"Camaïeu" en liquidation judiciaire, 2 600 emplois détruits

L’enseigne de prêt-à-porter qui comptait 500 magasins dont 9 dans l’Hérault a été mise en liquidation judiciaire mercredi 28 septembre, incapable de sortir son épingle du jeu dans un secteur en crise.

© Stephane Gueston

L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Pourtant, deux ans plus tôt, Camaïeu a été repris par l’actionnaire Hermione People and Brands (HPB). Mais le verdict du tribunal de commerce de Lille est sans appel. Le redressement judiciaire prononcé le 1er août à l’encontre de l’enseigne s’est transformé en liquidation. 2 600 emplois vont être supprimés.

Une ultime tentative

Rien ne semblait joué la veille. Un plan de continuité de la dernière chance avait été présenté au tribunal. Pour sauver Camaïeu, 500 emplois allaient être supprimés. De plus, l’actionnaire s’était engagé à accroître son investissement en espérant que la Région Hauts-de-France et l’Etat lui-même apporteraient leurs contributions. L’aide demandée à l’Etat par HPB était de 48 millions d’euros. Un chiffre que Bercy a estimé irréaliste, rappelant au passage que son rôle n’était pas de remplacer des actionnaires.

Des communes de l’Hérault

Le ministre délégué à l’Industrie aurait noté le manque de solidité du plan de relance voulu par l’actionnaire. Ne pouvant engager les 70 millions d’euros nécessaires, l’Etat préfère se concentrer sur l’accompagnement des salariés. En France, plus de 500 magasins Camaïeu vont fermer. Dans le département de l’Hérault, 9 sont concernés sur les communes de Balaruc-le-Vieux, Béziers, Lunel, Montpellier, Saint-Aunès, Saint-Clément-la-Rivière, Saint-Jean-de-Védas et Sète.

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