FRONTIGNAN - Délibérations et compte rendu du Conseil Municipal du mardi 27 septembre 2016

L'AN DEUX MILLE SEIZELE 27 SEPTEMBRE A 18 HEURES 30LE CONSEIL MUNICIPAL DE CETTE…

L'AN DEUX MILLE SEIZE
LE 27 SEPTEMBRE A 18 HEURES 30

LE CONSEIL MUNICIPAL DE CETTE COMMUNE, REGULIEREIIENT CONVOQUE LE 20 SEPTEMBRE 2016, S 'ESt REUNI AU NOMBRE PRESCRIT PAR LA LOI, SALLE FRANCOIS BOUVIER DONNAT – MAISON DES ASSOCIATIONS EN SESSION ORDINAIRE DU MOIS DE SEPTEMBRE, SOUS LA PRESIDENCE DE MONSIEUR PIERRE BOULDOIRE, MAIRE.

PRESENTS : Pierre BOULDOIRE (maire) – Claudie MINGUEZ. Michel ARROUY. Mireille BERTRAND. Caroline
SUN , Olivier LAURENT, Victoria BONNET-SOLÊ, Jean-Louis BONNERIC, (adjoints) – Loïc LINARES. Claude
LEON, Gérard ARNAL, Nathalie GLAUDE. Simone TANT, Jean-Louis PATRY. Ange GRIGNON, Yannie
COQUERY, Pascale GREGOGNA. Michel SALA, Sarah MASSON, David JARDON, Renée DURANTON-
PORTELLI, Gérard PRATO, Michel VOGT, Guilaine TOUZELLIER, Philippe LOUE (conseillers municipaux).

ABSENTS EXCUSES REPRESENTES : Michel GRANIER (procuration à Pierre BOULD0lRE); Sabine
SCHURMANN (procuration à Simone TANT); Youcef EL AMRI (procuration à Caroline SUNE); Kelvine
GOUVERNAYRE (procuration à Gérard ARNAL); Max SAVY (procuration à Pascale GREGOGNA); Marie-
Ange PALAMARA (procuration à Mireille BERTRAND); Eric BRINGUIER (procuration à Jean-Louis
BONNERIC) ; Jean Claude ALQUIER (procuration à Guilaine TOUZELLIER) ; Nathalie HEMMER (procuration à
Philippe LOUE).
ABSENTE EXCUSEE : Paula LEITAO.

OBJET : Motion do soutien à la liberté de la presse

N/REF : PB/DB/YJ/FAA – N°2016-526.

M. Pierre Bouldoire propose au vote le texte d'une motion en faveur du soutien à la liberté de la presse dont il donne lecture :

«Depuis le 1er janvier 2016, selon Reporters sans frontières (RSF), 47 journalistes, nets-citoyens et collaborateurs ont été tués et 416 emprisonnés à travers le monde, parce qu'ils gênaient le pouvoir de mafias, d'o|igarques, de potentats locaux, mais aussi celui de dirigeants politiques parfois démocratiquement élus.

L'organisation internatnonale de défense de la liberté de la presse souligne que de «très nombreux dirigeants développent une forme de paranoïa contre l'exercice légitime du journalisme ››, dans « un climat général de peur ›› qui « entraine une haine croissante du débat et du pluralisme, un verrouillage des medias par des gouvernements en pleine dérive autoritaire et liberticide », ainsi que « l'emprise grandissante dïntérêts particuliers sur lïnformation dans le secteur privé ››.

Détournement du contre-espionnage et de la lutte contre le terrorisme, adoption de lois permettant une surveillance à grande échelle, augmentation des conflits d'intérêts, mainmise de plus en plus grande des autorités sur les médias publics et parfois privés, le continent européen, où la liberté de la presse est en moyenne plus respectée qu'ailleurs, suit lui-même une trajectoire très négative.

Inscrite dans la Constitution française, garantie fondamentale pour toutes les autres libertés des citoyennes et des citoyens, la liberté de la presse fait également de plus en plus l'objet d'agressions inacceptables dans notre propre pays et, plus particulièrement, dans notre région.

Partout en France, la presse nationale, écrite ou numérique, et la presse quotidienne régionale (PQR), média de proximité que nous lisons toutes et tous, nous informent gràce au difficile travail des journalistes et à leur indépendance, sur laquelle nous devons tous veiller. lls sont seuls juges des sujets, des propos et des faits qu'ils rapportent. Ils sont également libres d'exprimer leurs opinions.

En tant qu'élus de partis politiques, de gauche ou de droite mais avant tout républicains, nous avons l'obligation légale et morale de respecter cette liberté d“expression et de la soutenir. Nous n'avons pas à tenter de la museler ni de la contrôler par quelque moyen de pression que ce soit. Nous ne pouvons pas interdire aux journalistes de faire leur métier, ni surtout les menacer, voire les insulter, comme n'hesitent plus à le faire désormais quelques élus du sud de la France, de Beziers à Fréjus, en passant par Beaucaire. Le syndicat national des journalistes (SNJ), le club de la presse Languedoc-Roussillon et les rédactions, tous sont mobilisés face à cette situation.

En tant qu'eIus de Frontignan, il arrive que nous soyons brocardés par notre presse locale, qui n'a pas à nous épargner des critiques. La loi nous permet d'intenter une action en justice si nous estimons qu'une ligne a été franchie, comme elie le permet à chaque citoyenne et à chaque citoyen. Nous n'en sommes jamais arrivés là, car notre porte est toujours ouverte aux journalistes et qu'ils nous ont toujours accordé un droit de réponse.

Ce droit de réponse, régi par l'articIe 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, toutes les équipes de rédaction de notre presse locale l'accorde a tout le monde. Affirmer le contraire, c'est mentir. Prétendre être le souffre-douleur de cette presse soit disant injuste, c'est également mentir.

S'attaquer à la presse quotidienne régionale, ici M idi Libre, la Marseillaise, les Gazette de Sète et Montpellier, Thau Info et bien d'autres, plus petits ou moins organisés, en supprimant la publication des annonces légales ou les abonnements dans les médiathèques, en ne leur envoyant plus de communiqués de presse, ni même les états-civils, en ne les invitant plus aux conférences de presse, voire en les « débarquant ›› manu militari de rendez-vous publics, en jetant le doute sur leur probité à travers d'autres médias sous la coupe ou par l'intermediaire d'une campagne d'affichage abjecte, en les menaçant directement par téléphone ou sur Internet, c'est s'attaquer à la démocratie et aux libertés individuelles. Cette stratégie est connue et on sait où conduisent les chemins de censure. De la plus installée des démocraties à la pire des dictatures, la liste est longue des strangulations financières, des procédés infâmes, des agressions verbales, des violences physiques, des meurtres et des attentats contre la presse, les journalistes, les net-citoyens, les lanœurs d'alerte et la liberté d'expression de syndicalistes, de militants, de défenseurs des droits de l'Homme.

A Frontignan, nous n'avons rien à cacher. Les professionnels de lïnformation oomme tous les habitants ont le droit de savoir et de s'exprimer. Nous n'avons aucun problème avec la vérité.

De Montaigne à Camus, depuis plus de cinq siècles, de nombreuses voix se sont relayées en France pour défendre la liberté d'expression. A chaque période difficiie de notre histoire, la censure a menacé cette liberté. Mais, n'en déplaise à certains, en France, et surtout après l'attentat contre Charlie Hebdo ou après la disparition économique de plusieurs titres, la presse a le droit de dire, d'ecrire, de dénoncer et même de se
moquer.

Constatant que la liberté de la presse régresse à travers le monde et qu'e|le est de plus en plus menacée en France et plus particulièrement dans notre région, M. Pierre Bouldoire propose au conseil municipal de voter une motion pour la soutenir et pour défendre le journalisme et les journalistes contre toute forme d'agression. ››

LE CONSEIL MUNICIPAL,
LE RAPPORTEUR ENTENDU,
APRES EN AVOIR DELIBERE

ADOPTE le texte de la motion proposée

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